M. François Legault,

Premier Ministre du Québec

le 3 avril, 2021

Cher M. Legault,

Je vous écris concernant la décision de votre gouvernement d'envisager un reconfinement afin de protéger les Québécois contre la pandémie.

Cette lettre aborde la question d'estimation des décès attribués au Covid-19.
covid québec
En date du 16 avril 2020: une directive du Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec relative à l'identification de la cause du décès, fut émise :
« si la cause présumée du décès est la Covid-19 (avec ou sans test positif) une autopsie doit être évitée [emphase dans le document du Ministère ] et le décès doit être attribué à la Covid-19 comme cause probable de mortalité. De plus les décès dont la cause probable est la Covid-19, sont considérés comme naturels, et ne font pas l'objet d'un avis au coroner. »
Voici ci-dessous le texte de la directive envoyée aux responsables des Grappes OPTILAB (les codirecteurs clinico-administratifs et médicaux). (Les Grappes - OPTILAB, laboratoires de biologie médicale) :

lettre covid québec
lettre covid québec 2
La directive fut émise le 16 avril 2020. Et cinq jours plus tard, lundi le 21 avril 2020, le ministère de la Santé rapporte que le Covid-19 est dors et déjà (pour le mois d'avril): « ... la principale cause de décès au Québec [44,9 %] devançant la moyenne quotidienne de morts attribuables aux cancers et aux maladies cardiaques. »

En date du 21 avril, 2020, à votre conférence de presse vous avez fait état d'une montée en flèche des décès attribués au Covid-19, et que cette mortalité était essentiellement concentrée dans les résidences pour les aînés.

Et voici ci-dessous le relevé de la mortalité (quotidienne) au Québec correspondant à la semaine du 12 au 18 avril, 2020 mesurée selon les critères émis par le Ministère de la santé et des services sociaux.

moyenne décès québec
Est-ce que cette montée subite des décès attribuée au Covid est le résultat de la dite pandémie meurtrière? Ou était-ce le résultat des directives du Ministère de la Santé et des Services sociaux basées sur des critères contradictoires ? Voir ci-dessous :
  • cas « présumé » du Covid,
  • « avec ou sans test positif »,
  • cause « probable » de mortalité,
  • « autopsie doit être évitée » dans un cas de Covid-19,
  • « décès dont la cause probable est le Covid-19, sont considérés comme naturels, et ne font pas l'objet d'un avis au coroner ».
Il n'est même pas nécessaire d'exiger la « cause confirmée positive » (test RT-PCR) pour établir si le décès est causé par le virus. Le Covid-19 « cause présumée » (qui ne prouve absolument rien) suffit.

Je devrais également mentionner que cette directive ne permet pas de comptabiliser les comorbidités. Et si la famille de la personne décédée n'accepte pas la catégorisation Covid-19 (qui n'exige pas le test PCR), les procédures de demande d'autopsie sont complexes (quasiment impossibles, deux hôpitaux pour l'ensemble du Québec).

Il n y avait aucun cas de décès (attribuable au Covid) au Québec avant la mi-mars 2020. Et tout d'un coup en avril les chiffres de décès associés au Covid-19 prennent l'envol pour devenir en avril 2020 la principale cause de mortalité au Québec.

Aujourd'hui, le Covid-19 est catégorisée comme étant la troisième cause de mortalité. Cette catégorisation a également servi à fausser les causes des décès dans les CHSLD. Ce n'est pas le virus qui a provoqué « une véritable hécatombe dans les CHSLD ». Bien au contraire.

À ce que je sache, les directives erronées du ministère de la Santé émises en avril 2020 sont encore en vigueur.

Début avril 2021 : plus de 10 600 cas de mortalité au Québec sont assignés de manière erronée au Covid-19.

Inévitablement, les statistiques de la mortalité associée au Covid ainsi que les nombreux reportages par les médias contribuent à alimenter la campagne de la peur.

Le Confinement

Ces chiffres sur les décès relatifs au Covid, sont utilisés par le ministère de la Santé et le gouvernement afin de justifier les mesures draconiennes imposées aux Québécois incluant le confinement, le couvre feu, le port du masque, la distance sociale, la fermeture des écoles, collèges et universités ainsi que la fermeture partielle de l'économie nationale, ce qui inévitablement mène à précipiter la banqueroute de la petite et moyenne entreprise dans toutes les régions du Québec.

Le reconfinement n'est pas une solution, bien au contraire. On ne résout pas une crise de santé publique en fermant des pans entiers de l'économie nationale. La solution préconisée par le gouvernement mène non seulement au chômage et à l'appauvrissement des Québécois, mais également à une crise fiscale et un processus d'endettement sans précédent de l'État québécois.

Par ailleurs, il s'agirait pour le gouvernement de rassurer le peuple Québécois. La campagne de peur n'a pas lieu d'être. Rarement mentionné par les médias, le Sras-CoV-2 n'est pas un « virus meurtrier ». Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS):
« La plupart des personnes infectées par le virus responsable du Covid-19 présenteront une maladie respiratoire d'intensité légère à modérée et se rétabliront sans avoir besoin d'un traitement particulier. Les personnes âgées et celles qui ont d'autres problèmes de santé, tels qu'une maladie cardiovasculaire, un diabète, une maladie respiratoire chronique ou un cancer, ont plus de risques de présenter une forme grave. »
Le vaccin ne constitut pas une solution afin de rétablir la dite « normalité ». Il n'est pas requis pour les personnes souffrant d'une « maladie respiratoire d'intensité légère ».

