
Avant l'accident et en fonctionnement normal, la centrale ne pouvait rejeter au maximum que 220 milliards de becquerels par an. La quantité de matières radioactives qui pollue l'océan a donc été multipliée par près de 140 en deux ans.
Tepco avait fini par reconnaître il y a tout juste un mois que cette eau qui s'est accumulée au sous-sol après la catastrophe provoquée par le tsunami du 11 mars 2011 ne stagnait pas, comme elle l'avait prétendu auparavant, mais qu'elle s'écoule bien dans l'océan au rythme d'environ 300 tonnes par jour. Des calculs effectués depuis ont montré que la quantité d'éléments radioactifs rejetés en mer devait être au maximum de l'ordre de 10.000 milliards de becquerels pour le strontium 90 et de 20.000 milliards de becquerels pour le césium radioactifs.
Pis, ces fuites depuis le sous-sol se poursuivent.
Eau souterraine et réservoir
Et pour noircir un peu plus encore le tableau, Tepco a reconnu que ce problème de fuite d'eau souterraine en mer est bien différent du problème de fuite survenu ces derniers jours et qui porte sur une fuite de 300 tonnes d'eau hautement radioactive précédemment stockée dans un réservoir de 1.000 tonnes manifestement défectueux. Ce dernier problème a été qualifié mercredi « d'incident grave » par l'autorité de régulation nucléaire.
Tepco est en train de mettre en place un système capable de pomper 100 tonnes d'eau souterraine contaminée par jour, eau qui sera filtrée et recyclée pour refroidir les réacteurs de la centrale accidentée.
La pêche sera de nouveau arrêtée à partir de septembre
Conséquence directe de la montée des risques de contamination, la pêche qui avait partiellement été relancée depuis juin dernier au large de Fukushima, sera de nouveau arrêtée début septembre selon l'agence de presse Kyodo. L'association des pêcheurs de Soma et Futaba, dans la préfecture de Fukushima, avait recommencé en juin à prendre quelques variétés de poissons et à effectuer des contrôles avant de les vendre si leur niveau de contamination était inférieur aux limites légales en vigueur au Japon.
Une autre organisation de pêcheurs de la région, celle d'Iwaki, a aussi renoncé à réactiver la pêche dans le Pacifique au large de la province de Fukushima, alors qu'elle projetait de recommencer prochainement à titre expérimental, toujours selon l'agence Kyodo.



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