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Le commissaire divisionnaire Jean-Christophe Lagarde, chef de la Sûreté départementale du Nord, en 2011. M.LIBERT / 20 MINUTES
Pour association de malfaiteurs...

C'est la chute, au moins provisoire, d'un superflic. Jean-Christophe Lagarde, chef de la sûreté départementale du Nord, a été mis en examen vendredi soir pour association de malfaiteurs, recel d'abus de biens sociaux et recel d'escroquerie dans le cadre de l'enquête sur les faits de proxénétisme ouverte autour de l'hôtel Carlton de Lille.

Le commissaire divisionnaire, arrivé dans le Nord en 2006, a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, et devra désormais éviter la région. Logiquement, le ministère de l'Intérieur a annoncé sa suspension dans la foulée, samedi.

Voyages à Washington

Cité par plusieurs témoins depuis les premières arrestations il y a deux semaines, Jean-Christophe Lagarde est soupçonné d'avoir participé - voire co-organisé- à des parties fines en compagnie de prostituées, à Paris et Washington.

Avec Patrice Paszkowski, un entrepreneur du Pas-de-Calais, ils auraient ainsi rejoint Dominique Strauss-Kahn à trois reprises (de décembre 2010 à mai 2011), accompagnés de deux ou trois pseudo «secrétaires».
Paszkowski, qui revendique son amitié avec DSK, a d'ailleurs été mis en examen vendredi avec son ex-compagne. Il est soupçonné d'avoir co-financé les escapades du petit groupe à travers sa société de matériel médical (Medicalis). Dominique Strauss-Kahn, lui, pourrait être entendu dans le cadre de cette affaire dans le courant de la semaine.

Le même soupçon pèse sur David Roquet, le directeur d'une filiale d'Eiffage (MEN), déjà mis en examen. Pour les enquêteurs, cela s'apparente à un abus de biens sociaux, dont Jean-Christophe Lagarde aurait bénéficié. Son supérieur, Jean-Claude Menault, ferait également l'objet d'une enquête de l'IGPN, selon le Journal du Dimanche, pour avoir participé à l'un des voyages à Washington. Sans la partie coquine.