Le système universitaire des Etats-unis a la réputation d'être le meilleur du monde. Pour les chercheurs qui ont rejoint les établissements américains d'excellence - jeunes doctorants, post-doctorants talentueux, professeurs confirmés - , les réformes engagées depuis plusieurs années par la France sont-elles suffisamment attractives pour qu'ils reviennent dans l'Hexagone, pour qu'ils contribuent à l'effort national de compétitivité de notre enseignement supérieur ?
Qui sont ces expatriés du savoir ? Comment perçoivent-ils l'université française ? Pourquoi ont-ils quitté notre pays ? Surtout, sont-ils partis définitivement ?

© Inconnu
Cette Etude s'efforce de répondre à ces questions. Fondée sur de nombreux témoignages et sur des sources inédites, elle livre des renseignements précis sur l'ampleur de la diaspora académique française aux Etats-unis. Elle formule 12 propositions pour entretenir la dynamique de réforme de nos universités, afin de leur communiquer la stature mondiale qui devrait être la leur.
L'auteureIoanna Kohler est directrice des programmes de politique sociale (policy programs) à la French-American Foundation U.S., à New York.
Ancienne élève des classes préparatoires aux grandes écoles, elle est diplômée de la section internationale de Sciences Po Paris, et titulaire d'une maîtrise de lettres et d'une licence de cinéma de l'université de Paris III - Sorbonne nouvelle. Elle a également obtenu un diplôme de relations publiques à New York University.
Ioanna Kohler a publié, avec Daniel Sabbagh, directeur de recherche au CERI - Sciences Po, «
Promouvoir l'égalité des chances dans l'enseignement supérieur sélectif : l'expérience américaine des percentage plans et sa pertinence dans le contexte français » (2008, French-American Foundation U.S.). En 2009-2010, elle a participé au programme annuel du think tank
National Center for Public Policy and Higher Education qui regroupe 15 jeunes professionnels de talent sélectionnés à l'échelle des Etats-Unis.
Ioanna Kohler est née à Londres et a passé son enfance en Grèce. Elle vit à New York depuis 2005.
Lien vers l'étude rédigée par Ioanna Kohler
Commentaire : Certes ledit rapport provient de la French-American Foundation. Il dresse pourtant un diagnostic intéressant de la recherche française et propose une série de 12 mesures qui pourraient améliorer la situation actuelle (à mon grand étonnement pas de privatisation à tout crin, d'ultralibéralisme, d'hypercompétitivité, de labos à la botte des entreprises...). N'hésitez pas à y jeter un oeil avant de le commenter.
Savez-vous ce qu'est en réalité la French-American Foundation, et quel est le but réel de ses activités ? Ou est-ce de l'humour au 5e degré ? Je n'ose pas imaginer qu'un lézard se serait glissé parmi vous...
Si vous le souhaitez, vous pouvez avoir tous renseignements chez Thierry Meyssan. Vous trouverez aussi facilement sur le net avec le mot clef "alumni" la liste de toutes les "personnalités" de la presse, enseignement supérieur, politique, industrie... de nationalité française que cet "organisme" a pris dans ses filets depuis son installation en France, sous Miterrand.
Toutes connexions que vous pourrez faire avec les participants de même nationalité aux réunions Bilderberg et autres brillants "organismes", ainsi qu'avec la dégradation exponentielle de ce qu'était la France ne seront peut-être pas fortuites.
Danse la vie