OF THE
TIMES
« A peine suis-je à Matignon qu'Antoine Pinay m'en fait le tableau [la situation de la France]. Sur tous les postes à la fois nous sommes au bord du désastre. Le budget de 1958 va présenter un découvert d'au moins mille deux cents milliards de francs [Il s'agit d'anciens francs français. 100 anciens francs valaient 1 nouveau franc. Les anciens francs étaient donc des centimes]. Notre dette extérieure dépasse trois milliards de dollars, dont, pour la moitié, le remboursement est exigible avant un an. Dans notre balance commerciale, les rentrées atteignent à peine 75 pour 100 des sorties, malgré la dévaluation de fait, dite « opération 20 pour 100 », que le gouvernement Félix Gaillard a réalisée en 1957. Comme réserves, nous n'avons plus, le 1er juin, que l'équivalent de six cents trente millions de dollars en or et en devises, soit la valeur de cinq semaines d'importations, et toutes les ressources extérieures de crédit, auxquelles le régime précédent avait puisé sans relâche, sont maintenant complètement taries. Il ne reste rien des dernières possibilités d'emprunt -soit environ cinq cents millions de dollars- qui ont été à grand-peine accordées au début de l'année, tant par le Fonds monétaire international que par les banques américaines, à l'implorante mission de Jean Monnet. Quant à l'activité économique, qui était longtemps demeurée vive, quoique toujours désordonnée, elle marque un ralentissement de plus en plus accentué à cause des restrictions que, sous peine d'effondrement, il a fallu imposer à nos achats extérieurs. Enfin, les engagements qui ont été pris sur le plan européen et mondial de procéder avant la fin de 1958 à une certaine libéralisation de nos échanges, pour que la France soit placée, comme les autres pays développés, dans un début de compétition, ne peuvent pas être tenus. On ne voit pas non plus comment le seraient ceux qui résultent du traité de Rome et qui comportent, pour le jour de l'an 1959, un premier abaissement des douanes entre les six États membres du Marché commun. En somme, l'alternative, c'est le miracle ou la faillite ».


Commentaire: C'est en cherchant aussi la signification des événements de l'Histoire que l'on peut espérer prendre conscience de la portée des évènements qui secouent le monde entier. Lorsque la rigueur de la raison scientifique est alliée à l'intuition, et que les deux, considérées en tant qu'outils, permettent de réaliser que des forces influencent l'ensemble de l'humanité, on peut se dire qu'un premier pas à été fait.
Pour aller dans ce sens, et bien plus loin, on ne saurait que trop conseiller la lecture des livres proposés ci-dessous :
- L'histoire secrète du monde
- L'histoire secrète du monde, Tome 2 - Les comètes et les Cornes de Moïse
« La série L'histoire secrète du monde de Laura Knight-Jadczyk, est l'un des projets les plus ambitieux jamais entrepris visant à offrir un compte-rendu exhaustif et pertinent de la véritable histoire de l'humanité et de sa place dans le cosmos. À l'instar de la grande vision unificatrice du stoïcien Posidonios, Laura entrelace l'étude de l'histoire, de la mythologie, de la religion, de la psychologie et de la physique, dévoilant une vision du monde à la fois rationnelle et époustouflante de par sa portée universelle. Ce second tome, Les comètes et les cornes de Moïse (écrit conjointement à d'autres tomes qui seront bientôt publiés), reprend les questions en suspens du tome précédant avec une analyse du personnage biblique de Moïse - ses possibles histoires et nature véritables - et de la nature cyclique des catastrophes cosmiques dans l'histoire de la Terre. »