De nombreuses grandes sociétés européennes et américaines comme BP, Total, Shell, Statoil et ExxonMobil, qui coopéraient avec des sociétés russes sur le plateau continental de l'Arctique, ont suspendu ou considérablement réduit le nombre de leurs projets en perdant des millions de dollars. Aussi, ExxonMobil avait suspendu la coopération avec Rosneft sur un projet en mer de Kara d'un coût de 700 millions de dollars, rappelle le magazine.
La signature des accords début décembre à Delhi entre les leaders russe et indien Vladimir Poutine et Narendra Modi, signifie que la Russie est résolue à remplacer les sociétés étasuniennes. Les États-Unis doivent désormais se préparer au fait que cela aura un impact négatif sur les activités et les bénéfices des grandes sociétés occidentales en Russie.

Cette infographie présente l'attitude des Français, Allemands et Britanniques à l'égard de l'influence étasunienne sur la politique de l'UE, de l'éventuelle annulation des sanctions contre la Russie et de l'octroi d'une aide économique européenne à l'Ukraine.
En appliquant la politique des sanctions, Obama ne tient pas compte de l'effet stratégique des sanctions anti-russes en Arctique. Le gouvernement américain doit dès maintenant évaluer les pertes immédiates pour les États-Unis et l'effet négatif à long terme que les sanctions auront sur les relations commerciales russo-américaines, peut-on lire dans l'article.




Commentaire : Nous pouvons nous demander si les États-Unis ont vraiment intérêt à ce que les grandes sociétés occidentales (Europe) conservent leurs activités et bénéfices en Russie, sans omettre que ces sociétés sont en passe d'être assujettis à la loi étasunienne à travers l'accord TTIP (Tansatlantic Trade and Investment Partnership).