Nous reproduisons ici deux articles de sources différentes concernant les dessous de l'affaire des pétroliers japonais transportant du pétrole iranien, attaqués en Mer d'Oman alors que précisément le premier ministre japonais était en visite officielle en Iran et convoyait un message de Trump au leader iranien Ali Khamenei dont la réponse était attendue. Il fallait une manœuvre de diversion pour l'étouffer, comme cela s'est déjà produit à maintes reprises dans le passé (cf second article ci-dessous).
False flag tactics
© Inconnu
Les tactiques des opérations sous faux drapeau
Notre reprise de ces articles sert à mettre en garde contre la propagande coloniale occidentale à l'œuvre depuis un bon moment : il est évident que les banquiers de la City de Londres (et de sa succursale de Wall Street) ont décidé d'une guerre contre l'Iran : le dernier pays de la zone moyen-orientale à déstabiliser et à faire tomber (cf la discussion au Pentagone de 'ex-général Wesley Clarke avant l'invasion de l'Irak en 2003...).

D'après le premier article : gageons que les Iraniens auront des choses à dire très bientôt sur cette affaire. Soit ils le feront publiquement, soit par le canal de derrière le rideau, mais le message ne pourra pas être étouffé en permanence.

On nous vend une salade propagandiste de diabolisation de l'Iran pour faire accepter aux opinions publiques occidentales la guerre à venir.

Cette guerre sera des plus meurtrières et plus personne ne sera à l'abri. Un conflit armé avec l'Iran mènera à la 3e guerre mondiale tant désirée par les psychopathes aux manettes afin de relancer une fois de plus leur capitalisme et leur étatisme à juste titre moribonds sur la voie de leur obsolescence. L'état (théocrate) iranien n'est bien évidemment en rien une panacée et comme tous les états, il disparaîtra pour laisser la place à une partie du grand tout de la société des sociétés humaine planétaire dans son grand triomphe sur l'imposture de la représentation marchande.

L'infaux c'est vrai
© Inconnu
La Perse n'est entrée dans aucun conflit d'expansion coloniale depuis le XVIIIe siècle. Combien de guerre a-t-elle dû mener pour se défendre en revanche des diverses invasions et tentative de contrôle ? La Perse, l'Iran n'est et ne saurait être l'agresseur. Nous le sommes, nous l'Occident sous le joug anglo-américano-christo-sioniste avide de guerre, de pouvoir et d'expansion hégémonique, dans une phase historique touchant à sa fin programmée.

Tout cela touche à sa fin, fort heureusement. Il ne tient qu'à nous de REFUSER, en masse, le jeu qu'on veut nous faire jouer en commençant par refuser de gober la propagande qu'on nous balance au gré de nos merdias, nuit et jour sans discontinuer. Le but est de nous envoyer dans le prochain grand charnier planétaire qui fera passer les deux guerres mondiales précédentes pour des pique-nique au jardin public.

Ces deux articles ci-dessous sont emblématiques de notre enfumage total de l'information... Bonne lecture et gardons bon pied bon œil !

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Attaque sur les pétroliers en Mer d'Oman : une découverte qui a semé la panique dans le camp étasunien...


Alors que les marins iraniens repêchaient le jeudi 13 juin les membres de l'équipage de deux super-pétroliers en mer d'Oman, ils découvrent une mine non-opérée collée au dessous de la coque de l'un des deux bâtiments.

Des commandos spéciaux iraniens ont été dépêchés sur place pour neutraliser l'engin. Une fois neutralisée la mine a été transférée en Iran pour une enquête plus approfondie alors qu'à peine deux semaines plus tôt, des Américains et leurs alliés menaient dans cette même zone des exercices de minage ou de déminage.

Peu de temps après cette opération de neutralisation et d'évacuation, une vidéo a commencé à faire le tour des médias mainstream, accusant l'Iran d'avoir miné les pétroliers !

Le concert de calomnie a aussitôt gagné la sphère des officiels américains : le secrétaire d'État, puis celui à la Défense et enfin Donald Trump, lui même, ont accusé l'Iran d'avoir planifié la double attaque de jeudi en se référant à la vidéo, qui, très curieusement, suscite chez tout observateur averti la question suivante : si l'Iran est l'auteur de l'attaque, comment se fait-il qu'il est le premier à voler au secours de l'équipage des deux pétroliers ?
Réfléchir c'est commencer à désobéir
© Inconnu
Pour plus d'une analyse, l'attitude américaine dans cette affaire est suspecte. Tout se passe comme si la découverte de la mine, sa neutralisation puis son évacuation en Iran inquiétaient certains milieux aux États-Unis car qui croirait que les Américains qui possèdent des dizaines de bases dans la région, et qui ont sous la surveillance satellitaire le moindre agissement naval, auraient raté une opération de sabotage d'une si grande envergure. Une opération que CNN attribuait à l'explosion des mines tandis que Reuters la mettait sur le compte des torpilles. Il est bien difficile de croire que les satellites américains puissent avoir loupé une si belle occasion pour jeter l'Iran à la vindicte publique si les « hommes grenouille iraniens » comme laisse supposer certaine presse outr-atlantique et israélienne, avaient effectivement miné les super pétroliers.

