Commentaire: Bombes, comètes, intempéries, virus et bactéries : il est toujours bon de garder à l'œil ce qui peut nous tomber sur le coin de la figure. Pour ce qui est des maladies, si les antibiotiques sont toujours efficaces dans une majorité de cas, ils le sont pourtant de moins en moins. Mutation et antibiorésistance, système immunitaire défaillant, expériences scientifiques criminelles ; ça se bouscule au portillon des scénarios de la fin du monde. Heureusement pour nous, nous avons quelques armes efficaces : tabac, iode, vitamine C, huiles essentielles, argent colloïdal, et plus encore...

 présence de rats
© REUTERS/Samrang Pring
La forte présence de rats notamment dans les zones insalubres a permis la propagation croissante de la maladie
Le nombre de cas de leptospirose a doublé depuis 2011, et est à son plus haut niveau depuis 1920.

Tombée dans l'oubli, la "maladie des rats" frappe toujours. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), du 4 avril, alerte sur la résurgence de la leptospirose en France métropolitaine. Le nombre de nouveaux cas est à son plus haut depuis 1920, et deux fois plus élevé qu'en 2011.

Selon le BEH, pendant les années 2014-2015, "un doublement du nombre de cas a été constaté par rapport aux années précédentes, avec plus de 600 cas, et une moyenne de 700 cas dans les départements et collectivités d'Outre-mer, où les conditions climatiques sont propices au maintien dans l'environnement de la bactérie responsable de la maladie". Pouvant être traitée par des antibiotiques, la maladie est transmise par les animaux, via leurs urines, surtout par des rongeurs, mais peut l'être aussi par des animaux sauvages ou domestiques.

La maladie s'attrape via l'urine des animaux

Les agriculteurs, éleveurs, ou encore égoutiers sont ainsi les professions les plus exposées. Les adeptes de loisirs en plein air notamment aquatiques (pêche, baignade, kayaking, rafting, canyoning), par contact avec les eaux douces souillées par les urines d'animaux infectés, peuvent également contracter la maladie.

Selon le Bulletin, le réchauffement climatique serait l'une des principales raisons de cette résurgence du phénomène, ainsi que "l'urbanisation grandissante", avec notamment la forte présence de rats dans "des zones insalubres de type bidonvilles". Si dans la majorité des cas, rappelle l'EBH, la maladie ressemblant à une grippe, la leptospirose est potentiellement mortelle. Ses formes graves peuvent entraîner une atteinte de tous les organes (défaillance multiviscérale), avec une insuffisance rénale, des hémorragies et une jaunisse.

"La grande oubliée des maladies négligées""

Près d'un siècle après la découverte de son agent causal (...) la leptospirose reste la grande oubliée des maladies négligées", regrette le Dr Eric Bertherat de l'OMS dans un éditorial du BEH, espérant que ce numéro spécial contribuera "à la faire sortir de l'oubli médiatique". Dans le monde, la leptospirose provoque plus d'un million de cas par an, dont 60.000 décès.