TRIPOLIS, Libya - Un charnier contenant 53 corps en décomposition qui semblent être ceux de combattants restés fidèles à Moammar Kadhafi, a été découvert à Syrte, et certains pourraient avoir été exécutés par les forces révolutionnaires, a annoncé lundi l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

HRW, basée à New York, dénonce "des meurtres, pillages et autres exactions commises par les combattants anti-Kadhafi qui se considèrent au-dessus des lois". L'organisation exhorte le Conseil national de transition (CNT) libyen, qui a proclamé la Libye libre dimanche, à garder le contrôle de ses forces armées.

Le colonel Kadhafi, qui avait disparu depuis la chute fin août de la capitale, Tripoli, a lui-même été arrêté et tué dans des circonstances encore floues jeudi lors de la prise de Syrte, sa ville, dernière à tomber aux mains des forces du CNT.

Les nouvelles autorités libyennes, qui ont proclamé la Libye libre dimanche, affirment depuis le début que le dictateur a été tué lors d'échanges de tirs entre ses fidèles et les révolutionnaires mais sa mort d'une balle dans la tête peut suggérer une exécution sommaire. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont demandé une enquête.