
En mars, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi avait défendu ce recours aux drones : « Nous sommes obligés d'avoir recours aux drones pour limiter les activités d'Al-Qaïda et les mouvements de ses membres ». Il avait cependant reconnu « des erreurs limitées » dans l'usage des drones, tout en soulignant que les pertes étaient « plus élevées lors de l'emploi de l'aviation yéménite » contre Al-Qaïda.
Le 12 décembre, une attaque de drone avait tué plusieurs civils dans le centre du Yémen et suscité de nombreuses critiques, dont celles de Human Rights Watch.
Suite à cette attaque, le Parlement yéménite avait voté l'interdiction des attaques de drone, mais selon des experts, les députés peuvent difficilement empêcher de telles frappes. Cachés dans la zone montagneuse de Baïda, les membres d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) mènent régulièrement des attaques contre les forces de sécurité dans cette province.
Mardi, le vice-gouverneur de Baïda et un officier du renseignement ont été tués dans des attaques distinctes attribuées au réseau extrémiste.
Dans une vidéo circulant récemment sur les réseaux jihadistes, le chef d'Aqpa Nasser Al-Wahichi affirme, au milieu de dizaines de ses partisans, que la « guerre contre les Croisés va se poursuivre partout dans le monde ». Cette vidéo, datant de fin mars, montre 19 membres d'Al-Qaïda qui se sont évadés de la prison de Sanaa le 13 février, accueillis avec des chants et des tirs de joie par leurs camarades dans un camp de montagne.
Aqpa, qui a profité de l'affaiblissement du pouvoir central en 2011 pour renforcer son emprise dans le pays, a aussi revendiqué un assaut spectaculaire contre le ministère de la Défense qui a fait 56 morts le 5 décembre. Cette organisation est considérée par les Etats-Unis comme l'émanation la plus dangereuse du réseau.



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