Nous sommes prévenus, la semaine prochaine sera caniculaire. Encore une bonne occasion pour vous vendre la saga du changement climatique en cours et pour nous rappeler jusqu'à plus soif qu'il faut boire 1,5 litre d'eau par jour.
canicule
© REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Il est vrai qu'une surmortalité de 15 000 personnes lors de la canicule de 2003 laisse des traces dans les mémoires. Pourtant le climat a toujours été capricieux, "en 1116, les fraises étaient mûres à Noël et les merles chantaient en hiver. Idem pour les arbres qui étaient en fleur en janvier 1187." (chanoine de la cathédrale de Saint-Lambert).

Comme chaque fois c'est pareil, il suffit d'une canicule en été pour que les médias interrogent un expert du climat comme le célèbre Jean-Jouzel, climatologue, glaciologue et ancien vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Pour qui le pic de chaleur attendu et redouté de la semaine prochaine est lié au réchauffement climatique. Car, selon lui...

"À mesure que les températures augmentent, l'intensité des vagues de chaleur et des records de températures augmentent deux fois plus vite. Pour un réchauffement supplémentaire de un degré, les records de températures ont plutôt tendance à augmenter de deux degrés. Ces vagues de chaleur et ces étés chauds, mais aussi les périodes de sécheresse ou les risques de feux de forêts, il va falloir nous y préparer, d'autant que le réchauffement sera important."

Et comme à chaque fois que l'on parle de réchauffement climatique, les spécialistes autoproclamés du climat sortent des ronces des réseaux sociaux pour prouver à qui veut écouter que la planète a toujours fait des poussées de fièvre. Et que le fameux réchauffement anthropique c'est du bidon. Après tout chacun est libre de penser ce qu'il veut. Une chose est sûre, celui qui se trompe c'est toujours l'autre.

Par chance, j'ai trouvé un mystérieux climato-agnostique qui semble assez insoumis à l'idée majoritaire d'un chamboulement climatique en cours, sans que pour autant ce spécialiste de la météo sur Europe1 nie qu'il se passe quelque chose avec le climat et que nous avons une part de responsabilité.

Voici donc, simplement pour information et en aucun cas pour le plaisir de contrarier M. Jouzel qui en sait énormément plus sur le climat que le candide auteur de cet article. Seulement quelques exemples d'accidents climatiques du passé, sans douter que de nombreux événements de l'histoire du climat resteront inconnus à tout jamais.
Pour rappel, " le thermomètre n'existe que depuis 1750 environ, donc aucune mesure n'a pu être enregistrée auparavant".

En février 1187 "les poires avaient leur taille de consommation, et certains oiseaux commençaient à couver".

En 1290, les cigognes "réapparaissent en Alsace dès le début du mois de février".

"En 1420, les violettes poussaient en janvier".

"En 1448, selon le Journal d'un bourgeois de Paris, une œuvre anonyme écrite entre 1405 et 1449, la Seine était si basse qu'à la Toussaint, on pouvait la traverser en se mouillant à peine les pieds".

Le XVllle siècle, aurait connu "pas moins de 2 315 cas de sécheresses, dont 21 auraient provoqué des centaines de milliers de morts (selon des calculs de l'historien Marcel Lachiver)

La sécheresse de 1921 toucha toutes les régions tempérées de l'hémisphère nord. A Paris il ne tomba que 267 mm de pluie dans l'année, ce qui en fait l'année la plus sèche du 20 siècle, loin devant 1976 avec 440 mm.

Plus récemment, l'été 1947 s'inscrit dans cette série d'étés caniculaires qui ont touché l'Europe de l'Ouest dans les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale (1945, 1947, 1949, 1950 et 1952)". (Wikipédia). Probablement pas de rapport avec l'effet de serre et rien d'anormal lorsqu'on sait que notre planète est climatiquement surprenante et peut rapidement devenir aussi dangereuse qu'imprévisible pour l'humain.
Ce mystérieux climato-agnostique s'appelle Laurent Cabrol et il a son idée sur le changement climatique. Mais peut-être que plus personne ne l'écoute lorsqu'il prétend...

"Ma théorie est la suivante : le réchauffement climatique existe bel et bien, mais au lieu d'épouser les thèses des scientifiques du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), j'ai plutôt tendance à croire d'autres spécialistes anglo-saxons, qui ne pensent pas que l'homme en soit responsable à 90 %. Selon moi, nous ne le sommes qu'à 60 %. Le reste est dû à une évolution naturelle de la planète, car la Terre est un organisme vivant. Comment expliquer sinon les catastrophes naturelles à répétition du temps où la pollution de l'air n'était pas la même qu'aujourd'hui ?