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Si vue comme une science de l'hérédité, l'eugénisme n'était rien de nouveau. Les humains ont utilisé des méthodes de reproduction depuis des millénaires, dans le but d'obtenir le meilleur de leurs récoltes et bétails. Mais, dès qu'elle fut appliquée aux êtres humains en tant qu'ultime solution aux problèmes sociaux, l'eugénisme est devenu le moyen par lequel un nouveau régime psychopathique et technocratique se matérialiserait.

Bien que répugnant pour beaucoup aujourd'hui, l'eugénisme n'existait pas dans un vide. Les problèmes sociaux causés par les guerres civiles et mondiales, l'industrialisation de masse, la perte d'un mode de vie agraire, et la prolifération de la maladie et la dépendance au médicament dans les zones urbaines, exigeaient des solutions. Mais, comme un virus d'ordinateur, il y avait une idée plus insidieuse au sein de l'eugénisme, qui équivalait à assimiler la majorité de la société à du bétail - des unités extensibles et des bouches inutiles. Au lieu de mener au salut, l'eugénisme finira par apporter des camps de concentration à partir des colonies chez soi jusqu'aux voisinages de quartier pour s'occuper de cette pacotille humaine.

Aujourd'hui, nous n'avons pas l'eugénisme. Nous avons la Guerre au Terrorisme. Tous deux ont institutionnalisé la terreur et les Gros Mensonges, et ont servi comme le pourvoyeur du virus insidieux de l'hygiène raciale, cependant, bien dissimulé.

L'eugénisme

En septembre 1859, le soleil semblait avoir touché la terre, avec d'énormes rafales électromagnétiques perturbant le système téléphonique fraichement né. Un auteur déclara, « Ce qui ressort de ces rapports est l'étonnement, la crainte, et même le plaisir que le monde a vécu pendant une semaine - suivis par une prise de conscience sérieuse de la proximité de notre planète de son étoile indispensable. » Une autre personne observa, « Immédiatement, j'ai reçu une très grosse décharge électrique, qui m'a assommé pendant un moment, » écrivit Royce au New York Times. « Un vieil homme qui était assis en face de moi, et juste à quelques mètres, a dit qu'il a vu une étincelle de feu bondir sur mon front. »

Quelques mois plus tard, le 24 novembre 1859, Charles Darwin publiait « l'Origine des espèces » et changeait la face de la biologie. Dix ans plus tard, Sir Francis Galton, un homme très populaire et nanti, inventa le terme « eugénisme ». Il dressa également les buts pour son nouveau mouvement eugénique :
La persistance dans la mise en avant de l'importance nationale de l'eugénisme. Il y a trois étapes à franchir : (1) Il doit être rendu familier en tant que question académique, jusqu'à ce que son importance exacte ait été comprise et acceptée comme un fait. (2) Il doit être reconnu en tant que sujet dont le développement pratique mérite une sérieuse considération. (3) Il doit être introduit dans la conscience nationale, comme une nouvelle religion. Il a, en effet, de fortes prétentions à devenir une religion orthodoxe, la croyance du futur, pour que l'eugénisme coopère avec les mécanismes de la nature en assurant que l'humanité sera représentée par les races les plus adaptées.
En tant que religion, l'eugénisme pouvait avoir été nouveau, mais en tant que mentalité, il ne l'était certainement pas. La Sélection Naturelle fait un dieu horriblement psychopathique, un dieu qui pourrait aussi bien être résumé comme un meurtrier sans pitié et un amoureux du privilégié. Ce fut le dieu du colonialisme et du chaos, et à la suite de la guerre civile, l'Amérique était sans réserve à bord du train de l'eugénisme. Après la Première Guerre mondiale, l'Allemagne y sauta à pieds joints aussi.

Bildungsbürgertum était le nom donné rétrospectivement à la classe moyenne allemande du milieu du 19e siècle. Dévouée à l'éducation et la science, l'Allemagne devint une autorité en recherche biologique. Le scientifique allemand était différent de ses homologues britanniques dans sa dévotion au « supra-organisme » allemand. Cette dévotion à l'état, l'économie, et la vie privée mena cette classe hautement érudite à insuffler la recherche biologique avec des termes nationalistes. L'Allemagne était vue comme un tout, un organisme [1] :
Les biologistes allemands avancèrent sur des concepts philosophiques et historiques organicistes distincts dans l'analyse des processus développementaux. Ces idées biologiques étaient distinctes des autres traditions de pensée raciale, y compris celle de la pureté raciale aryenne [...]