De quoi a peur l'Amérique ? Selon les experts, l'engin découvert par les forces navales iraniennes risque de s'avérer bien compromettant pour les vrais auteurs des attaques en mer d'Oman. Cette pièce à conviction risque aussi de permettre aux enquêteurs iraniens de remonter le fil et de mettre la main sur les auteurs des explosions de Fujaïrah le 12 mai. La hâte avec laquelle le président américain et ses lieutenants ont pointé du doigt l'Iran en dit long sur les dessous des attaques qui visent le transit libre de l'énergie dans le golfe Persique.


Commentaire : Source : Press TV le 15 juin 2019


Une réunion au sommet historique entre le Japon et l'Iran éclipsée par une provocation orchestrée
« Depuis 1979, l'Iran a été dirigé par des leaders de haut niveau moral, spirituel et intellectuel... Des hommes dont la parole veut vraiment dire quelque chose. Peut-on en dire autant de nous ? »

~ Kevin Barrett
Détails d'une réunion : la censure dans l'histoire par Nader Talebzadeh

La réunion entre le le leader de la RII et le premier ministre japonais le 13 juin avait une double signification. D'abord elle brisait la censure traditionnelle sur ce que le leader iranien en général a dit dans les trois dernières décennies. Le premier ministre portait vraisemblablement un message du président américain qui devait être entendu par le leader actuel.

Ici, la voix et la réponse étaient bien différents de ce que le président iranien et le ministre des affaires étrangères pourraient dire et en plus dynamique. Cela serait aussi un réveil pour le président américain qui reste généralement non informé des dessous de pratiquement tout ce qui se passe, que ce soit des affaires domestiques ou internationales. Secundo, le message en lui-même, c'est à dire qu'on ne peut avoir confiance dans le président Trump, point barre.

La lettre écrite ne fut pas reçue mais une présentation orale fut faite par le premier ministre. Le message fut bref. Pourquoi les Iraniens devraient ils faire confiance en un homme qui a remis en cause un accord [sur le nucléaire] qui prît tant de temps à mettre en place sur une durée de cinq ans ? La séquence fut enregistrée et éditée avec une attention particulière, pourtant la vaste majorité des journalistes du monde ne l'ont pas vue. Ceci est dû à la très longue tradition de censure quelque que soit les dires, remontant à il y a trente ans lorsqu'il était président de l'Iran et fit ne apparition à la tribune de l'assemblée générale l'ONU.

Anecdote intéressante que personne n'a remarqué. Le 23 septembre 1987, le New York Times annonça comment un navire iranien fut prit la main dans le sac en train de miner les eaux occidentales du Golfe Persique. Il fut attaqué, trois marins iraniens furent tués et une vingtaine capturés. L'Iran nia toute malversation alors que le pays était en guerre contre l'Irak de Saddam Hussein et demanda ce que faisait là les Américains de toute façon ? Mais le point juteux et dramatique était celui-ci: pourquoi est-ce que l'hélicoptère d'attaque américain, qui selon la marine américaine traquait le vaisseau iranien depuis un bon moment, attaqua t'il à l'exact même moment où l'ayatollah Khamenei allait faire son discours à l'AG de l'ONU ? Ceci intervint à un moment crucial de la guerre contre Saddam que les États-Unis soutenaient totalement [n'oublions jamais que Saddam Hussein fut lui aussi, mis en place par la CIA en son temps... - NdT]. Le président iranien allait parler sur le pourquoi les Américains étaient si volontaires à soutenir un tel cannibale.

Le discours à l'ONU de Khamenei fut totalement passé sous silence, il ne fut pas entendu. L'affaire du grand crime de l'Iran protégeant ses propres eaux territoriales contre une invasion étrangère éclipsa complètement le discours de l'ONU. La main dans le sac fut le titre de la Une de bien des médias aux États-Unis. La synchronisation de l'attaque et du discours à l'ONU est tout le sujet ici.
Illustration capitalisme
© Inconnu
Le Haut capitalisme à la manœuvre
Ce scenario vient de se répéter il y a deux jours lorsque le leader japonais est venu rendre visite au leader iranien. Alors que les pourparlers étaient en cours, deux navires (japonais) transportant du pétrole iranien furent mystérieusement attaqués et les médias du monde entier ne se concentrèrent que sur cet évènement. Aucun détail de la réunion au sommet ne fit la Une des médias, ni ne fut discuté. Un écran de fumée venait de masquer la véritable histoire: la réponse du leader iranien à Trump.

Des épisodes similaires de censure se sont déjà produits contre le leader iranien et ce de manière répétitive sur d'autres sujets ; je n'en parlerai pas pour l'heure, mais l'affaire est des plus claires.


Commentaire : Source : Veterans Today (VT) le 14 juin 2019 - Traduit de l'anglais par Résistance 71