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© Stéphanie LétourneauDavid Vincent au moment de sa comparution en mai 2013
David Vincent, 26 ans, a plaidé coupable le 26 mai de leurre informatique dans le but d'avoir des relations sexuelles avec trois élèves de l'école secondaire La Source où il faisait de la suppléance au moment des faits.

Entre février en mai 2013, David Vincent, qui sévissait sous le pseudonime Censtar et qui avait une conjointe depuis huit ans, a pris contact avec ses victimes via le site de clavardage Skyrock.

Dès la première rencontre virtuelle avec une ado de 13 ans, mais qui prétendait en avoir 15, il lui a proposé à quatre reprises de louer une chambre d'hôtel pour avoir une relation sexuelle. La conversation va très loin, l'enseignant lui décrivant même son organe génital «pour savoir si elle le voulait», lui a-t-il écrit. L'accusé affirme de son côté avoir 25 ans et s'appeler David.

Prof à La Source, mais lequel?

David Vincent a raconté à sa seconde victime, une fille de 14 ans qui n'a pas menti sur son âge, qu'il était enseignant à l'école La Source et qu'il n'avait aucun soucis à avoir une relation sexuelle avec une adolescente. Il l'interroge sur ce qu'elle pense des relations sexuelles entre les profs et les étudiantes. Il poursuit en lui demandant de faire un tour de voiture ou de louer une chambre d'hôtel.

L'adolescente savait qu'il était prof à La Source, mais ne savait pas lequel. Elle lui demande donc de faire un échange par webcam où elle prendra une photo de Vincent. Ce dernier ignore que les trois victimes sont des amies et qu'elles se parlent de leurs discussions avec Censtar. Une des victimes avouera qu'elle a peur. La seconde victime montrera la photo de Vincent à la troisième victime qui réussira à l'identifier puisque David Vincent avait fait un stage dans sa classe. David Vincent a proposé à sa troisième victime d'avoir une relation sexuelle au centre d'achat et de la payer pour des services sexuels.

Une plainte sera portée à la police, ce qui mènera à l'arrestation de l'enseignant suppléant en mai 2013. Son avocat, Me Claude Boulianne, a iniqué que David Vincent n'avait aucun antécédent judiciaire et qu'il est suivi par un sexologue. Aussitôt qu'il a été arrêté et accusé, la Commission scolaire de Rouyn-Noranda a retiré David Vincent de ses classes. Elle a aussi offert de l'aide aux élèves qui en ressentaient le besoin.

Après son arrestation, David Vincent a été interrogé pendant plus de six heures par les policiers. Il a admis les faits, s'est excusé et a dit regretter ses gestes.

La juge Nancy McKenna a demandé qu'un rapport pré-pénal et qu'un rapport psychosexuel soient produits. David Vincent recevra sa peine le 29 août. Il s'expose à une peine maximale de 10 ans de prison. La peine minimale est de 12 mois. En 2007, le gouvernement Harper a rendu les peines plus sévères en pareille matière.