Le darwinisme social donna la légitimité à une multitude d'intérêts dans une société industrielle en expansion, et ne peut être identifié comme une idéologie exclusivement raciste de droite. Il favorisa la formulation de concepts d'une société unifiée et en développement qui faisait partie d'une transformation de la pensée libérale et de la gauche.
Les crises d'une Allemagne s'industrialisant rapidement, avec une énorme poussée des populations urbaines, accompagnée des augmentations à la dépendance et la maladie, ont mené certains membres de la classe moyenne à penser fortement aux pratiques eugéniques. L'eugénisme positif signifierait l'éducation de la société et une reproduction sélective pour les caractères les plus positifs. L'eugénisme négatif signifierait l'élimination de ceux qui étaient jugés impropres à la vie. Ainsi, la pratique réelle de l'eugénisme négatif mènerait soit au meurtre, soit à une intrusion autoritariste dans la vie privée. L'idée fut développée avec l'objectif d'être utilisée à des fins psychopathiques. Mais l'intention n'était, bien sûr, rien de nouveau.

En 1883, l'Afrique du Sud-Ouest était sous le contrôle de l'Allemagne. Heinrich Göring, père du psychopathe Hermann Göring, était responsable de mettre la pureté raciale à l'épreuve. Le premier camp de concentration a été construit dans la colonie africaine du sud-ouest d'Allemagne de Namibie, où des anthropologistes ont attesté que les camps de concentration seraient appropriés pour forcer les races inférieures à aller dans la tombe, là où elles appartenaient :
Shark Island, avec sa situation pittoresque, fut le site du premier camp de la mort au monde - l'invention germanique qui culmina dans l'holocauste de la Seconde Guerre mondiale, le plus grand crime de masse du 20e siècle.

Trois mille cinq cents Africains innocents furent liquidés ici aux mains des Allemands, des décennies avant l'ascension d'Adolf Hitler et du parti nazi, avec l'assentiment tacite de l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, et ses ministres.
Il n'y avait rien de nouveau concernant les colonialistes psychopathiques commettant des meurtres de masse. L'hygiène raciale, d'un autre côté, devait aussi être menée dans le voisinage de quartier.

En 1905, Alfred Ploetz forma la première société eugénique en Allemagne. Un scientifique qui avait exploré les dilemmes moraux inhérents dans la « science », Ploetz voulait organiser « l'hygiène raciale » (le terme qui était une de ses contributions au domaine) comme un fondement scientifique aussi solide que possible. À partir de 1911, l'hygiène raciale fit des avancées significatives, avec beaucoup de personnes convaincues que la dégénérescence de la société nécessitait la suppression des individus les plus malades. L'assistance publique en tant qu'institution, était vue comme archaïque [2]. Pourtant, des propositions de recherches ouvertement racistes, même celles acceptées par le Kaiser, furent arrêtées par des instituts de recherche en raison de leur engagement à l'intégrité scientifique [3].

Cependant, avec la destruction causée par la Première Guerre mondiale, les choses changèrent rapidement. Comme mit en lumière le père de Dietrich Bonhoeffer, Karl Bonhoeffer, la guerre changea totalement les valeurs allemandes [4] :
[S]ous les difficiles expériences de la guerre, nous étions forcés de valoriser la vie humaine individuelle différemment d'avant, et que durant les années de faim pendant la guerre, nous devions nous résigner à regarder alors que nos malades institutionnalisés mouraient en masse de malnutrition, et presque à accepter ceci dans l'esprit que ce sacrifice pourrait avoir sauvé les vies des vaillants. Cette accentuation du droit du vaillant à l'instinct de préservation, comme c'est impliqué dans une période de disette, recèle un risque d'exagération...
Nazi
© Archiv zur Geschichte der Max-Planck-Gesellschaft
Des drapeaux nazis flottant sur l’Institut Kaiser-Wilhelm d'anthropologie, de l’Hérédité Humaine et d’Eugénisme, années 1930.
Cette destruction des valeurs traditionnelles allemandes teinta chaque pan de la vie allemande. À la suite de la traumatique fin de la Première Guerre mondiale et de ses hyperinflation et révolution résultantes, la nouvelle République de Weimar détermina que près d'un quart, sinon plus, de la population était éligible pour l'assistance publique, et un 2,4 millions de plus qui étaient totalement passés au travers des filets de l'assistance publique [5]. L'argent n'avait plus de valeur et les gens erraient au gré du vent, d'un vent malsain. L'état n'avait pas les moyens de répondre aux énormes demandes. Durant les années qui suivirent, ce fut le chaos.

