Preuve qu'au-delà du théâtre militaire ukrainien où se joue ce qui reste de la crédibilité de son hégémonie coloniale mondiale, la ploutocratie occidentale est aujourd'hui en (très) grande difficulté, non seulement sur le plan géopolitique (où les séismes se multiplient jusqu'au cœur de ses zones d'influence (néo-)coloniales privilégiées), mais aussi sur le plan économique, comme celui de l'accumulation capitalistique : malgré la concentration croissante des richesses en la faveur des plus riches (un processus renforcé depuis la crise des subprimes et le Covid-19), le premier semestre 2022 a vu le nombre des personnes les plus fortunées chuter dans le monde... Selon un rapport du
Wealth-X, à l'échelle internationale, « la chute de la population d'individus ayant une très grande valeur nette (UHNW) a été évaluée à 6 %, soit jusqu'à 392 410 personnes. (...) Pour être répertorié dans ce groupe des plus fortunés, il faut disposer d'actifs à investir d'au moins 30 millions de dollars. En 2019, il ne représentait que 0,003 % de la population, mais possédait 13 % de toutes les richesses mondiales ».