Les coupures budgétaires incitent les dirigeants de prisons américaines à réduire le nombre de gardiens. Au Michigan, les responsables optèrent pour l'installation de caméras à détection de mouvements dans les miradors afin de réduire les patrouilles effectuées en véhicules. Par ailleurs, dans un autre pénitencier où résident cinq mille prisonniers, dans l'État de la Louisiane, le plus grand lieu de détention aux États-Unis, le choix se porta sur le remplacement des 105 gardiens et 35 agents de surveillance mis à pied par des loups capables de tenir en respect les détenus qui tenteraient une évasion.

À vrai dire, il s'agit plutôt de chiens-loups, résultat d'un croisement effectué en majorité entre des malamutes d'Alaska et des loups gris de 55 kilos. Ces animaux se doivent d'être dressés de sorte qu'ils puissent effectuer la surveillance autour de grilles électriques d'une hauteur de quatre mètres encerclant les sept complexes de cet établissement et y monter la garde. Les loups doivent d'abord côtoyer bon nombre de chiens au « sang chaud » lors de l'élevage qui requiert beaucoup de temps.

Ces chiens-loups effectuent des allers et venues à travers ruisseaux, routes et rivières, plus rapidement qu'un surveillant en voiture. Tandis que le salaire annuel d'un gardien de prison se chiffre en moyenne à 27 000 euros, le coût de la prise en charge de 80 chiens équivaut à 48 000 euros annuellement.

Cette institution à sécurité maximum de l'État de Louisiane couvre une superficie de 73 km2. La moitié de ces détenus furent jugés coupables de meurtre et trois quarts d'entre eux reçurent une sentence à vie vu la gravité de leur crime.