L'annonce de l'AP-HP faite il y cinq jours nous apprenait que le Professeur Perronne a été démis de ses fonctions de Chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Raymond Poincaré à Garches pour des propos jugés « indignes de la fonction ». Mais pour le médecin, il s'agit d'une « décision politique et non médicale ».
Rassemblement soutien Pr Perronne Garches
© Twitter - @LuciePinto16
Un rassemblement de soutien a eu lieu ce mardi 22 décembre 2020 devant l'hôpital Raymond Poincaré à Garches. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes.
« Nous vivons depuis dix mois un cauchemar. Nous rentrons en dictature sanitaire. L'assemblée nationale a un projet de loi pour supprimer toutes les libertés. Si vous n'êtes pas vaccinés, vous serez des citoyens de seconde zone. Il faut réagir. »
Comme nous l'avons écrit dans notre article « Alain Fischer — Mais qui est donc « Monsieur vaccin » ? :
« Il est fort probable qu'en ces temps de « chasse aux sorcières », ce débarquement soit une conséquence des propos du Professeur Perronne, notamment pour avoir participé au film Hold-Up, sorti le 11 novembre. Ce documentaire dénonce les « manipulations » cachées de l'épidémie de Covid-19. Le Professeur Perronne avait en juin dressé un réquisitoire contre les responsables de la gestion de la crise sanitaire dans un livre Y a-t-il une erreur qu'ils n'ont pas commise ?, publié aux Éditions Albin Michel. Son livre s'est à ce jour vendu à plus de 100 000 exemplaires. Après cette digression, revenons à « Monsieur Vaccin ». »
Plainte de l'ordre des médecins

Au cours de sa prise de parole, le Professeur a assuré que « la Covid c'est un virus qui maintenant n'est plus très dangereux sauf pour des personnes à risques. On a plein de traitements qui marchent presque à 100 % », vantant les mérites de l'hydroxycloroquine notamment. « On refuse les traitements qui marchent et qui sont démontrés », s'est-il emporté sous les vivats de ses soutiens, parmi lesquels plusieurs membres de l'hôpital.


Lundi dernier, les Professeurs Raoult et Perronne, ainsi que quatre autres confrères, ont été visés par une plainte de l'Ordre des médecins.

Par ailleurs, le Syndicat national des Médecins hospitaliers se dit « très inquiet » et demande la levée de la sanction contre le Professeur Christian Perronne.