Dans le dessein de « façonner la réalité » au sein de la société étasunienne et de celles qui s'étendent au-delà de ses frontières, une cabale impitoyable a mis en œuvre les événements du 11 septembre 2001 et les guerres qui en ont résulté. Par l'introduction artificielle dans tous les esprits de la mentalité du « nous contre eux », le coup de tonnerre de cette date fatidique a servi de catalyseur pour finalement affecter tous les clivages sociétaux, qu'ils soient sociaux, ethniques ou religieux. S'il est difficile d'évaluer avec précision les intentions réelles des responsables de ces attentats dans les événements qui ont suivi ce jour funeste, ils avaient certainement leurs raisons qui, de toute évidence, étaient guidées par des visions mégalomaniaques d'une domination mondiale et d'une ingénierie sociale massive.
chaos usa trump division
© Christina Animashaun/Vox
Ceux d'entre nous qui ont vécu les événements du 11-Septembre ont assisté avec horreur au déclenchement du « Choc des civilisations » qui a plongé le monde occidental dans un « conflit » avec les valeurs du monde musulman, « justifiant » la torture, le terrorisme, les guerres d'agression, le pillage des trésors publics et la surveillance massive des États. Certains d'entre nous ont cru que le simple fait de démasquer les responsables des attentats et de la subséquente « guerre contre le terrorisme » nous permettrait d'éviter le désastre.

Mais il s'avère que cette entreprise nous dépasse. L'horreur du 11-Septembre a depuis « progressé », au point de provoquer un profond malaise économique en Occident et, plus récemment, d'englober (et de dévorer) la « guerre des civilisations » dans son sens le plus large. Ceux qui ont réagi au 11-Septembre en se réfugiant dans « nos valeurs occidentales » croyaient qu'au moins selon ce point de vue nous pourrions défendre l'Occident contre le reste du monde. Mais ces valeurs — reflétées dans ce qui était autrefois le « bon sens » — ont été détournées et corrompues de l'intérieur, puis se sont retournées contre tout et tous.

Des bains publics aux allées du pouvoir, la bataille médiatique fait désormais rage littéralement partout. Le chaos et la conspiration prospèrent, facilités par des manipulateurs et des faiseurs d'opinion qui utilisent les nouvelles technologies pour provoquer une guerre de tous contre tous et encourager les pires comportements chez les individus, soi-disant pour leur permettre d'« exprimer leur individualité », mais pour en fait euthanasier leur conscience et les soumettre de force. Le sort de l'humanité en dépend.
Order of Chaos Denver airport mural painting
© Leo Tanguma
Cette horrible peinture murale à l'aéroport de Denver s'appelle « L'ordre par le chaos ». Serait-ce un signe des temps à venir ?
Bien que « la cabale » ne soit pas nécessairement le fait d'une seule organisation ou d'un seul groupe d'individus ayant un dessein commun en tête, une recherche honnête ne peut manquer de mettre en lumière les similitudes entre les élites passées et présentes, le caractère commun de leurs tactiques pour obtenir ce qu'elles veulent (pouvoir et argent), et la manière dont leurs intérêts a priori opposés ont tendance à fusionner et à mutuellement se renforcer. À bien des égards, la métaphore de la pieuvre est d'à propos, bien qu'elle ne soit pas à la hauteur parce qu'aucune organisation humaine en tant qu'entité unique ne semble — à ce jour — tout contrôler.

La tactique consistant à terroriser les populations par des attentats sous faux drapeaux, puis à manipuler leurs réactions émotionnelles pour finalement diriger l'action publique, est l'un des plus grands outils à la disposition des élites. Sans lui, il est peu probable que nous serions dans le pétrin dans lequel nous sommes. Même si les opérations sous faux drapeaux existaient avant le 11-Septembre, leurs dimensions historiques largement révélées à cette époque clarifie l'utilisation actuelle de cette stratégie par les pouvoirs en place.

