
Certains d'entre eux - une quinzaine, selon un militant - ont été interpellés par les forces de l'ordre, mardi matin, alors qu'ils occupaient le lieu d'atterrissage de l'hélicoptère présidentiel. Mardi midi, après une garde à vue, certains ont été relâchés.
Les arrestations semblent s'être déroulées dans le calme. Les militants ont été conduits à la gendarmerie d'Anduze (Gard), où un début de rassemblement de soutien avait lieu. Sur Internet, l'information, révélée par le site Owni, a rapidement circulé et a été reprise par des responsables politiques, comme les eurodéputés écologistes José Bové et Michèle Rivasi.
"Nous étions une quinzaine à avoir décidé de dormir sur le terrain de football de Mialet, raconte Gilles Quiniou, membre d'un collectif anti-gaz de schiste dans le Gard. L'ambiance était festive, des gendarmes passaient régulièrement pendant la nuit avec leurs lampes torches, j'imagine qu'ils voulaient vérifier qu'il n'y avait pas de dégradation. Certains dans notre groupe ont proposé de faire un feu mais nous voulions justement ne rien abîmer dans le stade car nous savions que nous serions délogés le lendemain."
Contactées par Le Monde.fr, les gendarmeries d'Anduze et d'Alès n'ont pas pu donner de détails.
"C'ÉTAIT IMPRESSIONNANT"
Mais l'heure d'arrivée du président de la République approchant, l'atmosphère a changé, raconte ce militant. "Au petit matin, des gendarmes étaient alignés au bord du terrain, comme pour une battue. Ils avaient des gilets pare-balles, c'était impressionnant. Des hommes en costume et cravate, probablement du service de sécurité de la présidence, se sont approchés et ont donné le signal. On a tous été interpellés", poursuit Gilles Quiniou. Ce dernier précise que le motif de la garde à vue est la "dégradation de bien public", ce qu'il conteste, en lien avec "des tags sur le stade". Les gendarmes lui ont cependant dit qu'il y avait peu de chances que les militants soient poursuivis. "Mais on ne sait jamais..."
Trois permis d'exploration de gaz de schiste ont été annulés hier par le gouvernement "mais il en reste dans plusieurs régions, dont un dans le Gard", dénonce Christian Boivin, du collectif Stop Gaz de Schiste 30.



Oui, trois ont été annulés, et il en resterait 61 dans toute la France ! [Lien]
Voici une carte de France des permis de pétrole et de gaz de schiste : [Lien]
Les trois permis qui ont été annulés ont des relents d'intérêts diplomatiques à l'approche des élections... Total peut ruer dans les brancards, pour moi, cela reste du cinéma. Et tout ceci n'est que du bruit, encore une fois, ils feront ce qu'ils voudront quand ils le voudront.