tornade Coings
© Lanouvellerepublique.frPlusieurs tuiles ont brisé la lunette arrière d'une voiture où se trouvaient deux enfants quelques minutes auparavant.
Coings. Un brusque et intense épisode venteux a fait, vendredi soir, de sérieux dégâts sur cinq habitations, au " Moulin de Notz ". Des témoins racontent.

Ludovic n'en revient toujours pas. Et pourtant, assure-t-il, « ça n'a duré que dix secondes ». Lui et d'autres habitants du lieu-dit « Le Moulin de Notz », à Coings, ont assisté, vendredi, vers 18 h 15, à un brusque mais très intense épisode de rafales de vent qui ont fait des dégâts sur cinq habitations, le long de la D 80. « Ça tourbillonnait devant ma fenêtre comme dans une machine à laver, décrit-il. Ma voisine a vu ma balançoire décoller à cinq mètres de haut.Si ce n'est pas une mini-tornade, ça y ressemblait. » Hier matin, il constatait les dégâts : « On a retrouvé notre salon de jardin à une centaine de mètres de chez nous et des chaises, dans un champ, à trois cents mètres. »

Le pare-brise vole en éclat

C'est aux abords de ce champ que des pylônes électriques se sont couchés, témoignant de la trajectoire de vents puissants qui ont soufflé sur un périmètre restreint : quelques centaines de mètres à peine. Cinq habitations, toutes voisines, ont été touchées. Sur les toits de trois d'entre elles, des dizaines de tuile se sont envolées. Les sapeurs-pompiers de Déols et Châteauroux sont intervenus, vendredi, jusque 22 h. Pourtant, à la station Météo-France, à Déols, à quelques kilomètres de là, on a enregistré une vitesse maximum de « 76 km/h, vers 18 h », assure Didier Labat, prévisionniste. « Ce n'était pas tempétueux. Mais, sous averse, il y a un renforcement des vents et, très localement, il peut y avoir une intensification mais je ne pense pas qu'on a dépassé les 100 km/h. Après, s'il y a des changements brusques de direction, ça peut faire des dégâts. »

Ainsi, la porte vitrée d'une maison, pourtant protégée de volets, a été éventrée et brisée, sans doute par une plaque de tôle qui couvrait un stock de bois dans un jardin. Un barbecue en briques a été complètement désossé, un portail s'est couché. Le toit d'un appentis, scellé à d'imposantes poutres de bois, s'est soulevé de dix centimètres. Alexandre, un autre voisin, soulève une bâche recouvrant sa voiture. Au moins trois tuiles ont fracassé son pare-brise arrière : « Ma compagne venait de ramener, cinq minutes avant, mes deux enfants de 1 et 5 ans. » Quant à Ludovic, il n'en démord pas : « Des vents de 80 km/h ? Ce n'est pas possible, c'était beaucoup plus fort que cela. »