
Indignée par « le silence incroyable du ministre des cultes » Manuel Valls, la députée UMP de Marseille Valérie Boyer lui a adressé, sur son blog, une question écrite. « Il est curieux de constater le peu de renseignements juridiques figurant sur le site Internet du mouvement, laissant à penser à une devanture téléguidée par des volontés politiques sous-jacentes et non déclarées », affirme-t-elle, demandant « à Monsieur le ministre de l'Intérieur de bien vouloir indiquer aux Français les modes de financement de l'association Femen, la nature des revenus de leurs membres, notamment les éventuelles prestations sociales qui leur sont octroyées, et s'il considère que les troubles à l'ordre public engendrés par ce mouvement sont acceptables au nom d'une liberté d'expression qui ne respecterait plus les croyances intimes de chacun ». « Ce que je veux savoir, résume-t-elle, c'est qui les finance, et à quel titre ? Dans un pays perturbé par les questions religieuses, on ne peut laisser prospérer un tel mouvement sans rien savoir de ses origines ! »
Dans l'entourage du maire de Paris - qui a condamné la «provocation» des Femen à la Madeleine -, on assure que, contrairement à certaines rumeurs, « la Ville ne subventionne ni ne soutient d'aucune manière le mouvement Femen ». Avant de quitter le collectif, la Tunisienne Amina avait déjà posé la question de son financement : « Je l'ai demandé à plusieurs reprises à Inna, mais je n'ai pas eu de réponses claires, a-t-elle confié à l'édition maghrébine du Huffington Post. Je ne veux pas être dans un mouvement où il y a de l'argent douteux. » Pour Inna, cependant, qui vient d'obtenir le statut de réfugiée politique, « à cause de la répression en Ukraine », tout est clair : « On ne reçoit pas d'allocations, assure-t-elle. On est toutes bénévoles, uniquement mues par l'idéologie. » La jeune femme, qui dit vivre, pour l'instant, « de l'avoir reçu pour (son) prochain livre », est « en train de réunir tous les papiers pour toucher le RSA ». La Place Beauvau n'a pas souhaité faire de commentaires.



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