Près de 200 policiers blessés, barricades, incendies de véhicules, vitrines de banques cassées... Après une journée marquée par des heurts violents entre les opposants au G20 et les forces de l'ordre, les affrontements se sont poursuivis à Hambourg dans la nuit. La police n'a réussi à rétablir l'ordre que très tôt samedi.
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Hambourg pendant le sommet du G20
Des bataillons de police lourdement armés sont intervenus dans la soirée après une journée marquée par des incendies de véhicules, des vitrines de banques cassées et des jets de projectiles sur les quelque 15.000 policiers déployés dans la ville.



Environ 197 policiers ont été blessés en deux jours de manifestations, pour la plupart légèrement. 15.000 hommes y ont été déployés mais les forces de l'ordre ont dû demander des renforts pour faire face à la multiplication des violences.


Dix-neuf personnes ont été placées en détention et plusieurs dizaines d'autres interpellées.

La police a poursuivi des militants anticapitalistes masqués du mouvement Black Bloc sur des échafaudages, par lesquels ces derniers tentaient de rejoindre les toits, indique Reuters.


Dans la banlieue de Hambourg, la police a dispersé un rassemblement de 200 militants masqués et interpellé 59 personnes. Quatorze d'entre elles ont été hospitalisées, on ignore si leurs blessures ont été causées par leur fuite au-dessus des barricades ou dans des affrontements avec la police.


Du fait de l'important dispositif de sécurité déployé autour du Palais des congrès, où se déroule le sommet, les manifestants se sont dispersés un peu partout, ce qui a contraint les forces de l'ordre à demander 900 à 1.000 hommes de plus, selon Ralf Martin, chef de la police de Hambourg.


Aujourd'hui, 100.000 personnes sont attendues dans les rues de la ville portuaire pour manifester contre le sommet.