La séquence d'hystérie politico-médiatique de ces dernières semaines a eu un mérite, celui de révéler la vraie nature du pouvoir : qui dirige réellement la France, et dans quels intérêts.
Merci donc, Manuel, d'avoir ainsi clarifié les choses !
Avec l'épilogue au-delà du caricatural « verdict du Conseil d'État », il sera désormais difficile de traiter les esprits taquins de complotistes paranoïaques conspirationnistes : en matière de paranoïa, tout le monde a pu constater qui étaient les plus délirants !
Désormais, c'est officiel : la République Française est une dictature bafouant de manière décomplexée les principes dont elle ose se prévaloir... « État de Droit », « Liberté d'expression », « Séparation des Pouvoirs »... mon cul sur la commode !
Ainsi les choses sont claires et seuls les faux-culs et les lâches pourront le nier - mais il est vrai que l'Histoire nous enseigne que ceux-ci sont toujours les plus nombreux et que tout pouvoir repose avant tout sur l'inertie des braves gens.
« Il n'y a pas de méchant système, il n'y a qu'une somme d'individuelles lâchetés. »Désormais, même si on ne peut que le déplorer, il y a deux camps : celui du Pouvoir, avec toute sa violence, son iniquité et qui tire sa force du mensonge et de la manipulation... et les autres.
(Tristan-Edern Vaquette)
Tous les autres ! dans leur diversité, y compris et surtout d'opinion.
Ce qui fera la différence, comme toujours, ce sera la capacité, ou non, de cette multitude à s'unir et faire front, au-delà des différences, contre le Pouvoir et ses affidés.
Bref : à chacun de choisir son camp !
État de Droit
Contrairement à ce qui a été dit dans la presse, ce n'est pas la « justice » qui a censuré Dieudonné.
La justice a été rendue, oui, mais par des juges dans le cadre très précis de la Loi, et la décision a été très claire : « pas de trouble à l'ordre public, pas d'atteinte à la dignité des personnes »...
Donc : aucun motif d'interdiction, d'après la Loi rendue au nom du peuple français (c'est comme ça qu'on nous le présente).
Contre tout principe de séparation des pouvoirs, c'est ensuite une décision politique qui a cassé ce jugement qui avait le tort de déplaire au Prince.
Réunit dans une célérité plus que suspecte (et révélatrice !) le Conseil d'État a bafoué toutes les règles du Droit et accessoirement de la Défense... et pour cause ! Cette juridiction d'exception n'est pas composée de magistrats indépendants, mais de fonctionnaires et de 'personnalités' nommées par le pouvoir.
Et n'ayant aucun compte à rendre, ce qui est assez pratique.
Ce n'est pas une première : déjà pendant la guerre d'Algérie le pouvoir socialiste avait mis en place des tribunaux d'exception, et le Gardes des Sceaux d'alors n'avait pas renâclé à faire tourner la guillotine à tours de bras (un certain... François Mitterrand !)
Heureusement, notre époque est beaucoup moins sanglante ! On se contente de mettre à mort les opposants « symboliquement ». Ça fait moins de tâches sur la veste.
Liberté d'expres-sion
Pour ceux qui avaient des doutes, cette expression humoristique amuse la galerie dans un cadre parfaitement défini : « on peut rire de tout »... sauf de certaines choses et d'une certaine communauté qui inspire une telle terreur que personne n'ose la nommer, tel Lord Voldemort « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom »...
Deux poids, trois mesures
Difficile de faire abstraction du fait que dans le même temps où le gouvernement (avec l'appui des médias et de l'opposition) persécute un chansonnier, le même pouvoir a assuré l'impunité à :
- Serge Dassault, truand notoire mais « 69ème homme le plus riche du monde » (Forbes) protégé grâce à son immunité parlementaire par un Sénat que certains pensent être « à gauche » (on en rit encore !)[lien]En matière de « trouble à l'ordre public », tout le monde aura remarqué que malgré les provocations et les tensions entretenues à grands renforts de CRS en tenue de combat, aucun trouble n'a eu lieu du côté des « Forces Obscures » de Dieudonné : même pas un rétroviseur de cassé !
- ainsi qu'aux milices subventionnées, comme les FEMEN ou la LDJ, qui revendiquent voies de fait, délits, usage de la violence... sans que ne soit évoqué un quelconque « trouble à l'ordre public » (humour, toujours!)[lien]
Les « hordes fascistes » ne sont plus ce qu'elles étaient...Mensonges et manipulation
Il est une fois encore utile de faire remarquer que seuls les cons gobent les bobards des médias malgré les preuves répétées et flagrantes de leurs mensonges dans tous les domaines...
L'affaire Dieudonné fut un cas d'école et de surenchère : propos tronqués, accusations délirantes... Personne n'a encore accusé le « fils spirituel d'Hitler » (la génétique nous surprendra toujours !) d'être responsable du trou dans la couche d'ozone ou du réchauffement climatique, mais Radio-France a quand même réussi l'exploit de l'accuser de pratiquer le lancer de nains (authentique !)
... Probablement dans des chambres à gaz ? (tant qu'à patauger dans le grotesque, allons-y gaiement !)
La parole est à la défense... de rire !
C'est Manuel Valls, encore lui, qui a donné aux journalistes l'ordre de mission lors des universités d'été du PS à la Rochelle en déclarant Soral et Dieudonné « ennemis officiels de la Républiques » (les mafias qui ensanglantent le pays à coups de kalachnikovs ont dû apprécier cette échelle des priorités du premier flic de France).
Depuis cette date, les meutes sont lâchées :
Plusieurs fois par jour, dans tous les journaux, un article est consacré aux deux compères qui étaient jusque là simplement interdits de médias, et ce conformément à la « Liste de Cohen », liste noire de personnalités à priver de parole parce que jugées « mentalement malades »: de purs propos staliniens tenus sur le service public sans qu'il soit alors évoqué un « dérapage »...Et dire que sous l'Inquisition les droits de la défense étaient mieux respectés !
Et pour en « débattre », comme de bien entendu : des aréopages d'experts et de personnalités ... mais qui ne parlent que d'une seule voix.
Aucun droit de réponse digne de ce nom n'est accordé aux coupables désignés (ici, on ne parle plus de présumé coupable ...)
Mais ça, c'était avant...
Et la solidarité des comiques ? Cherchez aux abonnés absents !
Le seul à avoir osé timidement défendre publiquement la liberté d'expression face à l'hystérique éructant Finkielkraut fut le dessinateur Plantu (i-télé, 09/01/2014)
Gageons que son employeur Le Monde ne tardera pas à lui faire payer cette attitude déplacée et nauséabonde...
Les autres humoristes et professionnels de la subversion subventionnée ont compris le message et ont courageusement choisi le bon côté du manche : haro sur le négro !
C'est l'avantage des quinquagénaires blancs des quartiers bourgeois de Charlie-Hebdo : la garantie de ne pas être accusés de racisme quand on tapine pour le pouvoir.
« À chacun de choisir son camp ! »
Ci-dessous : exemples de tapinage des laquais du pouvoir illustrant leur triste incapacité à échapper à leur obsessionnel reductio ad hitlerium...

Et plus que jamais on continuera à leur glisser des quenelles dans le fion... qu'on se le dise !








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