Muhammad Ali Jr.
© www.thisischriswhite.com
Mohamed Ali Jr.
Au quatrième anniversaire de la mort de Mohamed Ali, son seul fils biologique a déclaré que s'il était encore vivant, son père serait contre Black Lives Matter. Il a qualifié le mouvement de « raciste » et les manifestants de « démons ».

Le légendaire boxeur et activiste a lutté contre le racisme toute sa vie, mais Mohamed Ali Jr. dit que son père aurait été écoeuré de voir les manifestations sombrer dans la violence et les pillages après la mort de George Floyd.

« Ne foutez rien en l'air, ne saccagez pas les lieux », a-t-il déclaré au Post. « Vous pouvez protester pacifiquement. »

« Mon père aurait dit : "Des démons, voilà ce qu'ils sont. Mon père disait : "Toutes les vies comptent." Je ne pense pas qu'il serait d'accord [avec ce qui se passe - NdT].

Au sujet du mouvement BLM, Ali Jr., musulman comme son père, déclare : « Je pense qu'ils sont racistes. »

« Il n'y a pas que les vies noires qui comptent, les vies blanches comptent, les vies chinoises comptent, toutes les vies comptent, la vie de chacun compte. Dieu aime tout le monde - il n'a jamais favorisé personne. Tuer est mal, peu importe qui vous tuez », a déclaré Ali lors d'une interview d'une heure au Post.

En ce qui concerne les brutalités policières, Ali a défendu les forces de l'ordre en général.

Les policiers ne se réveillent pas le matin en se disant : « Je vais tuer un né--o aujourd'hui ou tuer un homme blanc », a-t-il déclaré. « Ils essaient juste de rentrer chez eux, dans leur famille, en un seul morceau. »

Mohamed Ali Jr. et Mohamed Ali.
© http://www.thisischriswhite.com
Mohamed Ali Jr. et Mohamed Ali.
Concernant le meurtre de Floyd sous le genou d'un policier blanc de Minneapolis, Ali a déclaré : « L'officier a eu tort de tuer cette personne, mais les gens ne réalisent pas qu'il y avait plus de séquences vidéos que celles qu'on nous a montrées. Ce type a résisté à l'arrestation, l'officier faisait son travail, mais il a utilisé la mauvaise tactique ».

Il est d'accord avec le président Trump sur le fait que les antifa ont fomenté des actes violents lors des manifestations pour Floyd et qu'il devraient être classés comme organisation terroriste.

« Ils ne sont pas différents des terroristes musulmans. Ils devraient tous avoir ce qu'ils méritent. Ils foutent en l'air des entreprises, tabassent des innocents dans le quartier, démolissent des postes de police et des magasins. Ce sont des terroristes, ils terrorisent la communauté. Je suis d'accord avec les manifestations pacifiques, mais les antifa, ils veulent tuer tout le monde.

« Black Lives Matter n'est pas un mouvement protestataire pacifique. Les antifa n'ont jamais voulu que les manifestations soient pacifiques. Personnellement, je les éliminerais tous. »

Mohamed Ali
© Bettmann Archive
Mohamed Ali embrasse son fils nouveau-né sous le regard de son épouse Belinda.
Père de deux enfants, Ali, 47 ans, vit à Hallandale Beach, en Floride, et a eu du mal à joindre les deux bouts ces dernières années, travaillant comme jardinier paysagiste et ouvrier du bâtiment. Il a déclaré auparavant qu'il ne recevait qu'une allocation mensuelle de 1 000 $ provenant de la succession de son père, estimée à 60 millions de dollars.

« The Greatest » a eu neuf enfants - Mohamed Jr, huit filles et un fils adoptif, Asaad Amin - de quatre épouses. Junior était son quatrième enfant par sa première épouse, Belinda Boyd, qui s'est convertie à l'islam et se fait appeler Khalilah Ali.

Après que le champion à la retraite a épousé sa dernière femme, Lonnie Williams, en 1986, les liens entre le fils et le père ont commencé à se distendre, jusqu'à se rompre complètement au cours de la dernière décennie de la vie d'Ali. Ali blâme sa belle-mère pour cet éloignement.

Alors qu'Ali passait ses derniers jours dans sa propriété de Scottsdale, en Arizona, Ali Jr. vivait dans un appartement miteux et exigu à Englewood, dans le South Side de Chicago, une ville ravagée par la criminalité. Il s'est séparé de sa femme Shaakira peu après la mort de son père, le 3 juin 2016.

Malgré les fortes tensions entre la communauté noire et la police de Chicago - surtout après que Laquan McDonald, 17 ans, a été abattu en 2014 par un policier plus tard reconnu coupable du meurtre - Ali dit qu'il n'a jamais été stigmatisé par les flics à cause de sa couleur de peau, et il les défend contre les accusations de racisme institutionnel.

Mohamed Ali Jr
© http://www.thisischriswhite.com
Mohamed Ali Jr. avec sa femme, Shaakira, et leurs deux enfants, chez eux à Chicago, en 2014.
« Tous les policiers ne sont pas mauvais, il y en a juste quelques-uns qui le sont. Il y a une poignée de policiers qui sont malhonnêtes, ils devraient être en prison, a-t-il déclaré. « Je n'ai jamais vécu de mauvaise expérience avec un flic. Ils ont toujours été amicaux et ils me protègent. Je n'ai pas de problème avec eux. »

Ceci, malgré le fait qu'il a été détenu et interrogé deux fois par la TSA (agence nationale américaine de sécurité dans les transports - NdT) en vertu de l'interdiction de voyager imposée par le président Trump à sept pays à majorité musulmane. Ali a été libéré les deux fois.

Ali en rajoute une couche, qualifiant Black Lives Matter de mouvement de division.

« Ils ont une position racialiste, déclare-t-il. Ils montent les Noirs contre tous les autres. Ils suscitent des incidents racialistes ; je déteste ça. »

Ali a déclaré qu'il soutenait le président Trump et que son père - qui a été emprisonné pour refus d'être enrôlé pendant la guerre du Vietnam sur la base de ses croyances religieuses - l'aurait également soutenu.

Ali, qui a été ravagé par la maladie de Parkinson avant de mourir à 74 ans, a été politiquement ambivalent la majeure partie de sa vie. Il a d'abord soutenu le démocrate libéral Jimmy Carter, avant de soutenir la réélection du républicain conservateur Ronald Reagan (qui n'était soutenu que par 9% des Noirs).

Mike Tyson
© http://www.thisischriswhite.com
Mohamed Ali Jr. pose avec son père et Mike Tyson dans les années 1980.
« Je pense que Trump est un bon président. Mon père l'aurait soutenu. Trump n'est pas raciste, il est pour tout le monde. Ce sont les démocrates qui sont racistes et sectaires.

Ces [politiciens démocrates] qui disent que les vies noires sont importantes, qui êtes-vous pour dire ça, bon sang ? Vous n'êtes même pas noirs.

Les démocrates n'en ont rien à foutre de personne. Hillary Clinton n'en a rien à foutre des autres, elle essaie de ne pas finir en taule.

Trump est bien meilleur que Clinton et Obama. ... Le seul à avoir tenu ses promesses est Donald Trump. »

Traduction : SOTT
Article initialement publié en anglais le 20/06/20 dans le New York Post