Tout en incriminant les « communistes » pour les atrocités terroristes afin de tenir les pays d'Europe occidentale loin de la tentation de l'« influence » soviétique, les opérations Gladio ont été menées dans le but de rassembler les populations pour les persuader en masse d'exiger de leur État une plus grande sécurité. Comme l'a mentionné Vassilis Ephremidis, député européen grec, lors d'un débat du Parlement européen sur le Gladio le 22 novembre 1990 :
« Monsieur le président, le système GLADIO fonctionne depuis quatre décennies sous différents noms. Il a opéré de façon clandestine et nous sommes en droit de lui attribuer toute la déstabilisation, toute la provocation et tout le terrorisme qui se sont produits dans nos pays au cours de ces quatre décennies, et de dire que, activement ou passivement, ce système a dû être impliqué. Il a été créé par la CIA et l'OTAN qui déstabilisaient la démocratie tout en prétendant la défendre et utilisaient le GLADIO pour leur propres objectifs malveillants. »
L'association entre la terreur et le communisme ou quoi que ce soit qui soit de « gauche » n'est plus ce qu'elle était auparavant, puisque nous ne vivons évidemment plus sous l'ère de la Guerre froide — encore que les tentatives actuelles d'en introduire une nouvelle version puissent nous faire croire le contraire. Après le 11-Septembre, les musulmans ont bien sûr été associés au terrorisme, et les mêmes manigances d'un système Gladio devenu indispensable ont gagné en intensité et en complexité, générant les industries mondiales en plein essor du « Djihad Inc. » et de la « sécurité antiterroriste ».

Mais il existe d'autres supercheries du même genre. En mars de cette année, la Nouvelle-Zélande a été frappée par une série d'attentats terroristes au cours desquels deux mosquées de Christchurch ont été la cible d'une frénésie meurtrière, apparemment commise par un seul individu, un « conservateur » autoproclamé et soucieux de préserver les « valeurs occidentales ». Ce fou a ensuite cité comme source d'inspiration le « croisé », celui-là même qui revendiquerait la responsabilité exclusive d'une série d'attentats terroristes commis en 2011, lorsqu'une fusillade de masse sur l'île d'Utoya détruisait la vie de dizaines d'enfants de l'élite libérale norvégienne au moment même où une bombe explosait au cœur d'Oslo.

Notez que ce même « croisé » a indiqué avoir commis ces attentats au nom de la protection de l'Europe contre l'immigration massive, en particulier celle issue des pays à majorité musulmane. Notez aussi qu'il les a commis des années avant que cette immigration ne devienne un problème en Europe.

C'est ainsi que les actes commis autrefois essentiellement à des fins géopolitiques — « conserver les faveurs de l'Europe » contre les Soviétiques — s'inscrivaient dans ou s'étendaient à quelque chose de similaire sans réelle opposition, mais dont les conséquences étaient plus terribles. Aujourd'hui, les auteurs de ce « scénario » attribuent les atrocités du terrorisme alternativement à « l'islamisme » ou à « l'extrême-droite », ce qui signifie que « l'ennemi » se trouve aussi bien à l'extérieur avec « le musulman » qui nous attaque, qu'à l'intérieur avec les « hommes qui nous défendent » — des nationalistes qui en Occident, sont généralement blancs. L'insidieuse manipulation des récits a placé les Occidentaux dans une terrible impasse ; selon le sempiternel « nous contre eux » — respectivement associés avec « le bien contre le mal » [en référence à l'expression « axe du mal », employé pour la première fois par le président George W. Bush le 29 janvier 2002 - NdT] — , désigner le musulman comme étant « l'autre » revient à justifier le « mal parmi nous », une situation fâcheuse qui suscite confusion et haine, dissension civile et conflits sociaux majeurs.

