Cher éditeur,

J'ai reçu plus de vaccins dans ma vie que la plupart des gens et j'ai une grande expérience personnelle et professionnelle de cette pandémie, ayant pendant les deux premières vagues géré un service et toutes les contingences qui en découlent.
vaccin Janssen
© Shannon Stapleton - File Photo, Reuters
Boîtes de « vaccins » anti-Covid-19 de Johnson & Johnson au Northwell Health's South Shore University Hospital à Bay Shore, New York, le 3 mars 2021
Néanmoins, ce qui me préoccupe actuellement, c'est l'incapacité à rendre compte de la réalité de la morbidité causée par notre programme de vaccination actuel effectué au sein du service médical et de son personnel. La quantité de pathologies développées après la vaccination est sans précédent, le personnel développe de graves pathologies et certains présentent des symptômes neurologiques, ce qui entraîne un impact considérable sur le fonctionnement des services de santé. Même les jeunes et les personnes en bonne santé sont absents pendant des jours, voire des semaines, et certains nécessitent un traitement médical. Parce qu'elles se sont fait vacciner ensemble, des équipes entières ont été mises en congé maladie.

Lorsqu'il s'agit de protéger notre personnel et la santé publique, la vaccination obligatoire s'avère ici stupide, non éthique et irresponsable. Nous sommes dans une phase de vaccination volontaire, et nous encourageons le personnel médical à prendre un produit non homologué qui a un impact sur leur santé immédiate, et j'ai une expérience directe de cas où le personnel a contracté le Covid APRÈS la vaccination et l'a probablement transmis. En fait, il est clairement indiqué que ces produits vaccinaux n'offrent pas d'immunité et n'empêchent pas la transmission. Dans ce cas, pourquoi le faisons-nous ? Il n'existe aucune donnée longitudinale [sur le long terme - NdT] sur leur innocuité (au mieux, quelques mois d'essais) et ces produits ne font l'objet que d'une autorisation d'urgence. Qu'est-ce qui nous dit qu'il n'existe pas d'effets indésirables longitudinaux auxquels nous pourrions être confrontés et qui pourraient mettre en danger l'ensemble du secteur de la santé ?

La grippe est une cause de mortalité annuelle majeure, elle inonde le système de santé, elle tue les jeunes, les personnes âgées et les personnes souffrant de comorbidité, et pourtant les gens peuvent choisir de recevoir ou non ce vaccin (qui existe depuis longtemps). Et on peut énumérer un grand nombre d'autres exemples de vaccins qui ne sont pas obligatoires et qui protègent pourtant contre des maladies plus graves.

La coercition et l'imposition de traitements médicaux à notre personnel, aux membres du public, en particulier lorsque les traitements sont encore en phase expérimentale, relèvent résolument d'une dystopie totalitaire nazie et sont très éloignées de nos valeurs éthiques en tant que gardiens de la santé.

Moi et toute ma famille avons eu le Covid. Ainsi que la plupart de mes amis, parents et collègues. J'ai récemment perdu un membre de ma famille, relativement jeune qui présentait une comorbidité, qui est décédé des suites d'une insuffisance cardiaque résultant de la pneumonie causée par le Covid. Malgré cela, je ne me rabaisserais jamais à accepter que nous abandonnions nos principes libéraux et la position internationale sur la souveraineté corporelle, le choix libre et éclairé et les droits de l'homme, et que nous soutenions une coercition sans précédent des professionnels, des patients et des personnes pour qu'ils reçoivent des traitements expérimentaux dont les données de fiabilité sont limitées. Cette situation et les politiques qui l'accompagnent représentent un danger plus grand pour notre société que tout ce à quoi nous avons été confrontés l'année dernière.

Qu'est-il arrivé à « mon corps, mon choix » ? Qu'est-il advenu du débat scientifique et ouvert ? Si je ne prescris pas d'antibiotique à un patient qui n'en a pas besoin car il est en bonne santé, suis-je un anti-antibiotique ? Est-ce que je nie l'avantage des antibiotiques ? N'est-il pas temps que les gens réfléchissent vraiment à ce qui nous arrive et où tout cela nous mène ?


Source de l'article initialement publié en anglais le 2 avril 2021 : The British Medical Journal
Traduction : Sott.net