En 1927, la fondation Rockefeller a fourni les fonds additionnels nécessaires pour développer l'Institut Kaiser-Wilhelm d'anthropologie, de l'Hérédité Humaine et d'Eugénisme. L'Institut commencerait immédiatement à planifier la recherche, mais théoriquement, pour des desseins purement théoriques. Comme le remarqua le Dr Fischer [6] :
« Aujourd'hui, il n'est plus possible pour le scientifique d'éviter totalement les questions si notoires en politique, de la signification de la race pour une nation et de l'humanité. Mais il doit les étudier objectivement, et non les attaquer d'une façon agitée. En réalité, nous sommes encore infiniment loin de quelconques découvertes probantes sur ces problèmes. Cependant, il est sûrement justifié de demander ce que signifie la race et l'appartenance à une race ou ne signifie pas, pour des nations et pour des groupes de cultures. Il est impératif que ces questions soient éclairées scientifiquement par les anthropologistes. La clef est de ne pas générer de préjudice racial, mais la connaissance de la race. »
Le problème n'était pas l'étude de la race. Le problème était le manque de conscience de la psychopathie. Avec les nazis à l'ascension, et Adolf Hitler suivant de près les progrès de l'eugénisme étasunien et adoptant leur idée du surhomme aryen, l'idéologie fut spoliée, les politiques qui avaient été établies furent piratées, et l'eugénisme fut placé sur un chemin vers la domination totale du vulnérable par le « privilégié » [7] :
« Le professeur Fischer avait vociféré sur un jeune national-socialiste, le Dr Conmti, durant une réunion de commission : « Votre parti n'a pas eu une durée de vie presque aussi longue que notre mouvement eugéniste ! » Le professeur Goldschmidt, l'un de ceux qui rédigèrent la loi préliminaire, se rappellerait plus tard : « Les nazis s'emparèrent de la globalité du projet et utilisèrent ensuite les méthodes les plus inhumaines et exécrables pour appliquer les mesures anthropiques, celles que nous avions consciencieusement et de manière responsable esquissées, dans la pratique quotidienne. »
Le 14 juillet 1933, la Law for the Prevention of Genetically Diseased Offspring (Loi pour la Prévention de la Descendance Génétiquement Malade - NDT) fut passée au Reichstag. Connue comme la « Loi de Stérilisation », elle était fondée sur la législation du modèle étasunien d'Harry H. Laughlin, superintendant du ERO (Eugenics Registration Office - Bureau du Régistre de l'Eugénisme - NDT), un fervent défenseur de l'eugénisme qui, de concert avec beaucoup d'autres soutiens étasuniens, jalousait le règlement nazi des problèmes sociaux :
« Bien que les national-socialistes cataloguèrent les Juifs comme « l'ennemi » racial le plus dangereux du peuple germanique, leurs politiques raciales s'étendaient aussi aux autres groupes biologiquement définis dont les membres partageaient les caractéristiques ethniques, sociales, ou médicales ; ils étaient, aussi, combattus via l'eugénisme ou l'hygiène raciale. »
Mais la fin ultime de l'eugénisme dans l'Allemagne nazie n'était pas la stérilisation. Les eugénistes avaient beaucoup d'options à considérer en plus de cela, y compris la ségrégation et le meurtre. L'idéologie était, plus qu'autre chose, un masque adéquat pour la psychopathie et la sociopathie qui avaient mariné pendant les longues, torturantes années entre les Première et Seconde Guerres mondiales. L'hygiène raciale acheva la sélection pour la psychopathie lorsque les SA et ensuite les SS formèrent la force motrice derrière l'institutionnalisation de la terreur [8].
En tant que priorité, Heidrich mit en place les Einsatzgruppen au sein de la SS pour tuer la population civile juive derrière les lignes de front. Cependant, il n'était pas possible de tuer onze millions de Juifs européens de cette manière. La technologie moderne, sous la forme du gaz, serait nécessaire. Heidrich pouvait faire appel à l'expérience moderne de ceux qui avaient été entraînés à tuer les patients psychiatriques avec le monoxyde de carbone puisque, environ à cette époque, le programme d'euthanasie fut stoppé.
La guerre au terrorisme

