Paul Mumbach, candidat des Maires en colère à la présidentielle, a saisi le Pôle financier à propos de la sincérité des déclarations de patrimoine d'Emmanuel Macron. Alors que la justice ne se hâte pas de réagir, M. Mumbach parle à Sputnik de l'équilibre nécessaire, et qu'à cette fin il faut faire la lumière sur ce cas négligé jusqu'ici.
© Charles Platiau/Reuters

Commentaire : Bergé, Cohn-Bendit, Attali, Minc, Kouchner, Simoncini, Delanoë, Lepage, ne sont que quelques-uns des soutiens d'Emmanuel Macron et si l'on considère sans trop se tromper que, ce dernier est le candidat du « système » qui « doit gagner », que les médias alignés font partie de ce système et que la justice, malheureusement, semble en partie résulter du même système, est-il vraiment surprenant que certaines affaires soient montées en épingle et pas d'autres ?

Voici une petite vidéo instructive sur l'ensemble des soutiens connus d'Emmanuel Macron :


Emmanuel Macron, le globaliste, le mondialiste, le Blayriste, bref, le candidat du système qui, comme en son temps Giscard d'Estaing, est issu de la banque Rothschild nous est « vendu par ce même Système » comme le seul candidat possible notamment pour contrer Marine Le Pen. Et,
« Pour endiguer le phénomène [la poussée du « populisme »], on s'en est remis aux métaphores biomédicales et épidémiologiques («pathologie », « diagnostic », « remède »). On a multiplié les invectives rituelles, invoqué les « années les plus sombres » et le « retour des années 1930 », accumulé les « points Godwin » en assimilant le populisme à l'« extrême-droite » ou au « fascisme », pratiquant ainsi un amalgame que l'on condamnait hautement dans d'autres domaines. Concrètement, cela s'est réduit par la tentative d'instaurer un « cordon sanitaire » permettant de séparer dans les esprits (et les bureaux de vote) les parties « convenables » et les « infréquentables. Mais la diabolisation a fait long feu. Cette stratégie des « digues morales », forcément morales, n'ayant pas servi à grand-chose, on s'en est remis au « pacte républicain », consistant pour les partis dominants à se désister les uns en faveur des autres au nom de la « défense des valeurs républicaines que nous avons en commun », au risque d'administrer ainsi la preuve du bien-fondé du discours populiste qui tend à les rejeter en bloc (le « système UMPS ») au motif que rien ne les sépare vraiment - et avec comme conséquence, pour l'un des deux grands partis, réduit au rôle de force d'appoint de son adversaire de la veille, de n'être plus représenté du tout. Plusieurs politiciens, enfin, se sont efforcés de récupérer certains thèses populistes en les intégrant dans leur propre discours, au risque de le légitimer en les « banalisant » sans pour autant que l'électeur soit convaincu d'abandonner l'original au profit de la copie. »

~ Alain de Benoist, Le moment populiste - Droite-Gauche c'est fini !, Éditions Pierre Guillaume de Roux
Voir aussi :


Ayant découvert à l'époque que le candidat d'En Marche ! Emmanuel Macron aurait des actifs présument non déclarés et étonnés par la lenteur de réaction des instances qui auraient pu s'intéresser à ce cas particulier, un trio de citoyens a décidé d'en référer à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Ce sont Paul Mumbach, candidat des Maires en colère à la présidentielle, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté et Serge Grass, président de l'Union civique des contribuables citoyens.

Ainsi, Paul Mumbach vient de saisir le Pôle financier pour lui suggérer d'investiguer à propos d'une éventuelle sous-estimation par Emmanuel Macron de sa fortune dans sa déclaration de patrimoine du 24 octobre 2014 lorsqu'il arriva au gouvernement.

La requête a été déposée le 14 février, mais depuis rien ne s'est produit, se désole le candidat à la présidentielle et maire d'une commune de quelques 2 000 habitants en Alsace, Dannemarie, dans un entretien à Sputnik. Pour lui, c'est une affaire de vérité, d'équilibre et d'équité vis-à-vis de tous les candidats. « Ce qui est vraiment navrant dans cette affaire, c'est que tous les candidats ne soient pas traités de la même façon », déplore-t-il.

Alors que le Canard enchaîné révélait à l'époque qu'Emmanuel Macron aurait remis une fausse déclaration de patrimoine à la Haute autorité, que cette fausse déclaration avait été transmise au fisc, et que depuis aucune explication officielle n'avait été fournie, Paul Mumbach note avec amertume le « silence radio », tout en gardant l'espoir que l'affaire ne sera pas éternellement étouffée.


« Ce qu'on a pu constater, c'est que d'autres candidats, et notamment M. Macron, avaient quand même sur cette même base de Haute autorité, des griefs qui sont passés sous silence, pour ne parler que de la presse aussi, c'est quand même surprenant que rien ne sorte, que la Haute autorité ne réponde pas. Les communiqués de presse qu'on a passés sont un peu noyés dans la masse et très peu diffusés ».

Entre-temps, tout le monde « se targue de dire que la justice ne traîne pas »... « Je ne critique pas forcément la justice, mais il faut qu'il y ait une certaine équité. S'il y a quelque chose à se reprocher les uns les autres, il faut que tout le monde soit sur le même équilibre », insiste M. Mumbach.

Le trio ne s'est pas contenté d'attendre la réponse les bras croisés et il a poursuivi son action citoyenne pour obtenir les réponses attendues.

« Ce qui nous a fait un peu bondir, c'est que la Haute autorité ne réponde pas. On a introduit une autre action qui est la sollicitation du parquet de Paris pour signaler le cas. Et comme tout le monde dit qu'elle est rapide, elle devrait se saisir très rapidement », espère-t-il.

M. Macron se défend en disant qu'il a tout dépensé, poursuit M. Mumbach, mais enfin ça fait pratiquement un Smic par jour, alors il devait être très dépensier. Or, il y a aussi des déclarations qui ont été faites en 2014 « sur la base de son appartenance à telle ou telle société à priori, sauf à ce qu'il dise le contraire, certaines sociétés n'ont pas été déclarées ».

Dans ce contexte, M. Mumbach constate que la population française ne sait plus où elle va, les présidentielles ayant vraiment quelque chose de terrible pour elle. La seule issue, selon lui, c'est de changer le système.

Un certain nombre de dossiers, pour l'instant peu exposés, pèsent dans le dossier Macron : les fameuses dépenses de « frais de bouche » quand il était ministre de l'Économie, le financement de campagne non déclaré, un emploi à mi-temps en tant qu'attaché parlementaire d'un de ses organisateurs de campagne... Pourtant, il n'y a pas de date limite pour poser les questions à Emmanuel Macron, affirme Paul Mumbach :

« Absolument, nous ne le lâcherons absolument pas. Moi, je n'ai absolument aucune envie d'avoir un président de la République qui à un moment donné soit poursuivi et soit éventuellement condamné, ou on attendra la fin de son mandat pour essayer de le poursuivre. C'est trop important dans la situation où notre pays se trouve. Il y a le social, le taux de chômage, il y a aussi cette ambiance un peu délétère partout. Surtout, on se targue beaucoup de la République, mais on ne parle pas de la démocratie. »

« C'est une nécessité absolue si l'on veut faire redémarrer ce pays, de faire une réforme de nos institutions. Sinon on n'y arrivera pas », résume le candidat.