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© REUTERS/Media CoulibalyLe ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et la présidente centrafricaine Samba Panza, le 13 février
La France envoie 400 soldats de plus en Centrafrique, portant ses effectifs à 2000, alors que le gouvernement centrafricain a décidé de mettre au pas les miliciens anti-balaka.

La mesure va à l'encontre des engagements initiaux du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. La France a annoncé vendredi d'envoyer 400 militaires supplémentaires en Centrafrique, ce qui portera "temporairement à 2000" hommes ses effectifs dans ce pays, détaille l'Elysée dans un communiqué, à l'issue d'un Conseil de défense restreint autour de François Hollande.

L'annonce intervient alors que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian vient de revenir d'une tournée en Afrique, où il a pu constater les difficultés de la mission française Sangaris lancée en décembre. "Il faudra encore du temps et des efforts, concèdait-il sur place, en présence d'un journaliste de L'Express. Mais on vient de si loin... J'ai la naïveté de croire que les déplacés reviendront dans leurs quartiers. Le jour où un gendarme centrafricain, dûment formé et armé, arrêtera un milicien afin que celui-ci soit jugé et incarcéré s'il le mérite, l'objectif sera atteint."

Selon la présidence, "cet effort supplémentaire de 400 hommes comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de gendarmes français qui participeront ensuite à l'opération militaire de l'Union européenne dès son déploiement". Paris appelle par ailleurs "la communauté internationale à une solidarité accrue" à l'égard de la RCA et demande au Conseil de sécurité de l'ONU "d'accélérer le déploiement d'une opération de maintien de la paix".

La France presse également l'Union européenne d'"accélérer le déploiement de la mission EUFOR, y compris la force de gendarmerie européenne". Elle appelle enfin la communauté internationale "à agir face à l'urgence humanitaire en RCA", "un devoir impérieux de solidarité".

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, avait demandé à Paris de déployer plus de troupes en RCA, pour mettre fin aux violences et stabiliser le pays. Au début de l'opération Sangaris, Paris avait parlé d'une opération "coup de poing", "ponctuelle et ciblée", qui ne devait pas durer plus d'un an.

Avec AFP