
« Des confrères sont morts »
« Afin de ne faire prendre aucun risque à nos concitoyens, il nous apparaît plus raisonnable de pratiquer cet essai sur une population capable d'en comprendre les risques », estime la CARMF. Thierry Lardenois pense ainsi pouvoir mettre fin à la polémique : « Cette démarche est la seule capable de mettre fin à la polémique tout en assurant une sécurité optimale. Des confrères sont morts. Par cette initiative, je veux sauver leur peau et celle de leurs patients. » Il se défend aussi de faire le jeu du très critiqué infectiologue marseillais : « Il n'est pas mon gourou. Je ne le connais pas et ne suis pas sensible aux personnalités individuelles. » Mais son vécu professionnel le pousse à croire que sa méthode puisse être efficace.
« Blocage politique »
Le président de la CARMF regrette surtout « qu'aucune étude ne prenne en compte de façon indépendante l'association hydrochloroquine/azhithromycine à la phase précoce de la maladie, la seule où elle pourrait présenter une efficacité en freinant et bloquant la réplication virale et donc l'effet cytopathogène du virus ». Le praticien dit n'avoir reçu pour l'heure qu'une seule opposition à son projet alors qu'il y a 180 000 médecins libéraux en France : « Je ne comprends pas le blocage politique. »
Si le gouvernement venait à donner son accord, le protocole a déjà été imaginé par la CARMF. Les médecins volontaires seraient hospitalisés 48 heures dans des centres hospitaliers désignés, « de façon à s'assurer de l'absence de contre-indications et d'effet adverse précoce ». Le suivi se ferait ensuite en audio conférence journalière, un contrôle bioclinique étant physiquement proposé en structure de soins au dixième jour. Dans son premier courrier du 24 mars, Thierry Lardenois avait déjà demandé au ministre d'autoriser les médecins à utiliser pour eux-mêmes de l'hydroxychloriquine et leur redonner à titre personnel l'accès au Plaquenil. En vain aussi.



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