Nous disions, pas plus tard qu'aujourd'hui, que certaines réalités syriennes étaient devenues « incachables », même pour des médias habitués à mentir ou dissimuler d'ordinaire. C'est vrai de la présence de plus en plus importante des islamistes radicaux et étrangers au sein de la rébéllion, c'est vrai aussi de la cruauté et de la barbarie de cette insurrection soi disant libératrice.
L'Express a publié ce 10 septembre un article où, s'appuyant sur une information de l'OSDH - pour une fois équitable - , elle annonce un nouveau massacre commis «
vendredi ou samedi » par les rebelles à Alep : il s'agit d'une vingtaine de soldats capturés dans l'attaque d'un complexe militaire situé à Hanano, quartier nord-est et disputé de la ville. On sait que l'armée a finalement repoussé les ASL/Islamistes, mais ceux-ci ont un temps pris le contrôle, vendredi, d'un centre de conscription : c'est certainement dans cette circonstance qu'ils ont capturé ces malheureux soldats.
Faillite morale et politique de nos politiques et journalistesCar une vidéo, naturellement filmée et commentée à coups de «
Allah Akbar ! » par les auteurs du crime montre une vingtaine de cadavres en treillis militaires, yeux bandés et mains ligotés, alignés sur un rang, certainement dan la position où ils ont été tués. Selon Rami Abdel Rahmane, ces hommes ont été exécutés à l'extérieur du complexe militaire, sans doute pour se venger de l'échec de l'attaque. Mais peut-être aussi, plus « simplement » parce qu'il est naturel pour les malades de Dieu qui constituent le gros des bataillons de l'ASL à Alep. On pense en voyant de telles images à la faillite intellectuelle et à l'abjection politique d'une Florence Aubenas qui a vanté pour le
Monde la «
beauté » des jeune rebelles d'Alep ou d'un Adrien Jaulmes qui a présenté dans le
Figaro ces fanatiques comme de jeunes «
conservateurs » sympathiques et courageux.
On pense aussi à la posture de plus en plus intenable - et dictée par un mélange détonant d'atlantisme, d'ignorance et d'arrogance - de François Hollande et de Laurent Fabius - mais n'oublions pas Sarkozy et son Juppé. Il va devenir de plus en plus « inconfortable » pour tout ce beau monde de défendre cette révolution qui suinte l'or du Qatar et le sang des Syriens. Et l'on se demande jusqu'à quand nos « journalistes » de
France 24, d'
I-Télé ou de
Paris Match - qui, il est vrai, sur la Syrie ne peuvent plus se ridiculiser - vont continuer à jouer les attachés de presse des égorgeurs et des obscurantistes. Quant à R. A. Rahmane, doit-on le louer (enfin !) de son objectivité tardive ? Peut-être, mais il est évident que celui qui a tellement contribué à fausser la vision occidentale des événements de Syrie doit commencer à se sentir obligé de prévenir médiatiquement les « débordements » de ses amis « de terrain ». Car son «
observatoire » a de plus en plus de choses gênantes à observer.
Ou plutôt des choses de plus en plus visibles, car cela fait longtemps que l'ASL et les islamistes massacrent, exécutent, égorgent au nom d'Allah et de leur conception exigeante de la liberté. En ce qui nous concerne, nous ne pouvons que souhaiter, avec l'écrasante majorité des Syriens réels, que ces tueurs soient mis hors d'état de nuire le plus vite possible.
Ci-dessous le lien vers l'article de L'Express :http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-une-vingtaine-de-soldats-sommairement-executes-par-les-rebelles_1158834.htmlEt à présent la vidéo filmée par les assassins ASL :
Une demi-heure avec les soldats à Tadamone Et pour conclure et changer d'air, un reportage de plus de 40 minutes sur l'armée syrienne, armée de libération du terrorisme et de protection de la grande majorité du peuple syrien.
Au début de la vidéo, filmée probablement ce week-end, on voit les habituelles images - propagandistes, oui, mais pour une bonne cause décidément - de soldats criant leur foi en la victoire ou embrassant des enfants, le tout sur fond de chants patriotiques. Mais les chants font place au crépitement des tirs : on voit bientôt ces mêmes soldats au combat, progressant dans le quartier de Tadamone, au sud-est de Damas. Et là on comprend un peu mieux ce que sont les difficultés et les risques de leur mission : il faut guetter partout les fenêtres à gauche et à droite et les angles de rues dont l'étroitesse et la hauteur des immeubles cachent presque le ciel.
Et pourtant ces hommes avancent sans trop de fébrilité, tiraillant de temps en temps depuis un angle d'immeuble vers un ennemi invisible mais tapi au fond d'une petite rue. Petit à petit, par des ruelles transversales, on cerne un pâté de maisons, qu'on fouille méthodiquement. Il y a là des soldats, et aussi des para-militaires, arborant le drapeau national. Vers la fin de la vidéo, on sent que l'ennemi est proche : les tirs s'intensifient. Il faut attendre la 39e minute pour voir le cadavre d'un rebelle, les bras en croix avec son arme ; les militaires fouillent les appartements où les insurgés vivaient entre deux attaques. Pour ce bout de quartier de Damas, la mission est accomplie.