Malgré les leçons de l'holocauste, l'eugénisme était encore assez populaire dans les années 1970, et il est vivant et bien présent aux É.-U. de nos jours, où, entre 2006 et 2010, au moins 148 femmes furent stérilisées illégalement dans une prison de Californie.

Mais l'eugénisme et « l'hygiène raciale » étaient l'une des nombreuses voies pour façonner l'infrastructure nécessaire à la « solution finale ». Aujourd'hui, c'est assez différent, mais le but est le même : en témoigne la guerre au terrorisme. Qui aurait imaginé qu'un film comme American Sniper, avec l'assassinat de sang-froid de personnes innocentes, serait si populaire ? Les gens « normaux » sortent du cinéma, déprimés qu'il y ait une fin aussi triste pour un meurtrier de femmes aussi courageux, et fiers du rôle de leur pays dans le massacre de « Musulmans ». Les nombreux faux drapeaux de la guerre au terrorisme et la démonisation de toutes choses musulmanes ont créé l'institutionnalisation du terrorisme aux États-Unis, et dans la majorité de l'Europe.

Mais nous devons regarder d'où la guerre au terrorisme prit son origine pour avoir une image exacte. Le premier suspect est, comme une personne informée le suspecte déjà, l'État d'Israël.

L'idée des gouvernements israéliens du Manifest Destiny a conduit à la création de colonies illégales, le lent génocide du peuple autochtone dans la plus grande prison à l'air libre du monde, et un consentement qu'Israël est un état seulement pour les Juifs. Comme a déclaré Netanyahou en 2014 :
« L'État d'Israël fournit des droits pleinement équitables, des droits individuels, à tous ses citoyens, mais il est l'état nation d'un seul peuple - le peuple juif - et d'aucun autre peuple. Et par conséquent, afin de soutenir le statut de l'État d'Israël en tant qu'état nation du peuple juif, j'ai l'intention de soumettre une loi fondamentale qui ancrera ce statut. »
Et, comme Ilan Pappe souligna concernant le massacre gazaoui en 2014 :
[Q]uel que soit la vision sioniste d'un état juif puisse être, elle ne peut uniquement se matérialiser sans un nombre significatif de Palestiniens en son sein.
C'est tout le désir du Plan sioniste pour le Moyen-Orient qui, depuis le 11 septembre, a été le but primordial de l'armée des États-Unis, à travers sa manipulation de l'EIIS, Boko Haram, Al-Qaïda et d'autres encore sur la table de travail. Comme Robert Fisk le souligna précisément, les États-Unis et Israël sont, lorsqu'on en vient à la politique étrangère, inséparables. Et le Plan sioniste pour le Moyen-Orient est le modèle parfait de ce que nous avons vu se dérouler ici. Quant aux citoyens d'Israël eux-mêmes, ils ont été soumis à tellement de propagande qu'ils vivent, comme le nomme Gideon Levy, dans une réalité parallèle :
Le désastre de Gaza est monstrueux. Aucune mention de cela n'est faite dans le discours israélien et certainement pas dans la campagne électorale la plus abêtie, creuse que nous n'ayons jamais vu ici. C'est difficile à croire, mais les Israéliens ont inventé une réalité parallèle, coupée de la réelle, une réalité impitoyable, insensible, niante, alors que tout ce malheur, la plupart de leur propre fait, se déroule à une courte distance de leurs maisons. Des bébés gèlent à la mort sous les décombres de leurs maisons, des jeunes risquent leurs vies et traversent la barrière de la frontière pour récupérer une portion de nourriture dans un entrepôt israélien barré. Quelqu'un a-t-il entendu parler de cela ? Quelqu'un s'en soucie-t-il ? Quelqu'un comprend-il que cela mène à la prochaine guerre ?
Dans cette réalité parallèle, il est en réalité dangereux de se soucier du sort des Palestiniens, et cette réalité a été exportée à travers les États-Unis et l'Europe. Et la force motrice à la création de cette réalité est les organisations terroristes formées, entraînées, et financées par les Occidentaux et Saoudiens.

