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Un indigné de Boston lors de son arrestation, samedi matin © PC/Essdras M Suarez
Le campement Occupons Boston, au Massachusetts, a été démantelé samedi, alors que des policiers ont défait des tentes et arrêté des dizaines de manifestants qui y protestaient depuis dix semaines.

Une porte-parole de la police, Elaine Driscoll, a indiqué que des agents avaient commencé à circuler dans le campement aux environs de 5 h, afin de s'assurer que les indignés « respecteraient le règlement municipal sur l'intrusion ».

La Ville avait fixé le délai à minuit jeudi pour que les manifestants quittent le Dewey Square, mais la police n'a amorcé aucune intervention avant samedi matin. Les événements de samedi font ainsi de Boston la dernière ville des États-Unis où les autorités ont forcé l'évacuation des indignés, qui manifestaient contre ce qu'ils qualifient de cupidité des entreprises et d'injustice économique.

Une vingtaine d'indignés de Boston s'étaient assis, les bras liés les uns aux autres, dans une protestation pacifique contre l'arrivée des policiers sur le site du campement. Ces derniers n'ont pas tardé à arrêter les manifestants, qui ont fait preuve d'une « grande collaboration » avec les autorités, a précisé Mme Driscoll.

Pas moins de 46 personnes ont ainsi été arrêtées en lien avec des accusations d'intrusion et de conduite désordonnée, a fait savoir la police. Aucun blessé n'a été rapporté samedi au cours de l'intervention policière, qui a duré moins d'une heure. Le maire de Boston, Thomas Menino, a affirmé qu'il avait fallu agir dans l'intérêt de la sécurité publique.

Le mouvement Occupons Boston a souligné que malgré le démantèlement de leur campement, les manifestations se poursuivraient. Le groupe avait par ailleurs prévu une rencontre samedi soir.

Par ailleurs, cette expulsion n'aura aucune incidence sur d'autres mouvements « Occupons », a affirmé Mike McCarthy, du mouvement Occupons Providence, dans l'État du Rhode Island. Selon lui, il s'agit d'un mouvement continu qui n'a plus besoin d'être lié à un lieu spécifique.

« C'était très important au début, mais maintenant, nous avons créé notre réseau. Le mouvement n'est plus, maintenant, uniquement une question liée au parc », a-t-il déclaré.

Les indignés de New York, Los Angeles, Philadelphie et San Francisco ont eux aussi été expulsés des espaces publics qu'ils occupaient.