Comment: Ceux qui paniquent à l'idée que Trump soit élu président ne savent plus quoi inventer pour lui mettre des bâtons dans les roues. Notons que Trump est aussi désavoué par une belle brochette de malades à la psychologie gratinée qui ont plus ou moins peur de ne pouvoir continuer à magouiller en rond, pour ainsi dire.

Une évaluation psychiatrique est une excellente idée ; la meilleure même. A condition de la faire passer à toute personne en charge d'une "mission politique", quelle qu'elle soit. Inenvisageable, bien entendu, puisque la population se rendrait compte alors de l'inaptitude et de l'incompétence pathologique des dirigeants qu'elle croit avoir élu.


La représentante démocrate de la région de Los Angeles au Congrès américain, Karen Bass, a lancé une pétition sur Change.org pour réclamer une évaluation psychiatrique de Donald Trump.

« Son impulsivité et son manque de contrôle sur ses propres émotions sont préoccupants », peut-on lire dans le texte de la pétition. « M. Trump semble présenter tous les symptômes du trouble de la personnalité narcissique », fait valoir le texte, critères diagnostiques du DSM-5 (1), à l'appui.

Le trouble de personnalité narcissique est, selon le DSM-5, un mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d'être admiré et de manque d'empathie. Pour poser le diagnostic, 5 manifestations sur 9 doivent être présentes.

Les critères diagnostiques généraux d'un trouble de la personnalité doivent aussi être rencontrés. Parmi lesquels, celui-ci : ce mode durable de fonctionnement « entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants ».

La pétition, lancée depuis environ une semaine, a recueilli, le 9 août, plus de 30 600 signatures.

La semaine dernière, en réponse, semble-t-il, à la prolifération d'avis diagnostiques qui circulent dans les médias sur le candidat républicain, la présidente de l'American Psychiatric Association (APA), Maria A. Oquendo, a jugé utile de rappeler à ses membres la « règle Goldwater » qui leur interdit d'émettre des opinions sur quelqu'un qu'ils n'ont pas évalué personnellement.