Malgré toute la propagande diffusée en boucle par les médias soumis aux judéo sionistes, il n'existe aucune preuve que l'Iran développe un programme d'armement nucléaire. Mais si Tel Aviv commet la folie d'attaquer l'Iran, alors Téhéran - outre les représailles dévastatrices contre l'entité sioniste - risque de le faire, en justifiant la création d'une force de dissuasion par la nécessité de se défendre contre toute récidive sioniste. Résultat : le régime sioniste aura atteint l'objectif inverse et en plus sera traité comme un régime paria par le monde entier...S'il survit aux représailles iraniennes.

La semaine dernière, le chef des États-majors US, le Gl Martin Dempsey, a déclaré à des journalistes que si Israël attaquait les installations nucléaires iraniennes cela « pourrait retarder mais probablement pas détruire le programme nucléaire iranien ».

Le Gl Dempsey a également déclaré qu'il « ne serait pas complice » d'une telle attaque. Autrement dit, l'administration américaine par la voix du Gl Dempsey a envoyé un message clair à Bibi « Roi d'Israël » qui se prend pour le Messiah : les US sont contre une telle attaque, une belle hypocrisie étant donné les milliards de dollars en armement offerts au régime judéo sioniste par les US, dont les fameuses bombes bunker buster.

L'ancien directeur de l'AIEA pendant plus de dix ans (1997-2009), Mohamed El Baradei, a lui-même déclaré qu' il n'avait pas «vu la moindre preuve » que l'Iran s'était lancé dans la fabrication d'une bombe pendant toute la période passée à la tête de l'AIEA. Il a précisé que ce qu'il avait constaté par contre c'était : « tout ce que j'ai vu, c'est comment la menace posée par l'Iran était montée en épingle »

Une attaque israélienne contre le programme nucléaire iranien, par contre, aurait comme effet - outre de provoquer des représailles massives contre le régime sioniste - de pousser l'Iran à envisager de développer rapidement un tel programme d'armement nucléaire pour se défendre d'une nouvelle attaque.

Une récente analyse sur les effets de l'attaque israélienne contre la centrale nucléaire irakienne de production d'électricité à Osirak en 1981 a conclu qu'elle avait poussé Saddam Hussein à développer une force de dissuasion nucléaire. Un programme nucléaire militaire irakien a été développé au point qu'en 1991n au moment de la 1ere Guerre Du Golfen ce programme était déjà bien avancé. Il a ensuite été démantelé après cette première guerre sous contrôle de l'AIEA.

Selon la spécialiste en prolifération d'armement nucléaire, Malfrid Braut-Hegghammer, de telles « attaques préventives peuvent augmenter à long terme le risque de prolifération posé par l'état visé ».

Selon elle, dans son article récent publié dans International Sécurity », le fait d'avoir cru que l'attaque d'Osirak ait dissuadé Saddam Hussein de continuer son programme nucléaire militaire est erroné. En fait, la frappe israélienne a au contraire poussé l'appareil national de défense irakien à développer plus vite la fabrication d'une bombe nucléaire.

A l'évidence, au plus haut niveau de l'appareil de sécurité israélien, on a bien compris cela, c'est pourquoi certains hauts responsables militaires et même le président habituellement va t-en guerre, Shimon Peres, se sont prononcés publiquement contre une attaque israélienne contre le programme nucléaire iranien. L'ancien chef du Mossad, Efraim Halevy a déclaré « ce que je recommande c'est d'essayer de calmer le conflit irano israélien et non pas de l'escalader ».

Selon les commentateurs israéliens Nahum Barnea et Simon Shiffer, qui publient régulièrement des articles d'opinion dans le quotidien à grand tirage israélien Ynet ( Yedioth Aharonot) :
« il n'y a pas un seul haut responsable institutionnel - ni parmi les plus hauts gradés des forces armées israéliennes ni ceux des branches sécuritaires, ou même le président - qui soutient une frappe israélienne en ce moment ».
Certains analystes considèrent que les menaces proférées par le couple Netanyahou Barak ont pour but d'influencer les élections présidentielles américaines en faveur du candidat Républicain Romney, le favori des deux va-t-en guerre israéliens, alors que les relations Netanyahou Obama sont plutôt tendues. Obama, lors d'une discussion avec Sarkozy, avait déclaré hors micro qu'il haïssait Netanyahou.

Le chef du parti israélien Kadima qui est sorti de la coalition gouvernementale à cause de son opposition à toute attaque contre l'Iran, Shaul Mofaz, a interpelé récemment au parlement le premier ministre israélien Netanyahou, déclarant :
« Mr le Premier Ministre, vous voulez intervenir brutalement sans ménagement, fait sans précédent, dans les élections US. Dites nous au service de qui êtes vous et pour quoi faire ? Pourquoi plongez vous vos mains profondément dans les urnes de l'électorat américain ? »
Comme le précise Ms Braut-Hegghammer dans sa nouvelle analyse des conséquences de l'attaque israélienne contre la centrale nucléaire irakienne D'Osirak en 1981 :
« de telles attaques non seulement accroissent les efforts de l'état ciblé pour produire des armes nucléaires mais aussi créent un faux sentiment de sécurité dans le monde extérieur ».
Une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes serait bien évidemment - ce que ne disent pas les médias au service des judéo sionistes - une violation flagrante du droit international.

La Russie vient elle-même de mettre en garde Israël - et donc son Parrain US- contre une attaque sur les installations nucléaires iraniennes.

Selon l'agence Interfax, le vice-ministre des affaires étrangères russe, Sergeï Ryabkov, à déclaré :
« comme auparavant, nous ne voyons aucun signe qu'il y a une dimension militaire au programme nucléaire iranien, aucun signe ».
Il a ajouté qu'une frappe contre l'Iran serait « catastrophique pour la stabilité de la région ».
« Nous mettons en garde ceux qui ne sont pas étrangers aux solutions militaires...que ce serait dangereux, littéralement catastrophique, pour la stabilité régionale ...cela déclenchera des ondes de choc dans les domaines sécuritaires et économiques qui se répercuteront bien au-delà des frontières du Moyen Orient ».
Ryabkov a ajouté :
« Ces derniers temps, la tendance à utiliser des sanctions pour atteindre des buts qui sont hors de portée en faisant pression est devenue une passion dont...les politiciens des deux côtés de l'Atlantique ne peuvent se passer ».
A l'évidence, la Russie commence à comprendre qu'à travers la Syrie et l'Iran, c'est son flanc Sud qui est menacé et à terme, l'ensemble de la sécurité de son territoire, par les soubresauts militaires hégémoniques de l'Empire judéo chrétien sioniste- US/Israël - sur le déclin.

Il est plus que temps d'aider à l'émergence d'un monde multipolaire au sein duquel chaque nation souveraine trouvera sa place à égalité avec les autres et de condamner au même titre que l'a été l'esclavage, le colonialisme comme crime contre l'humanité.