Selon François Molins, le procureur de Paris, l'identité de l'assaillant n'est pas clairement et définitivement établie. Mais l'assaillant aurait été reconnu par sa famille. « Plusieurs personnes de l'entourage de Tarek Belgacem, se présentant comme son cousin et ses parents, ont notamment reconnu sa photo », a déclaré une autre source proche de l'enquête. « Il y a donc une très forte probabilité que ce soit lui "mais il est encore trop tôt pour parler d'identification formelle à ce stade », a ajouté cette source.
Commentaire : Que s'est-il réellement passé ? Pourquoi, avec les moyens technologiques, informatiques et de communication dont dispose la police, ne sait-on toujours pas exactement qui est la victime? Nous sommes au courant de ce qui se passe à des milliers de kilomètres, mais nous ne sommes pas capables de découvrir l'identité d'un homme qui vient d'être abattu devant un commissariat de police ? Et comment les autorités peuvent-elles affirmer que l'individu éliminé était un terroriste avant d'avoir clairement établi son identité ? Le seul message clair de la part des forces de l'ordre est que le danger terroriste est omniprésent en France. Les citoyens doivent le savoir et vivre avec cette réalité, jour après jour... même s'il y a confusion dans les faits.

Il s'agirait d'un Tunisien nommé Tarek Belgacem. Les enquêteurs de la section antiterroriste de Paris travaillent également à l'exploitation du téléphone portable de l'assaillant où une puce d'origine allemande a été retrouvée aussitôt après l'attaque.
Interrogé ce vendredi sur France Inter, François Molins fait part du doute qui persiste sur l'identité de l'assaillant tué jeudi devant le commissariat du 18e arrondissement de Paris : « Je ne suis pas du tout certain que l'identité qu'il a donné en 2013, lorsqu'il a été arrêté lors d'une affaire de vol en réunion, soit réelle ». Dans cette affaire qui s'était déroulée à Saint-Maxime (Var), l'homme avait affirmé à la police s'appeler Ali Sallah et être né en 1995 à Casablanca, mais « cette identité est contredite par un papier manuscrit » retrouvé sur lui « sur lequel il y a la profession de foi musulmane, un drapeau de Daech dessiné, et son nom mais dans son nom il se dit Tunisien et pas Marocain », affirme François Molins sur France Inter.
Dans ce texte de revendication, l'assaillant se présente donc sous le nom de Tarek Belkacem, selon une source proche du dossier qui n'a divulgué que l'initiale de son nom. « Cet homme n'est pas connu des services. Mais rien ne prouve à ce stade de l'enquête que cette identité soit la bonne », précise cette source.
Un téléphone avec une puce allemande
« Il n'est pas connu sous ce nom-là par les services de renseignement » poursuit le procureur de Paris. « Il va falloir travailler, déterminer l'identité, puis travailler sur un téléphone qu'on a trouvé, qui est doté d'une puce allemande », détaille t-il. Selon lui, cette attaque « présente toutes les apparences, en termes de déroulement, de la légitime défense, face à un danger grave et imminent pour les personnels du commissariat ».
Cette attaque « illustre très bien le caractère protéiforme de la menace terroriste aujourd'hui en France, et ça illustre toute la difficulté de combattre ce type de menace » déclare François Molins. « On peut se trouver confronté à des actes très organisés avec des logistiques et des coordinations importantes » pour des « tueries de masse » comme les attentats du 13 novembre, « et à côté de ça, des gens qui vont passer de manière isolée, soit sur fond de déséquilibre psychique ou soit tout simplement parce qu'ils veulent appliquer des mots d'ordre de meurtre permanents », ajoute t-il.
«Aucune raison d'être optimiste» selon Molins
François Molins estime qu'il n'y a « aucune raison d'être optimiste face à cette menace grandissante ». Pour le procureur de Paris « le risque zéro n'existe pas et n'existera pas. C'est peut-être dur à entendre mais il faut le savoir. Avec les incidences du conflit en Syrie avec Daech, nous sommes face à une menace qui risque de durer plusieurs années ».



Comme d'habitude, ils ne savent rien mais en profitent pour alimenter la peur....au nom du profit quitte a inventer des témoignages .....l'hystérie continue...