Près de deux Français sur trois (64 %) sont opposés à l'intervention militaire en Syrie d'une coalition internationale incluant la France, selon un sondage BVA pour i-Télé-CQFD et Le Parisien-Aujourd'hui en France publié samedi 31 août. D'après la même enquête, réalisée jeudi et vendredi, 58 % des Français ne font pas confiance au président, François Hollande, pour mener cette possible action militaire de la France, contre 40 % d'un avis contraire. Seuls 2 % ne se prononcent pas.

Une manifestation contre l'intervention en Syrie s'est tenue jeudi 29 août, à Paris.
© Thibault Camus/APUne manifestation contre l'intervention en Syrie s'est tenue jeudi 29 août, à Paris.
A la question de savoir s'ils approuvent ou non « une intervention militaire d'une coalition militaire en Syrie composée notamment de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis contre les forces de Bachar al-Assad » (l'enquête a commencé avant le « non » du Parlement britannique jeudi soir), 64 % des sondés répondent par la négative - 30 % « plutôt pas favorable » et 34 % « pas du tout favorable ». Seuls 34 % approuvent (8 % « tout à fait favorable » et 26 % « plutôt favorable »), tandis que 2 % ne se prononcent pas.

Des chiffres que l'institut BVA rapproche de ceux enregistrés lors d'un sondage similaire réalisé une quinzaine de jours avant l'intervention militaire des occidentaux en Libye, en mars 2011. A l'époque 36 % des Français seulement s'étaient dits favorables à une telle intervention, 63 % la désapprouvant (1 % NSP), selon le même institut.

Vendredi, François Hollande a réaffirmé sa détermination à agir militairement en Syrie au côté des Américains en dépit du "no" britannique, assurant partager avec Barack Obama « la même certitude » sur la « responsabilité indubitable du régime » syrien dans l'attaque chimique du 21 août. Le président français n'a pas exclu une intervention avant mercredi.

Selon le sondage BVA, l'opposition à cette intervention est particulièrement forte chez les sympathisants de droite (74 % sont contre). Parmi les sympathisants de gauche, les sentiments sont très partagés (50 % pour, 49 % contre).

Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1 010 personnes (recruté par téléphone et interrogé par internet) représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.