Le problème d'une prise de décision éclairée sur le coronavirus est que nous manquons pour le moment de suffisamment de données. Celles dont nous disposons, en attendant, pourraient finir par être définitivement faussées, en particulier celles qui proviennent de Chine. Les directives des Centers for Disease Control and Prevention pour déterminer que le Covid-19 constitue LA cause de décès ne vont pas aider ces chiffres.

CDC Center for Disease Control
© James Leynse/Corbis/Getty Images
« Je suis frustrée que malgré tous nos efforts, nous n'ayons pas pu identifier la cause de cette mystérieuse maladie », a déclaré le Dr Nancy Messonnier, directrice du Centre national d'immunisation et des maladies respiratoires des Centres de contrôle et de prévention des maladies.
Publiées le 24 mars, ces directives indiquent aux hôpitaux de mentionner le Covid-19 comme cause de décès, qu'il y ait ou non des tests réels pour confirmer que c'est le cas. Au lieu de cela, même si le coronavirus n'était qu'un facteur contributif ou s'il est « supposé avoir causé ou contribué à la mort », il peut être inscrit comme cause principale.

La classification internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, ou CIM, a établi le code U07.1 pour les décès par infection à coronavirus. Il existe un code secondaire, U07.2, « pour le diagnostic clinique ou épidémiologique du Covid-19 lorsqu'une confirmation de laboratoire n'est pas concluante ou n'est pas disponible », selon les directives du CDC.


Commentaire : La Classification internationale des maladies (CIM) est une classification médicale codifiée classifiant les maladies et une très vaste variété de signes, symptômes, lésions traumatiques, empoisonnements, circonstances sociales et causes externes de blessures ou de maladies. Elle est publiée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et est mondialement utilisée pour l'enregistrement des taux de morbidité et des taux de mortalité touchant le domaine de la médecine. Source


« Parce que les résultats des tests de laboratoire ne sont généralement pas indiqués sur les certificats de décès aux États-Unis, le NCHS ne prévoit pas d'appliquer le code U07.2 pour les statistiques de mortalité. »

C'est là que se situe le problème.

« La cause sous-jacente dépend de la case utilisée sur le certificat de décès et de ce qui y est indiqué. Cependant, les règles de codification et de sélection de la cause sous-jacente du décès prévoient que le Covid-19 doit le plus souvent être inscrit comme la cause sous-jacente », peut-on lire dans les lignes directrices.


Commentaire : C'est écrit noir sur blanc. Le CDC gonfle artificiellement le taux de mortalité dû au Covid-19 en enjoignant les hôpitaux de ne pas tenir compte de l'ambiguïté ou d'autres facteurs impliqués dans la mort. Le résultat sera bien sûr une augmentation du taux de mortalité. C'est sans aucun doute ce facteur qui alimente l'hystérie du public pour mettre en place des contrôles supplémentaires.

Il existe une différence profonde entre une cause de décès définitive et la reconnaissance de facteurs également contributifs et/ou existants. La façon dont ces éléments conclusifs sont rapportés détermine pour toujours cette part de l'histoire du patient. Compte tenu du volume de cas concernés, il est peu probable qu'un deuxième examen permette de séparer les causes de décès afin d'obtenir à l'avenir une perspective utile sur les faits. C'est inutile, en effet, si l'on considère tout ceci comme une opération psychologique.
Les opérations psychologiques (PSYOP) sont des opérations visant à transmettre des informations et des indicateurs sélectionnés à des publics afin d'influencer leurs émotions, leurs motivations et leur raisonnement objectif, et en fin de compte le comportement des gouvernements, des organisations, des groupes et des individus.



« Le Covid-19 devrait être indiqué sur le certificat de décès pour tous les défunts, lorsque la maladie a causé ou est supposée avoir causé ou contribué au décès. Les certificateurs doivent inclure autant de détails que possible en fonction de leur connaissance du cas, des dossiers médicaux, des tests de laboratoire, etc. », poursuit la directive.

« Si le défunt souffrait d'autres affections chroniques telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive ou l'asthme qui peuvent également avoir contribué à son décès, ces affections peuvent être déclarées dans la partie II ».

Le président Donald Trump et les membres de son groupe de travail sur le coronavirus ont annoncé qu'ils s'attendaient à un nombre de décès dus au Covid-19 compris entre 100 000 et 240 000.

Dans un article du 2 avril, le Washington Post a déclaré que certains experts ne pensaient pas que les modèles de prédiction de la Maison Blanche étaient exacts. Ce n'est pas parce que ces experts pensaient que ce chiffre était trop élevé ou trop bas : c'est simplement parce qu'ils pensaient qu'il n'y avait pas encore assez de données pour déterminer une fourchette de mortalité.

« Nous n'avons aucune idée de ce qui se passe ici et maintenant, et nous ne savons pas ce que les gens feront à l'avenir », a déclaré Jeffrey Shaman, un épidémiologiste de l'université de Columbia dont les travaux ont été utilisés par la Maison Blanche pour déterminer les taux de mortalité. « Nous ne savons pas plus si le virus est saisonnier. »

Ces données ne sont d'aucune utilité lorsque les directives pour déterminer qui est réellement mort du coronavirus sont profondément vagues. Par exemple, que se passe-t-il lorsqu'une personne âgée souffrant de nombreuses affections sous-jacentes arrive à l'hôpital et meurt ? Que se passe-t-il lorsqu'une personne souffrant d'un cancer en phase terminale ou d'une insuffisance hépatique meurt à l'hôpital ? Si cette personne était en fin de vie et qu'aucun test n'est effectué et qu'aucune autopsie n'est pratiquée, que devons-nous supposer ?

Si aucun test n'est effectué et que les symptômes d'un patient sont suffisamment proches de ceux de la grippe saisonnière, le décès de cette personne sera-t-il automatiquement attribué au Covid-19 ? Et quelle différence cela ferait-il dans les chiffres, le cas échéant ?

Le Western Journal a envoyé un e-mail au CDC pour commentaires, mais n'a pas reçu de réponse à temps pour la publication de cet article.
Il ne fait aucun doute que ces directives vont gonfler les chiffres, la seule question est de savoir dans quelle mesure. Dans des endroits comme New York City, où les professionnels de la santé sont cruellement débordés, toute personne qui meurt d'une infection vaguement semblable au Covid-19 pourrait potentiellement voir le Covid-19 figurer sur la liste des causes de décès.

Considérez, par exemple, que le CDC estime qu'il y a eu entre 24 000 et 63 000 décès aux États-Unis dus à la grippe entre octobre et mars.
À New York, cela signifie-t-il que certains de ces décès ont été regroupés dans la catégorie Covid-19 ? Cela va-t-il continuer à se produire ? Si oui, cela pourrait fausser les données dans une direction sensiblement différente — et cela pourrait influencer l'intervention du gouvernement pour arrêter la propagation du virus. C'est une façon aléatoire de recueillir des données à un moment où celles-ci doivent être plus précises que jamais. Nous pouvons et devons faire mieux que cela.

Source de l'article initialement publié le 4 avril 2020 : Western Journal
Traduction : Sott.net