La lutte pour l'égalité raciale s'invite donc maintenant jusqu'à la faculté. Le 6 juin, des étudiants de l'Université de Californie appartenant à un groupe se définissant comme « non Noirs, mais alliés » avaient commencé par demander à leurs professeurs d'annuler ou de reporter les examens de fin d'année pour les élèves issus des « minorités ».
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© Alex Segura/EFE/SIPA
Des manifestations à l'Université de Californie à Los Angeles
Une demande à laquelle Gordon Klein, professeur de comptabilité, a immédiatement répondu par la négative, argumentant dans un mail qu'il ne pouvait pas « identifier » ses élèves en fonction de leur race. Mais le groupe à l'origine de la demande n'a pas souhaité en rester là... Dénonçant le ton « moqueur » du professeur, ses membres ont lancé une pétition demandant purement et simplement l'éviction de celui-ci.

Trois semaines de suspension

Quelques jours plus tard, les exigences des étudiants sont montées d'un cran : ils demandent à Gordon Klein d'adapter sa notation pour les étudiants Noirs du cours de comptabilité, et de reculer les dates limite d'envoi de certains travaux.

Réponse toujours négative du professeur mais cette fois la polémique a enflé, la pétition, largement relayée sur les réseaux sociaux, est montée jusqu'à 20.000 signatures et a eu l'effet escompté : selon le Figaro, Gordon Klein a été suspendu jusqu'au 25 juin par l'école de management de l'Université.

Et cela pourrait ne pas s'arrêter là, puisque la hiérarchie aurait prévu d'utiliser ces trois semaines de suspension pour statuer du sort définitif de son employé. Sachant que l'auteur de la pétition demande que le professeur soit « complètement démis de ses fonctions », on peut s'inquiéter pour son futur professionnel. En attendant, le domicile de Gordon Klein aurait par ailleurs été placé sous protection suite à de sérieuses menaces.