
Selon la communauté autonome, il y a 48 blessés. A la mi-journée, 37 restaient hospitalisés mais aucun n'était en danger en mort. « Il y avait à bord des Espagnols et des Portugais en nombre important mais aussi des Américains, des Allemands, des Chiliens, des Argentins », a dit à la télévision 24 Horas l'adjoint à la santé du gouvernement régional de Galice. Certains étaient des marcheurs ayant parcouru le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Encastré dans un pylône
L'accident s'est produit aux alentours de 9 h 30, avant l'entrée du train dans la petite gare d'O Porriño, à quelques kilomètres au sud de Vigo, non loin de la frontière portugaise. Des images vidéo diffusées par la télévision galicienne montraient l'avant du train encastré dans un pylône électrique. Seule la voiture de tête était renversée, les deux autres étant presque intactes.
Un adolescent de 15 ans, Alex Ramilo, passait à vélo sur un pont surplombant la voie quand l'accident s'est produit :
« J'ai entendu un bruit assourdissant. J'ai tourné la tête et j'ai vu le train dérailler. J'étais sans voix, vraiment choqué », a rapporté à l'Agence France-Presse ce garçon dans le café Rami, à O Porriño. Aussitôt après ont afflué « énormément de gens » dans la petite gare située tout près du lieu du drame : « Une centaine de personnes, des habitants qui voulaient aider », a expliqué l'adolescent. Et « comme les secours manquaient d'effectifs, certains les aidaient même à extraire les gens des voitures ».
Le gestionnaire du réseau, l'entreprise publique ADIF, a fait savoir sur Twitter qu'il avait « ouvert une enquête pour déterminer les causes de l'accident »

Sur place, le drame suscitait beaucoup de questions. « C'est une section de voie droite, le train devait s'arrêter à 50 mètres, alors ce n'est pas quelque chose de très normal », a relevé le patron d'une cafétéria toute proche de la gare, Ramon Gonzalez, auprès de la chaîne 24 Horas.
Le secrétaire général du Syndicat des conducteurs espagnols (Semaf), Juan Jesus Garcia Fraile, a en tout cas déclaré que « cette voie était en parfaites conditions pour la circulation des trains et qu'il n'y avait aucun problème concret ».
Différents partis politiques ont suspendu la campagne qui venait de débuter pour des élections régionales à la fin de septembre en Galice. Le chef du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, originaire de la région, a fait part de sa« tristesse » et de sa « douleur » sur son compte Twitter.
La Galice est déjà marquée par le souvenir de l'accident de train qui avait fait 80 morts et 144 blessés en 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle, le plus grave en Espagne depuis 1944. L'accident avait eu lieu le 24 juillet 2013. Un train en provenance de Madrid avait abordé un virage à 179 km/h, alors que la vitesse y était limitée à 80 km/h. Il avait brutalement déraillé, s'encastrant en partie dans un mur d'enceinte longeant le virage, à 4 km de Saint-Jacques-de-Compostelle.



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