
© Joshua Brown / UNIVERSIDAD DE VERMONTLes calottes glaciaires au Groenland.
La fonte des glaces du Groenland et de l'ouest de l'Antarctique, une des conséquences les plus préoccupantes du réchauffement climatique, est deux fois moins importante qu'on ne le pensait, assure une nouvelle étude de scientifiques néerlandais et américains.
Ces deux dernières années, plusieurs équipes de chercheurs avaient estimé que les glaces du Groenland fondaient d'environ 230 gigatonnes (milliards de tonne) par an, et de 132 Gt dans l'Antarctique ouest.
La fonte de ces immenses réserves de glace serait, selon les données jusqu'à présent disponibles, responsable pour moitié de la hausse du niveau des mers, de 3 mm par an actuellement. La hausse n'était que de 1,8 mm au début des années 60.
Mais selon une étude publiée dans le numéro de septembre de la revue Nature Geoscience, ces estimations ne tiendraient pas suffisamment compte d'un phénomène connu sous le nom d'ajustement isostatique, ou « rebond post-glaciaire ».Il s'agit du soulèvement de l'écorce terrestre consécutif à la fonte des calottes glaciaires, après le dernier âge de glace.
Durant des dizaines de milliers d'années, des glaciers de plusieurs kilomètres d'épaisseur ont occupé l'Antarctique et la majeure partie de l'hémisphère nord, comprimant la croûte terrestre sous leur énorme poids.