
En début de soirée le 25 juin, une jeune femme prénommée Lola avait appelé le commissariat depuis la ruelle où ses agresseurs l'auraient attaquée, près d'un boulevard très fréquenté de Perpignan. Selon ses déclarations, elle venait d'être victime d'un viol par un homme, sous la menace d'un couteau, tandis que son complice avait "filmé la scène avec un téléphone portable".
La jeune femme a été entendue en garde à vue pendant près de 24 heures, a indiqué jeudi une source policière. Les enquêteurs du commissariat de Perpignan souhaitaient interroger la victime présumée sur "des incohérences dans ses déclarations", selon cette source policière confirmant une information mise en ligne par le quotidien l'Indépendant jeudi matin. Et selon son avocat, Lola est passée aux aveux : elle a inventé l'agression.
Ce mensonge pourrait exposer la jeune femme à des poursuites pour dénonciation mensongère d'un crime ayant "exposé les autorités judiciaires à d'inutiles recherches", un délit passible de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende.
L'affaire avait été très médiatisée, la jeune femme ayant elle-même lancé un appel à témoin, en pleurs, à la radio et organisé une conférence de presse, demandant qu'on arrête de passer les viols "dans les faits divers comme si ce n'était pas quelque chose de grave". "Je suis là aussi pour dire à mes agresseurs que je ne lâcherai pas et qu'on finira par les retrouver", avait-elle dit, filmée au côté de son compagnon. Une marche de soutien avait réuni 450 personnes à Perpignan le 6 juillet, avec en tête de cortège Lola et ses proches brandissant une banderole disant : "je montre mon visage, montrez-nous le vôtre", à l'attention des agresseurs.



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