Les « terroristes musulmans », c.-à-d. les combattants par procuration, ont attaqué l'Occident maintes et maintes fois, augmentant le sentiment antimusulman, et créant une atmosphère très similaire à celle retrouvée à la suite de la « nouvelle compréhension » de l'eugénisme dans l'ère du national-socialisme allemand.

Au Canada, une nouvelle loi antiterrorisme rendra cela plus facile aux policiers d'arrêter et de détenir ceux qu'ils suspectent d'être capable d'extrémisme. Conditionné comme ils le sont pour voir les Musulmans comme des terroristes, on peut s'attendre à ce que les policiers réalisent l'objectif de la loi :
Six jeunes adultes musulmans se tiennent devant une mosquée tard le soir, dans une discussion animée, dans une certaine langue étrangère. Ils débattent peut-être des qualités du nouvel album Drake. Ils parlent peut-être de jeux vidéo, ou de sports, ou des filles, ou prônant la destitution du gouvernement Harper. Qui sait ? Il n'y a aucune preuve dans un sens ou dans l'autre, Juste des stéréotypes. Mais la nouvelle norme de l'arrestation et la détention - raison de suspecter qu'ils puissent commettre un acte - est si légère qu'un policier pourrait être tenté de les arrêter et les détenir dans le but d'enquêter plus avant.
Et bien sûr, au Canada, comme il en est dans la majorité de l'Occident, porter un foulard vous entraîne pour sûr dans d'énormes quantités de problèmes. Dans un incident, un juge canadien a refusé d'auditer une affaire du fait d'un foulard d'une femme, et a renvoyé l'affaire indéfiniment, la réprimant pour une telle « impolitesse ».

En France, un bourbier racial et religieux a renforcé le soutien à la guerre au terrorisme. Un pays « laïque » qui, officiellement, dénonce la religion, mais en privé, approuve le catholicisme amical d'état, la France a prouvé à maintes et maintes reprises qu'une identité musulmane est antithétique à l'hypocrite état français « laïque ».

Les attentats sous faux drapeau à Charlie Hebdo menacent par conséquent de déchaîner une vague de haine comme le fit l'eugénisme aux mains des nazis. La violence qui s'en suivit ressemblait aux genres de violences malsaines déclenchées en vagues préalablement à la Kristallnacht, qui fut elle-même imposée sur l'Europe par les nazis, attendant le bon moment pour exterminer les Juifs. La démonisation de toute chose musulmane a abouti à leur ségrégation dans la société :
Les Français les ont appelés « Les cités ». Les « ghettos » sont spécialement construits pour les immigrants exclus et privés de droit électoral des colonies étrangères nord-africaines de la France - en majorité des Arabes et Musulmanes - et d'autres parties du globe. Parquées aux périphéries des grandes villes de France, « Les cités » se sont révélées être des laboratoires pour la contestation et la résistance contre l'oppression. Les enfants des immigrants qui construisirent la France après la Seconde Guerre mondiale sont repoussés plus loin à l'extérieur de la société française.
Les 147 attaques antimusulmanes qui se sont produites en France depuis l'horrible massacre à Hebdo, avec environ 80 % des attaques focalisées contre les femmes, ont montré qu'une étape significative avait été franchie. Ces multiples attaques contre des femmes vulnérables sont la preuve d'un profond dégoût. Agissant comme par confirmation, il y a eu un basculement autoritaire radical au sein du gouvernement et des forces de police. Comme le souligna le World Socialist Website :
La stimulation officielle d'un climat de crainte et de suspicion envers les Musulmans a même conduit la police à enquêter sur des écoliers dénoncés par des fonctionnaires scolaires ou des tierces personnes.

