
Le chef de l'Etat, invité par le député-maire UMP de Lavaur, Bernard Carayon le 7 février, avait été accueilli à la sortie de l'hôtel de ville par 130 enfants du primaire brandissant des drapeaux.
Ils avaient été amenés sur place par une association en charge des élèves pendant la pause du déjeuner, Accueil loisirs associé aux écoles (ALAE).
Le conseil local de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) s'est indigné que les parents n'aient pas été avertis de cette sortie ou, quand ils l'ont été, qu'on leur ait seulement dit que leurs enfants iraient voir le président, sans leur parler de l'accueil qui serait fait à M. Sarkozy.
"Cette utilisation des enfants à des fins de propagande et/ou par souhait de complaire au président est inacceptable", s'est indignée la FCPE dans un communiqué, "nous comprenons tout à fait que des enfants, avec l'accord de leurs parents, aient souhaité voir le président de tous les Français, mais nous dénonçons le zèle et la manipulation dont ils ont été l'objet".L'adjoint au maire pour la jeunesse et les sports, Joseph Dalla-Riva, a catégoriquement réfuté toute manipulation.
"A cette heure-là, 12H15, les gosses étaient dans la cour de récréation, à moins de 100 m de la mairie : j'ai estimé qu'ils seraient plus heureux, et fiers, de voir la fonction de président de la République", sachant que la dernière visite d'un chef de l'Etat dans cette petite cité de 10.000 habitants remontait à celle de Paul Doumer en 1931.
"Cela aurait été un président de gauche, on aurait fait pareil", a-t-il dit, en considérant qu'il s'agissait d'une "leçon de civisme" pour ces enfants.
"Cette affaire ne nous concerne pas du tout", a déclaré pour sa part l'inspecteur d'Académie, Eric Tournier, puisque ce déplacement était organisé à la pause du déjeuner et non pas pendant le temps de l'école.



" Le conseil local de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) s'est indigné que les parents n'aient pas été avertis de cette sortie ou, quand ils l'ont été, qu'on leur ait seulement dit que leurs enfants iraient voir le président, sans leur parler de l'accueil qui serait fait à M. Sarkozy.
" A cette heure-là, 12H15, les gosses étaient dans la cour de récréation, à moins de 100 m de la mairie : j'ai estimé qu'ils seraient plus heureux, et fiers, de voir la fonction de président de la République ".... "
Voyons voir ce que dit la Loi :
" Dans tous les cas de sorties, les familles doivent être précisément informées des conditions dans lesquelles elles sont organisées.
Pour les sorties facultatives, c'est-à-dire les sorties occasionnelles comprenant la pause du déjeuner ou dépassant les horaires habituels de la classe et les sorties avec nuitée(s), l'enseignant adresse une note d'information aux parents, précisant toutes les modalités d'organisation de la sortie et comportant une partie détachable. Les horaires et le lieu de départ et de retour doivent y être mentionnés. Après avoir pris connaissance de la note d'information, les parents donnent leur accord pour que leur enfant participe à la sortie, en remettant à l'enseignant la partie détachable qu'ils auront datée et signée. Une réunion peut être préalablement organisée par le maître de la classe avec les parents d'élèves. " [...]
Et comme ce n'est pas fini :
" IV - Dispositions particulières aux sorties scolaires occasionnelles sans nuitée
Les sorties scolaires occasionnelles doivent s'inscrire dans le cadre de l'action éducative conforme aux programmes d'enseignement. Elles présentent un caractère obligatoire et sont gratuites si elles ont lieu pendant les horaires de la classe et n'incluent pas la pause du déjeuner.
À titre exceptionnel, il peut être organisé des sorties facultatives dans les conditions définies au paragraphe 2 du II.6 des dispositions communes.
IV.1. Initiative
L'initiative pédagogique appartient au maître de la classe.
IV.2. Procédure d'autorisation et de contrôle
L'autorisation est délivrée, par écrit, au moins trois jours à l'avance, par le directeur d'école qui doit disposer d'un dossier complet constitué de la demande d'autorisation de sortie régulière ou occasionnelle sans nuitée (annexe 1), de la fiche d'information sur le transport (annexe 3) et, le cas échéant, des pièces administratives précisées dans ces annexes, au moins une semaine avant la date de la sortie.
Pour les déplacements sur un lieu situé à proximité de l'école pour une durée globale qui ne dépasse pas la demi-journée de classe, l'autorisation de sortie doit avoir été accordée au préalable par le directeur d'école, sans condition de délai (annexe 1 bis). "
" Cette affaire ne nous concerne pas du tout", a déclaré pour sa part l'inspecteur d'Académie, Eric Tournier, puisque ce déplacement était organisé à la pause du déjeuner et non pas pendant le temps de l'école. "
Je pense que cela les concerne directement compte tenu du fait que les parents n'ont pas été prévenus... et qu'il y a donc non-application de la Loi sur l'Organisation des sorties scolaires dans les écoles maternelles et élémentaires publiques.
Source et plus :
[Lien]
Pas vraiment en phase l'adjoint au Maire...
" Cela aurait été un président de gauche, on aurait fait pareil", a-t-il dit, ... "
Pas la meilleure tournure grammaticale du jour, à tout le moins ; ce ne serait que pathétique si cela ne revêtait un sens bien plus global à l'appauvrissement de l'utilisation de la langue française... Je suis agacée par ce état de fait.