A une heure où la plupart des citoyens européens doutent sérieusement des bienfaits de l'Europe, les animaux de compagnie demeurent des piliers dans nos sociétés occidentales.
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© Inconnu
Vaccins et Big Pharma.
La Commission européenne est sur le point de rejeter la plainte de l'Association française protectrice des animaux CANIS ETHICA qui dénonce les incitations de la directive 2004/28/CE aux pratiques commerciales déloyales des laboratoires pharmaceutiques qui ont un impact négatif sur la santé des chiens et chats de certains pays européens comme sur le pouvoir d'achat de leurs maîtres.

Atteindre et maintenir des niveaux élevés d'immunité des animaux de compagnie en Europe est primordial cependant toutes pratiques commerciales déloyales des laboratoires pharmaceutiques causant de graves problèmes de santé aux chiens et chats au sein de l'Union Européenne sont à condamner par la Commission Européenne car violent 3 principes constitutifs de l'Europe : l'Egalité de droit de tous les citoyens européens ainsi que les principes de Précaution et de Bien-être animal.

Le 11 avril 2018, la Commission européenne a exprimé sa ferme détermination à mettre un terme aux pratiques commerciales déloyales au sein de l'Union Européenne suite au Dieselgate, réaffirmant sa volonté de défendre les droits des consommateurs européens .Pourtant, elle est sur le point de rejeter la plainte déposée par Canis Ethica le 13 septembre 2017. Plainte qui demande, au nom de l'harmonisation des médicaments et protocoles vétérinaires (Directive 2004/28/CE), qu'à chaque fois qu'en Europe des vaccins pour chiens et chats identiques en tous points (souches, adjuvants, excipients) sont vendus alors que ces vaccins ne puissent pas faire l'objet de durées d'immunité différentes selon les états membres de l'Union Européenne au gré des humeurs stratégiques des laboratoires pharmaceutiques dès lors que seules les politiques nationales de prophylaxies peuvent prendre ces décisions.

En 2001, les propositions initiales de la Commission Européenne visant à modifier la législation pharmaceutique vétérinaire (2001/82/CE) traitaient entre autres des dispositions relatives à la prescription. Elles visaient une harmonisation complète du statut juridique des médicaments vétérinaires dans les États membres, l'objectif principal de la modification étant de garantir un bénéfice maximal pour la santé et le bien-être des animaux. La directive 2004/28/CE en est le fruit. Or, telle que rédigée, elle entretient un vide juridique profitant intégralement aux laboratoires pharmaceutiques au détriment des propriétaires d'animaux de compagnie de certains pays européens. En effet, ils voient la santé de leurs animaux de compagnie mise en péril par la multiplication des risques d'effets indésirables graves ainsi que l'augmentation de leurs factures vétérinaires car ils revaccinent plus souvent leurs chiens et chats que dans d'autres pays européens où pour les mêmes vaccins, les durées d'immunité sont 3 fois plus longues.

La vaccination est un acte médical. Lorsque des animaux de compagnie dans certains pays européens sont revaccinés 1 fois par an ou 1 fois tous les deux ans avec des produits immunologiques identiques vendus ailleurs dans l'UE avec une durée d'immunité de 3 ans, ils se retrouvent survaccinés et augmentent considérablement leurs risques de déclarer des effets indésirables graves. Selon l'Anses (agence gouvernementale française contrôlant l'Agence nationale des médicaments vétérinaires), le nombre de cas d'effets indésirables graves survenant chez les Chiens et les Chats après la vaccination augmente de façon continue de plus de 40% par an. Les réactions indésirables graves provoquent des souffrances, des maladies et la mort. Les effets indésirables graves peuvent se déclarer des années après l'injection du vaccin les ayant provoqués. En revaccinant en France par exemple tous les ans ou tous les deux ans les Chiens et les Chats avec des vaccins qui bien qu'identiques ont une durée de vie de 3 ans dans d'autres pays européens : leurs risques de développer des effets indésirables graves conduisant à leur mort sont décuplés.
L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et la Coopération internationale pour l'harmonisation des exigences techniques en matière d'enregistrement des médicaments vétérinaires (VICH) demandent depuis des décennies l'harmonisation des protocoles et produits vétérinaires en Europe.
Pascal Durand, eurodéputés les Verts, Référent bien-être animal pour le groupe des écologistes et Vice-président de l'Intergroupe européen sur le bien-être et la conservation des animaux au Parlement européen, a déclaré le 5 septembre, qu'il est conscient du problème et compte agir.

Il y a plus de 15 ans, en Angleterre, des vétérinaires dénonçaient la survaccination des Chiens et Chats comme une arnaque bien orchestrée et, de fait criminelle.

A l'approche des élections européennes, les eurodéputés vont-ils finalement se saisir de cette question afin qu'évolue la Directive 2004/28/CE qui, au vu de la réaction de la Commission Européenne prête à rejeter la plainte de Canis Ethica, ne protège depuis 14 ans, ni la santé ni le bien-être d'un nombre grandissant de Chiens et Chats en Europe contrairement aux intérêts financiers des laboratoires pharmaceutiques ?

Le marché européen du médicament vétérinaire représente un chiffre d'affaires de 4,3 milliards d'euros. La France étant le premier marché européen avec 24 % du marché de l'Union Européenne. Il y a une tradition française du médicament vétérinaire depuis les vaccins pasteuriens contre la rage.

Le marché des animaux de compagnie en France, pèse 4,2 milliards d'euros par an. Un engouement lié à une population française qui voit l'animal comme un membre à part entière de la famille dont il faut prendre soin et lui offrir ce qu'il y a de meilleur.

La France compte 22 millions de chiens et chats pour 66,9 millions d'habitants avec des français qui, pour 98% d'entre eux vaccinent leurs animaux de compagnie et font face à des dépenses vétérinaires comptant pour 19% du budget qu'ils consacrent à leurs animaux de compagnie soit une augmentation de 72% du budget consacré aux frais vétérinaires en 15 ans selon une enquête des Echos de juin 2015.
En mars 2015, une enquête FACCO/TNS SOFRES révélait que : 52% des français possédant un animal de compagnie l'ont adopté pour recevoir de l'affection ; 50,7% des français possédant un animal de compagnie y sont attachés comme à un enfant et 11% des français possédant un animal de compagnie l'ont adopté pour combler la solitude.
D'après Gagnon, « La réaction à la perte d'un animal de compagnie est comparable à celle qui suit la perte d'un être humain avec le choc psychologique, émotionnel et, parfois, métaphysique que ressent l'être humain lors du décès de son animal familier. »
Courrier à/de la Commission Européenne et autres instances gouvernementales : https://www.canisethica.org/actions/vaccination-bienfaisante/courriers/

Initiative Citoyenne article : http://initiativecitoyenne.be/2018/09/survaccination-des-animaux-l-affligeante-sourde-oreille-de-la-commission-europeenne.html

Vidéo : https://youtu.be/_pWD8pcROWA

Pétition en français : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/stop-survaccination-chiens/18177

Pétition bilingue : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/immunity/47429

Pétition en anglais : https://secure.avaaz.org/en/petition/Members_of_the_Animal_Welfare_intergroup_at_the_European_Parliament_EU_stop_Directive_worsening_vaccines_lethal_adverse_/?cLMaunb