
ARCHIVES 2012 (Gilles Bernheim à Dieulefit). L'ex-grand rabbin de France aurait encore fauté. Le site du magazine Marianne a comparé un texte signé de son nom et celui du poète et académicien Pierre Emmanuel. La ressemblance est troublante. | AFP / JEFF PACHOUD
Cette fois, il s'agirait d'un texte publié dans un numéro spécial de la revue du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), en mars 2006. L'ex-responsable religieux aurait utilisé le témoignage du poète et académicien Pierre Emmanuel* pour décrire la vie de son père sous l'Occupation.
Selon le site de Marianne qui a effectué un comparatif entre les deux auteurs, Gilles Bernheim emprunte des paragraphes entiers du récit de Pierre Emmanuel pour raconter l'histoire de son père, caché par des résistants à Dieulefit, petit village de la Drôme qui accueillit également l'académicien. Dans le texte signé de sa main, «Des mots sur l'innommable. Réflexions sur la Shoah», le «Je» du poète devenu académicien est en fait remplacé par «mon père».
Il y évoque «cet admirable village français, dont le nom est à lui seul une promesse, et qui fut, dans l'extrême division des consciences, une image de l'unité de la patrie». Sauf qu'au lieu d'y venir en «juillet 1940» lorsque le romancier «Pierre Jean Jouve le poète s'y était installé», «mon père - accompagné de sa famille - y vint en juillet 1943», etc. Certains extraits n'ont même subi aucune correction. Le scandale de plagiat dans lequel est embourbé Gilles Bernheim ne semble donc pas terminé.
* Qui est cet homme? de Pierre Emmanuel, 1947, éditions L.U.F.



... la torah (Tot-Ra) est un plagiat de textes sumériens et égyptiens !
Alors fatalement, quelque part, en absurdie, Bernheim, Minc, Wiesel et tant d'autres de leurs coreligionnaires, ne font que respecter une certaine tradition !
Pourtant je me dis que ça ne doit pas être évident de ne vivre que dans du faux, à l'image de l'adversaire, le protagoniste du film de Nicole Garcia, tiré d'une histoire vraie !
Toutes ces mystifications finissent forcément mal !
Au fonds je les plains !