Saleh al-Sammad, chef de la rébellion, a été tué lors d'un raid de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite la semaine dernière. Une annonce qui intervient alors que Riyad est accusée d'avoir commis une énième bavure ce 22 avril.
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Crime de guerre encore au Yémen
Alors que la coalition sous commandement saoudien a fait de nombreuses victimes civiles en frappant un mariage le 22 avril, des insurgés houtis ont annoncé que le responsable de la rébellion Saleh al-Sammad avait été tué la semaine dernière par une frappe aérienne de la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite. Diffusé par l'agence de presse Saba et relayé par l'AFP le 23 avril, un communiqué précise que le chef du bureau politique est « tombé en martyr » dans une frappe sur la province de Hodeida (Ouest du Yémen).

Ce dernier avait averti début avril que l'année 2018 serait « l'année balistique par excellence » en référence aux nombreux tirs de missiles tirés contre l'Arabie saoudite par les rebelles chiites. Malgré le rideau antimissile déployé du côté saoudien, au moins sept missiles ont été tirés du Yémen dans la nuit du 25 au 26 mars sur Riyad, causant un mort et deux blessés.

L'Arabie saoudite intensifie pour sa part ses campagnes de bombardement sur son voisin du sud, non sans commettre de nombreuses bavures. Le 22 avril, des dizaines de personnes participant à un mariage à Bani Qais, dans la province de Hajja, au nord-ouest de Sanaa, ont été tuées ou blessées dans des frappes attribuées par les rebelles à la coalition. Selon l'organisation Médecins sans frontières (MSF), ces raids sont « parmi les plus dévastateurs dans la région ces dernier mois ».


Commentaire : Sont-ce vraiment des bavures ?


Depuis l'intervention de la coalition arabe en mars 2015, le conflit au Yémen a fait plus de 8 750 morts, dont de nombreux civils, selon l'ONU. La situation humanitaire sur place ne cesse d'empirer, et une épidémie de choléra aurait déjà touché plus d'un million de personnes.