Si le gigantesque incendie de l'usine Lubrizol de Rouen n'a pas fait de victime directe, d'aucuns se demandent désormais quels risques sanitaires celui-ci pourrait engendrer. Plusieurs internautes publient des images de pluie gorgée de suie.
Incendie
© Inconnu
L'incendie de Rouen
Si l'incendie était maîtrisé ce 26 septembre à la mi-journée, des craintes se font désormais entendre sur les risques sanitaires que pourrait entraîner cet incendie.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a assuré que grâce à « la manœuvre qui a consisté à déplacer les produits les plus dangereux », le risque de « sur-accident » est écarté alors que d'autres usines se trouvent dans cette zone industrielle située à trois kilomètres du centre-ville.

L'usine Lubrizol, classée seuil haut Seveso, où travaillent environ 400 employés, fabrique et commercialise des additifs qui servent à enrichir les huiles, les carburants ou les peintures industriels.


Le panache de fumée, de 22 km de long et six de large, « porte en soi un certain nombre de produits qui peuvent être dangereux pour la santé », a ajouté le ministre, qui a toutefois précisé qu'il n'y avait pas de « dangerosité particulière » selon les premières analyses.


Commentaire : Si on cesse de respirer, Monsieur Castaner, ce n'est assurément plus dangereux.



De nombreux établissements accueillant du public sont fermés, comme les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) et les crèches à Rouen rive droite, ainsi que dans douze autres communes avoisinantes, a précisé la préfecture. Les maisons de retraites font l'objet d'une mesure de confinement, selon la même source.


Commentaire : Pourtant, Monsieur Castaner a dit que ce n'était pas dangereux.





Commentaire : Ce n'est pas dangereux a dit le politicien. Mais boire de l'eau ?



Le préfet de Normandie Pierre-André Durand a évoqué un « risque de pollution » de la Seine « par débordement des bassins de rétention ». Christophe Castaner a lui annoncé la mise en place du plan Polmar pour contrer les risques de pollution du fleuve.

L'odeur jusqu'en Picardie

Sur Twitter, le ministère de l'Intérieur, « par mesure de précaution », conseille « d'éviter les déplacements non indispensables dans l'agglomération de Rouen ».





A Préaux, au nord de Rouen, « il y avait chez moi des suies sur les allées, les dallages et les voitures », a relaté à l'AFP Jean-Claude Bleuzen, adjoint au maire.

L'odeur de la pollution se faisait sentir jusque dans le Nord et en Picardie, ont indiqué les préfectures de la Somme et de l'Aisne dans un communiqué.



« A Rouen, il pleut de l'essence », écrit cet autre internaute qui publie une vidéo d'illustration.

Plusieurs internautes ont publié des images d'une pluie noire qui s'est déversée sur la ville.


La CGT demande « la transparence complète sur les risques encourus »

La CGT a de son côté demandé dans un communiqué la « transparence complète sur les risques encourus ».

Le syndicat demande notamment « la communication de la liste des produits présents sur la partie du site en feu ainsi que l'ensemble des études toxicologiques sur ces mêmes produits », « la communication immédiate sur le site internet de la préfecture des résultats d'analyse effectués et leur mise à jour au fil de l'eau », ainsi que « la transparence sur les raisons de ce nouvel incendie ».
« Nous savons d'expérience qu'il est impossible de faire confiance à cette communication étatique qui se veut rassurante. »

« Nous savons d'expérience qu'il est impossible de faire confiance à cette communication étatique qui se veut rassurante. », écrit le syndicat. La CGT rappelle un précédent incident en 2013 sur le même site industriel pour lequel Lubrizol avait été condamné à une « simple amende de 4 000 euros », insuffisamment dissuasive, selon le syndicat, « pour que cette multinationale prenne les mesures permettant de garantir un niveau de sécurité suffisant ».