Nice-matin rapporta qu'une école à Nice appela la police après qu'un élève de huit ans ait dit, « Je ne suis pas Charlie. Je suis du côté des terroristes. »

Le garçon fut gardé pour un interrogatoire de deux heures par la police sur la suspicion du crime « d'apologie pour actes de terrorisme », bien que le directeur régional de la sécurité publique ait déclaré : « L'enfant ne savait manifestement pas ce qu'il disait. Nous ne savons pas où il a pris cette idée. »
Et aux États-Unis, le meurtre de 3 étudiants musulmans à l'Université de Caroline du Nord à Chapell Hill n'éveilla quasiment aucune attention. Les Musulmans continuent d'essuyer d'énormes quantités de critiques et d'attaques à cause du Grand Mensonge qui affirme que les Musulmans sont des terroristes :
Lorsqu'interrogés anonymement dans un sondage PEW s'ils avaient été menacés ou agressés dans les années précédentes, 6 pour cent de Musulmans ont dit qu'ils l'avaient été. Étant donné que la population musulmane était de 2,6 millions en 2010, les réponses au sondage PEW suggèrent qu'environ 156 000 Musulmans furent victimes de crimes haineux. Le département de la justice note que deux tiers des crimes haineux ne sont pas rapportés, car les victimes croient que la police ne peut ou n'aidera pas. Ceci est particulièrement vrai pour les Musulmans, qui ont été les cibles d'une surveillance massive, déportation, interrogatoires et autres harcèlements par les forces d'ordre locales et fédérales durant les 14 dernières années. Cette minutie excessive a érodé la confiance nécessaire aux victimes pour rapporter les crimes haineux.
Bien que nous sachions que la plupart des « complots terroristes » déjoués aux É.-U. étaient l'œuvre du FBI, cela n'arrêtera pas les gouverneurs tels Scott Walker de comparer les personnes de la classe moyenne laborieuse à des terroristes. Et c'est parce que l'institution de la « guerre au terrorisme » a étendu son emprise sur tout et n'importe qui à vue, rendant tout ce qu'un autoritariste n'aime pas pour un acte d'extrémisme.

L'extrémisme est l'enfant des stéréotypes antimusulmans. Et ceci, aussi, est un « problème ». Si vous souhaitez être en bonne santé, vous êtes peut-être un extrémiste. Si vous ne vaccinez pas votre enfant, vous êtes peut-être un extrémiste. Si vous conservez de la nourriture dans votre logement, vous êtes peut-être un extrémiste. Et si vous remettez en question les Grands Mensonges, vous êtes définitivement un extrémiste. Et l'extrémiste est tellement associé au « meurtrier » qu'il infecte tout ce qu'il touche.

Et pourtant, alors que les Musulmans et les « extrémistes » sont utilisés comme boucs émissaires pour les problèmes à travers le monde, l'Occident est pillé de manière systématique. Comme le journaliste Greg Palast, l'homme qui a enquêté sur la marée noire de la BP et l'argent qui transite en hauts lieux, nota dans son interview sur la radio interactive SOTT, que beaucoup des élites qu'il a enquêté sont pleinement conscientes des effets de leurs prédations sur la société, et ils y sont accrocs. Tout comme durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les énormes corporations ont profité du travail en camp de concentration et de l'infrastructure technologique nécessaire à le maintenir, les élites modernes profitent de la destruction de masse.

Dans le nouveau millénaire, les riches et les puissants sont toujours acharnés à faire le « travail de Dieu » :
Ainsi, ce sont les affaires comme d'habitude, puis sans égard si cela fait hurler la plupart des gens au clair de lune ? Goldman Sachs, ce pilier du marché libre, éleveur de super citoyens, objet d'envie et d'effroi, continuera à collecter, devenant plus riche que Dieu ? Un sourire malicieux s'étale sur la face de Blankfein. Appelez-le gros richard qui se moque du public. Appelez-le le méchant. Appelez-le comme vous voulez. Il est, dit-il, juste un banquier « réalisant la tâche de Dieu ».
La religion de Sir Francis Galton est vivante et tenace. Comme Saskia Sassen écrit dans son livre « Expulsions: Brutality and Complexity in the Global Economy » (Expulsions : brutalité et complexité dans l'économie mondiale - NDT) [9] :
L'inégalité, si elle continue d'augmenter, peut à un certain point être plus justement décrite comme un genre d'exclusion. Pour ceux à la base ou dans la moyenne pauvreté, cela signifie l'exclusion de l'espace de vie ; parmi ceux au sommet, cela semble avoir signifié la sortie des responsabilités de l'appartenance à la société via l'autosuppression, l'extrême concentration de la richesse disponible dans une société, et aucune intention de redistribuer cette richesse.
Finalement, il semble que nous fassions face une nouvelle fois à ce que Martha Rose Crow a dénommé, un « Auto-génocide », qui s'est généralisé à travers l'armée de l'OTAN et les ailes financières, partagé entre le vol et la destruction. C'est la destruction et le vol sous l'apparence de vaincre un ennemi éternel qui n'existe pas. C'est le résultat final des psychopathes au pouvoir. Ainsi, pour relier les intérêts des eugénistes aux intérêts de la guerre au terrorisme, nous clôturons avec un extrait de son article :
Il y a six facteurs primordiaux sous-tendant un génocide. Le premier, il y a une surpopulation de gens de groupes qui ne sont pas économiquement ou socialement importants et/ou viables pour l'élite politique et économique.

