L'armée canadienne et la Croix-Rouge enverront des équipes en Ontario afin de participer à la lutte contre la troisième vague de la pandémie. Début du widget Twitter. Passer le widget?Fin du widget Twitter. Retour au début du widget? L'Ontario en a fait la demande formelle lundi matin, avait confirmé le bureau de la solliciteuse générale, Sylvia Jones, par courriel.

© Peter J. Thompson/National Post/File
"Nous avons demandé l'aide [en ressources humaines], dont beaucoup résident, par exemple, au sein des Forces armées canadiennes et des organisations de la Croix-Rouge canadienne. En plus des ressources humaines en matière de santé, nous demandons un soutien logistique et opérationnel afin d'augmenter notre réponse à COVID-19," peut-on y lire.
En point de presse, Mme Jones a offert des précisions. Ce que nous recherchons, ce sont des infirmières très spécialisées qui peuvent aider aux soins intensifs et du personnel médical qui peut aider nos hôpitaux qui connaissent des augmentations inquiétantes des cas de COVID-19, a-t-elle déclaré.
En fin d'après-midi lundi, le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile du gouvernement fédéral, Bill Blair, a confirmé que la demande avait été acceptée.
"Nous avons approuvé une demande d'assistance de l'Ontario pour fournir un soutien à leur système de santé provincial dans leur lutte contre la COVID-19. [Les Forces armées canadiennes fourniront] des ressources médicales et du personnel civil pour déploiement au sein des établissements de soins en Ontario, ainsi qu'un soutien logistique et administratif," peut-on lire sur la page Twitter du ministre Blair.
La Croix-Rouge et Santé Canada participeront également à l'aide apportée à la province, selon M. Blair.
Selon une source de
CBC News au fait du dossier, les Forces armées canadiennes déploieront trois équipes d'assistance médicale dans les établissements de soins de santé de l'Ontario, principalement dans la région du Grand Toronto.
Ces équipes comprennent de 10 à 12 personnes.
Les Forces armées seront aussi appelées à gérer le déplacement de personnel médical qui se rendra d'une province à l'autre afin d'aider l'Ontario à gérer la crise, toujours selon la même source.
Les soins intensifs sous pressionLe bureau du premier ministre Doug Ford a récemment refusé l'aide de la Croix-Rouge en lien avec la gestion de la campagne de vaccination. L'Ontario n'avait pas besoin de la Croix-Rouge [...] pour l'administration des vaccins en Ontario. Nous n'avons pas de problème de capacité, nous avons un problème d'approvisionnement,
avait-on alors déclaré.
Depuis, cependant, la situation dans les hôpitaux s'est dégradée.
Le gouvernement fédéral s'est impliqué et a
demandé l'aide des autres provinces pour alléger la pression que subit le système de santé ontarien.
Selon le ministère de la Santé,
877 personnes atteintes de la COVID-19 sont traitées dans des unités de soins intensifs des hôpitaux de la province, soit deux fois plus qu'au début du mois d'avril.
Selon les Services ontariens des soins aux malades en phase critique, un organisme gouvernemental qui compile quotidiennement un rapport pour les hôpitaux et les organismes de santé, 59 patients ont été admis aux soins intensifs dans la seule journée de dimanche. Anthony Dale, président de l'Association des hôpitaux de l'Ontario, a déclaré qu'au total, 1415 patients atteints de la COVID-19 ont été envoyés aux soins intensifs ce mois-ci jusqu'à présent.
Parmi ceux aux soins intensifs, 605 patients sont sous respirateur - près du double du nombre observé au sommet de la deuxième vague en janvier.
Commentaire : Il convient de noter que les pays occidentaux ont affirmé avoir été "submergés" par le coronavirus, bien que les hôpitaux aient enregistré moins d'admissions que les années précédentes. Il est devenu évident que ces établissements avaient du mal à faire face à la situation avant l'apparition du coronavirus, et la situation s'est présentée à de nombreuses reprises avec des restrictions supprimant des lits et un éloignement limitant la capacité, ainsi que des membres du personnel contraints de s'isoler chez eux pendant des semaines parce que, alors qu'ils étaient en bonne santé, le système de test peu fiable les enregistrait comme positifs au coronavirus.
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