Par ailleurs, les vaccins à ARN [mRNA] sont encore au stade « expérimental ». Dans l'Union européenne (EU), on a enregistré sur une période de moins de trois mois (du 27 décembre 2020 - 13 mars 2021) 3 964 décès et 162 610 blessures. (Voir les rapports d'Eudra Vigilance)

Est ce qu'il s'agit véritablement d'une troisième vague?

Les estimations sont trompeuses. A ce titre, il s'agirait pour le gouvernement du Québec de faire une analyse sur la méthodologie du test RT-PCR (appliqué à Sras-CoV-2) afin d'évaluer la fiabilité des estimations des cas de covid-19 positifs. Voir le rectificatif de l'OMS (ci-dessous)

Mea culpa de l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a remis en cause (en date du 20 janvier, 2021) sa propre directive relative au test RT-PCR qui fut proposée (par l'OMS) en janvier 2020, approuvé et appliqué par les gouvernements des États membres de l'OMS.

La question litigieuse concerne le nombre de cycles du seuil d'amplification (Ct).

L'OMS en date de janvier 2021 se rétracte et demande maintenant aux gouvernements de répéter le test si les normes (seuil) d'amplification (Ct) ont été appliqués à 35 cycles ou au dessus : > 35 cycles:
« Le document d'orientation de l'OMS sur les Tests diagnostiques pour le dépistage du Sras-CoV-2 souligne que les résultats faiblement positifs doivent être interprétés avec prudence (1). La valeur de cycle seuil (Ct) nécessaire pour détecter le virus est inversement proportionnelle à la charge virale du patient. Lorsque les résultats du test ne correspondent pas au tableau clinique, il convient de prélever un nouvel échantillon et de répéter le test en utilisant une méthode d'amplification des acides nucléiques identique ou différente. » (OMS, 20 janvier 2021)
L'OMS rappelle aux utilisateurs de DIV que la prévalence d'une maladie altère la valeur prédictive des résultats de test ; à mesure que la prévalence diminue, le risque de faux positifs augmente(2). Cela signifie que la probabilité qu'une personne ayant obtenu un résultat positif (Sras-CoV-2 détecté) soit réellement infectée par le Sras-CoV-2 diminue à mesure que la prévalence diminue, quelle que soit la spécificité déclarée du test. (emphase ajoutée par l'auteur). »

Estimations erronées

Ce n'est pas une question de « faibles positifs » ou de « risque de faux positifs ». L'enjeu relève au point de départ en janvier 2020 de la mise en application par l'OMS d'une méthodologie trompeuse et erronée qui conduit à des estimations qui n'ont aucune base scientifique.

Répéter le test ?

Alors que la mise en œuvre de cette recommandation de l'OMS de « Retester » est (dans la pratique) une impossibilité, il n'en reste pas moins que les résultats du test PCR établis (depuis février 2020) selon les critères erronés recommandés par l'OMS (en date de janvier 2020) ne sont tout simplement pas valides.

Selon l'avis scientifique de Pieter Borger et al. :
« Si quelqu'un est testé par PCR positif lorsqu'un seuil de 35 cycles ou plus est utilisé (comme cela est le cas dans la plupart des laboratoires en Europe et aux États-Unis), la probabilité que cette personne est infectée est inférieure à 3 % , la probabilité que ledit résultat est un faux positif est de 97 % (Pieter Borger, Bobby Rajesh Malhotra, Michael Yeadon, Clare Craig, Kevin McKernan, et al, Critique of Drosten Study )
Je suis à votre disposition pour des clarifications éventuelles,

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de mes meilleurs sentiments,

Michel Chossudovsky

Directeur,
Centre de recherche sur la mondialisation (CRM),
Montréal

crgeditor@yahoo.com

Professeur titulaire de science économique (émérite),
Université d'Ottawa, Ottawa

Notes :

Texte de l'OMS

- AVIS DE L'OMS À L'ATTENTION DES UTILISATEURS DE TESTS DE DIAGNOSTIC IN VITRO 2020/05

- Tests d'amplification des acides nucléiques basés sur la méthode PCR (amplification en chaîne par polymérase) pour la détection du SARS-CoV-2

Mon article à ce sujet intitulé :

- L'OMS confirme que le test Covid-19 PCR est invalide, les estimations des « cas positifs » sont sans fondement. Le confinement n'a aucune base scientifique. Michel Chossudovsky

L'analyse de la mortalité liée au Covid :

- Québec: La falsification des données sur la mortalité attribuable à la Covid-19, Michel Chossudovsky

Le texte de mon E-Livre (10 chapitres)

- The 2020 Worldwide Corona Crisis: Destroying Civil Society, Engineered Economic Depression, Global Coup d'État and the « Great Reset », Michel Chossudovsky