Le second, les génocides se produisent généralement dans des périodes de pénuries. La pénurie derrière l'auto-génocide étasunien actuel est le travail. Les États-Unis perdent des emplois tandis que la population continue d'augmenter. Le riche et l'industrie sont répugnés de payer des taxes pour soutenir des producteurs négatifs ou lents (bouches inutiles), car les coûts du maintien de ces personnes (via des taxes accrues et des frais sociaux) affectent leurs profits et revenus.

De plus, lorsqu'il y a trop de personnes en périodes de grandes pénuries, ils deviennent nerveux et peuvent se rassembler pour imposer des changements démocratiques et sociaux que l'élite économique/politique/militaire ne veut pas et travaille inlassablement et implacablement contre.

Le troisième facteur est que les génocides sont communs aux sociétés patriarcales. Plus fort est le patriarcat institutionnel et culturel, plus fortes sont les chances à des actes génocidaires d'arriver, que ce soit externe ou interne.

La menace pour le pouvoir (maintenant ou dans le futur) est le quatrième facteur sous-tendant du génocide. Par exemple, environ un tiers de tous les étasuniens sont des minorités et ce nombre est prévu de s'élever, à moins que cette population ne commence à mourir peu à peu. Si les minorités deviennent la majorité, les règles anciennes, établies du pays par l'élite mâle blanche ne dureront pas longtemps, à moins que le pays ne devienne une dictature.

Le cinquième facteur primordial au génocide est que les femmes et les enfants sont les premières cibles. Les femmes sont exterminées du fait de leur fertilité. Éliminez-les, et la génération suivante de personnes non désirées sera automatiquement éliminée ou du moins, sera considérablement restreinte. Cela s'applique aussi bien à l'élimination des enfants.

Le sixième, les auto-génocides modernes ne se produisent pas sans l'aide des médias. Ils distillent continuellement la propagande, préparant la psyché du village à l'acceptation des morts. Ils ignorent officiellement la souffrance et la mort prématurée, conférant de fait l'approbation à sa justification et son exécution.

En bons serviteurs du statu quo, les médias « cachent » les parties de l'Amérique que l'élite au pouvoir et l'élite économique ne veulent pas que la majorité du village voit. Seulement lorsqu'un coup de bol arrive, comme un Acte de Dieu tel l'ouragan Katrina, l'Amérique verra son autre côté, plus sombre. Maintenant, même cela s'est dissipé et est enterré à mesure que les médias ont majoritairement abandonné cela à la demande de leurs maîtres élites. L'auto génocide doit être caché jusqu'à ce que toutes les personnes qui sont considérées comme des handicaps ( personnes débitrices) dans les registres du Pays Capitaliste Patriarcal aient disparues.
Notes de bas de page :

1. Paul Weindling Health, Race and German Politics Between National Unification and Nazism (Cambridge University Press; July 30 1993) pp.27-28
2. Ibid p. 239
3. Ibid. p. 240
4. Hans-Walter Schmuhl, The Kaiser Wilhelm Institute for Anthropology, Human Heredity and Eugenics, 1927-1945 (Springer; 2008 edition July 25, 2008)p. 10
5. Ibid. p. 11
6. Ibid p. 38
7. Benno Muller-Hill, Murderous Science: Elimination by Scientific Selection of Jews, Gypsies, and Others, Germany 1933-1945 (Oxford University Press; First edition April 28, 1988) page 28
8. Ibid p. 46
9. Saskia Sassen, Expulsions: Brutality and Complexity in the Global Economy (Belknap Press May 5, 2014) page 15