Didier Raoult était ce jeudi soir ( 01/05) l'invité exceptionnel de BFM TV. Le médecin marseillais qui suscite la controverse depuis le début de la crise avec son traitement à la chloroquine a répondu aux questions d'Apolline de Malherbe pendant près d'une heure.
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© AFP
Didier Raoult
L'infectiologue s'est d'abord défendu : "Il n'y a pas beaucoup de médicaments qui révolutionnent l'espérance de vie, moi, je suis un vrai scientifique". Même s'il reconnaît que "tout est toujours très difficile à prouver", le médecin a défendu sur le plateau une nouvelle fois son traitement grâce auquel il y a selon lui "trois fois moins de morts".

Didier Raoult s'est ensuite dit "impressionné" par l'organisation des Chinois et refuse de penser que ces derniers "mentent sur le nombre de morts". Au sujet d'Emmanuel Macron, il reconnaît un "homme intelligent". "Il a eu raison de venir me voir. C'était très bien, ça permettait d'exposer les données que j'avais. On était content de communiquer des données : le risque chez les enfants, la stratégie de la courbe... Je pense que la décision politique est au moins aussi compliquée que le fait de comprendre les épidémies. Le métier de politique est difficile, complexe", a-t-il confié.

"Je ne suis pas seul contre tous"

L'énigmatique professeur est déjà un peu moins tendre avec le conseil scientifique : "Ce n'était pas mon écosystème. Je ne suis pas du tout seul contre tous. Je n'ai pas de problème vis-à-vis des autorités. Je rapporte les données que j'ai. Les maladies infectieuses, il faut les traiter. Je ne rentre pas dans la folie terrifiante. La plupart des épidémies ont la forme d'une cloche. On a l'impression que les choses sont en train de se calmer. Je suis plus attentif à d'éventuelles séquelles de cette maladie."

Par ailleurs, interrogé au sujet d'une éventuelle seconde vague, le médecin s'est montré très sceptique. Pire, pour lui, ce scénario relève de la science-fiction. "C'est une espèce de fantaisie. C'est de la science-fiction. Je ne vois pas pourquoi il y en aurait dans ce cas. La grippe espagnole, c'est le grand Guignol qui sert à faire peur. L'histoire ne se répète pas", a-t-il maintenu.