Et c'est ainsi que l'armée nationale syrienne « réprime », c'est - dire débarrasse les quartiers de ces fauteurs de guerre et de haine religieuse stipendiées par les émirs et les néoconservateurs de droite et de gauche. Une mission dangereuse et lente, la même à Damas et à Alep. Une mission nécessaire.
Ci-dessous le reportage sur Tadamone (merci à Marcel) :
En parlant de Hollande, j'ai lu cet article truculent d'Ariane WALTER - Le Grand Soir, je le partage et le recommande vivement car j'ai pu me payer une bonne tranche de rire jusqu'au bout, ce qui est rare ces temps-ci :
Long extrait, pour la suite, suivre le lien plus bas.
" Lors de son interview sur TF1, la chaîne de Bouygues, l’ami de Sarkozy, Hollande avait, à droite de sa tête, une Tour Eiffel dont la lumière tournante, parfois, clignotait.
Je dois avouer que cela m’a rappelé ce fameux Mordor, la tour du sorcier Saruman, lequel a décidé, grâce aux créatures maléfiques qu’il invente, d’anéantir les peuples des Elfes, des hommes et des Hobbits.
Je trouve très symbolique qu’on ait l’impression, au moment où parle celui qui représente l’Etat français, qu’une lumière lointaine l’ait à l’oeil, celle des maîtres cachés qui veulent mettre l’Europe à Sachs.
D’où sans doute son omission étonnante : il n’a pas parlé du TSCG. Nul doute, eût-il prononcé ce nom fatal dont le peuple ne doit rien connaître, qu’il eût été aussitôt foudroyé. Il est vrai que m’dame Chazal ne lui a pas posé la question ce qui prouve qu’après avoir servi Sarkozy, elle sert Hollandozy.
M. Hollande est donc le président de la République française …Je préparerai un casting pour un film dans lequel il y aurait le président de la république et on me montrerait un comédien comme Hollande, je ne l’écouterai même pas deux secondes. « Au suivant » . C’est ce que les classiques appellent la règle de la vraisemblance.
On nous le présente comme un homme brillant, intelligent, spirituel, diplômé d’une grande école. Il cache bien son jeu. Pourquoi veut-il paraître hésitant, apeuré, même devant les questions de m’dame Chazal qui n’a rien d’une Gorgone médusante. Comme m’dame Chazal a besoin, sur le plateau, d’un éclairage violent qui lui donne un teint laiteux, ce pauvre Hollande est transformé en petit marquis poudré aux lèvres roses.
Pour donner une idée de la forme, le fond étant une autre tragédie.
On nous dit que M. Hollande écrit lui-même ses interventions. Qu’il l’évite. Il n’a le sens ni de la formule, ni de l’audace, ni de l’enchaînement, ni du rythme, ni de la pensée. Il ne sait convaincre que sa famille proche et ceux qu’il nourrit.
Il a l’air de quelqu’un coincé contre un mur et qui joue sa peau. C’est peut-être ça. Peut-être lui a-t-on fait peur dans les coulisses ? Il vient réciter sa leçon. Il trébuche parfois sur les mots. Il surjoue la confiance en soi, ce qui ne rassure pas. Je le trouve surréaliste dans la mesure où les surréalistes avaient dit : « Tout le monde peut être poète ». He bien maintenant on saura que n’importe qui peut être président. Mais ça se voit.
Que lui a-t-on dit de nous dire ? (Flash au sommet de la tour.)
M’dam Chazal, (Excusez-moi, j’ai encore dans l’oreille le phrasé délicat de notre précédent président), m’dame Chazal, donc, l’attaque, tel un dragon médiéval à bouclettes, et lui dit « Il y a du désamour pour vous. Certains disent cent jours pour rien. »
Grosse vilaine. Qu’est-ce qu’elle cherche, là ? On lui a pourtant dit, comme dans un match de catch, de faire simplement semblant !
Mais Hollande répond au demeurant fort bien, vu son niveau, affirmant qu’il a agi rapidement avec l’augmentation du smic d’un carambar et surtout, surtout, la baise de six centimes à la pompe !
Il a donc agi et il va encore plus agir car il annonce :
« J’ai UN CAP et un AGENDA. »
(« Un cap, que dis-je un cap , c’est une péninsule ! » Souvenirs d’un temps où les hommes sur scène savaient parler.)
Il est beau avec son cap et son agenda ! Imaginez la scène suivante : vous avez un petit copain depuis peu et ce dernier, au plumard, vaut un smic et six carambars. Comme vous lui en faites la remarque il vous répond : « Oui, mais j’ai un cap ( Que veut-il dire ? Une capote ?) et un agenda,(D’autres rendez-vous ? Impossible.) et tu jouiras dans cinq ans. » Qu’est-ce qu’on fait ? Va-t-on le garder 5 ans ? Même s’il déclame :
« Je suis en situation de combat. Je dois engager l’avenir » Pour la situation de combat, c’est un peu mou. Pour « engager l’avenir », c’est un peu cliché, peu de gens voulant engager le passé.
[...]
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