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© Flickr - ezioman
Bruxelles - Ce lundi, plusieurs journaux faisaient état de l'existence de milices privées "rue des pittas" (rue du Marché aux fromages), près de la grand place. Ces milices privées, par définition illégales, auraient été payées par les commerçants afin d'assurer la sécurité. Après enquête, il est impossible de parler avec certitude de milices privées, mais ce qui est sûr, c'est que des stewards ont été engagés pour assurer la sécurité à l'entrée des établissements de la rue.

Certains de ces stewards ne sont pas en règle avec la Loi Toback. La Loi Tobback est le nom de la loi sur le gardiennage. Elle a été créée il y a vingt ans pour mettre de l'ordre dans un secteur qui avait plutôt mauvaise réputation. Cette loi Tobback correspond à une sorte d'accès à la profession. Quand on dit d'un agent de sécurité qu'il la possède, cela veut dire qu'il a reçu une carte d'identification de la part du ministère de l'intérieur. Pour l'obtenir il faut suivre des formations qui diffèrent selon le métier de sécurité ou de gardiennage exercé.

Le premier droit que cette carte offre est celui d'exercer son métier, mais au-delà de ça, il n'y en a pas de particuliers. Il y a quand-même quelques exceptions à la règle, les gardes du corps ou les transporteurs de fond par exemple peuvent porter une arme. L'agent de sécurité à l'entrée d'un casino peut vérifier l'identité des clients pour être sûr qu'ils soient majeurs.

Par contre cette loi implique des obligations. La carte doit notamment être visible afin de pouvoir facilement identifier son auteur.

On ne connait pas l'infraction commise par les deux personnes contrôlées ce week-end, mais on peut envisager qu'elles n'avaient pas la carte ou encore qu'elles possédaient une arme, ce qui pour un sorteur est totalement interdit quelles que soient les circonstances.

La ville de Bruxelles va prochainement organiser une réunion avec les commerçants du quartier de la rue des pittas, histoire de bien rappeler les droits et les devoirs, de chacun.