« On revient enfin à la prudence ! Les médecins ne sont pas là pour faire les Jeux Olympiques de la vaccination. Ils sont là pour peser la balance bénéfice/risque intelligemment. On a 0,6 pour cent d'effets indésirables sur le vaccin AstraZeneca et on a 0,16 pour cent d'effets indésirables graves [...] Le vaccin AstraZeneca est un mauvais vaccin. [...] Les gens qui voudront se faire vacciner avec AstraZeneca doivent être au courant, c'est tout. »
Aujourd'hui, un total de 15 pays de l'Union européenne ont suspendu totalement ou partiellement la vaccination avec AstraZeneca, auxquels s'ajoutent dans le monde la Thaïlande, qui a reporté le début de sa campagne vaccinale avec ce même vaccin, et la République démocratique du Congo qui a fait de même. Le devenir de sa future utilisation est suspendu à la décision de Agence européenne des Médicaments qui sera rendue jeudi 18 mars.
En France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a affirmé ce mardi 16 mars devant l'Assemblée :
« Je souhaite ardemment que nous puissions reprendre le plus vite et le plus tôt possible la campagne vaccinale avec AstraZeneca. »Ce même jour devant l'Assemblée, le Premier ministre, Jean Castex, a estimé que le pays est entré dans « une forme de troisième vague » de l'épidémie, « caractérisée par des variants nombreux » et que la vaccination est « au premier rang de la stratégie » pour tenter de l'endiguer.
Soit c'est une vague, soit ce n'est pas une vague, parce que « une forme de vague », je ne sais pas vous, mais moi je ne connais pas.
De son côté, Emer Cooke, la directrice de l'Agence européenne des médicaments, a affirmé lors de sa conférence de presse en début d'après-midi, conférence qui portait sur les liens entre l'injection du vaccin anglo-suédois contre le Covid-19 et les cas de thrombose détectés en Europe, que « les avantages du vaccin contre le coronavirus d'AstraZeneca restent supérieurs aux risques qu'il implique. »
Et d'ajouter :
« Nous sommes toujours fermement convaincus que les avantages du vaccin AstraZeneca dans la prévention du Covid-19, avec son risque associé d'hospitalisation et de décès, l'emportent sur le risque de ses effets secondaires. »Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé a annoncé que pour étudier la sûreté du vaccin AstraZeneca, le groupe consultatif d'experts sur la vaccination de l'OMS se réuni aussi aujourd'hui — mardi 16 mars — pour discuter du vaccin développé par le laboratoire suédo-britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford.
Notez qu'ils vont discuter, cela n'a a priori pas grand chose à voir avec l'examen des nombreuses données disponibles...
Et pendant ce temps-là...
« Quatre États membres de l'Union européenne (l'Allemagne, l'Espagne, la France et l'Italie) ont signé un accord avec la Russie pour se fournir en vaccin Spoutnik V, défiant ainsi les Anglo-Saxons. »Les « vagues » qui se succèdent sont des vagues de peur et de répression, des vagues d'inhibition transmarginale et de propagande qui menacent de s'échouer avec fracas sur le rivage de l'humanité.




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