Les efforts de la cabale pour créer, financer et armer les « rebelles » au Moyen-Orient et au-delà ont fondamentalement provoqué la crise de l'immigration, ouvrant les frontières à tous les arrivants qui souhaitent les traverser sans aucun effort sérieux pour éliminer les radicaux, tout en soutenant en même temps les djihadistes en Syrie et ailleurs. Même si l'on peut débattre de la question de savoir dans quelle mesure il s'agit d'un résultat escompté a priori, ce sont des faits incontestables. Étant donné que ces faits sont aussi concrets qu'ils peuvent l'être, on ne peut qu'en déduire que — victimes de chantage et corrompus a minima — les responsables gouvernementaux se livrent délibérément à un double jeu qui introduit en permanence des changements de populations au sein des États et modifient sans cesse les normes culturelles de l'Occident, et ce, au mépris flagrant des souhaits de leurs propres citoyens.

Les organisations internationales financées par George Soros incitent activement certaines populations — principalement issues de l'Afrique — à rompre le lien qui les attachent à leur patrie pour la quitter et venir en Europe. Elles sont dupées par des mensonges, de fausses promesses d'une vie meilleure à même de leur procurer plus d'argent et des conditions de vie plus favorables. Si les conditions de vie en Europe sont en effet — pour l'instant — potentiellement supérieures d'un point de vue financier pour ces populations abusées, quel sera le prix à payer pour elles comme pour les populations natives ?

Les médias sont indubitablement et dans une très large mesure responsables de cette folie. D'une part, les journalistes adorent faire état des fonds issus des gouvernements et des « ONGs » perçus par les migrants et — souvent — des inhabituels traitements préférentiels que certains d'entre eux reçoivent — comme un hébergement dans des châteaux alors que des citoyens français vivent dans la rue. Ce qui ne manque bien sûr pas de susciter l'irritation des gens honnêtes et travailleurs qui se demandent pourquoi leur gouvernement choisit d'aider l'« Autre » plutôt que son propre peuple.

D'autre part, les médias rapportent peu ou dissimulent complètement les histoires d'agressions et de viols commis par des migrants, ce qui ne fait qu'attiser encore davantage la colère des populations. Celles qui s'opposent aux migrations de masse, voire les remettent en question, sont immédiatement stigmatisées et catégorisées comme des tenants de la « suprématie blanche » d'extrême droite. C'est peut-être le cas pour une minorité d'entre elles, mais la majorité est désespérée et s'accroche aux dernières choses qui leur semblent réelles et justes au milieu de tout ce chaos — à savoir leur identité nationale et leurs racines dans la communauté locale.

La colère et le mécontentement des populations sont apparemment deux des clés du dessein de cette cabale. Ils sèment des graines qui pourraient mener à une forme de guerre civile.

L'entrée en jeu de la politique identitaire

Si la seule source de division sociale était la question des migrations massives, les gens prendraient parti en conséquence, les élections refléteraient les souhaits de la majorité et la question serait probablement résolue ou ses effets au moins atténués. Mais les conséquences directes du 11-Septembre ont eu pour effet indirect d'accentuer la guerre des civilisations dans ce qu'elles ont de plus profondément culturel à d'autres sphères de nos existences.

Histoire d'ajouter un peu plus d'huile sur le feu, la mise en œuvre et la promotion généralisées et réitératives de la politique identitaire ainsi que les campagnes de « justice sociale » et les nouvelles idéologies étranges censées être motivées par un désir de RÉDUIRE les divisions dans la société, les ont en fait AUGMENTÉES, affaiblissant ce qui aurait autrement formé la résistance populaire contre les élites corporatives bien établies et leur projet d'une hégémonie mondiale.

Mark Crispin, professeur d'études des médias à l'université de New York fait la remarque suivante :
Il est intéressant de noter que les fondations Ford et Rockefeller — et d'autres — ayant de solides liens avec la CIA ont commencé au début des années 70 à accorder des subventions pour l'étude des races et des sexes [ou en d'autres termes, les études de genre - NdT] . Il s'agissait de la part de ces organisations d'une évolution soudaine vers une politique identitaire et la raison théorisée pour laquelle elles ont agi ainsi, était de faire éclater la gauche pour l'empêcher de poursuivre toute forme d'analyse de classe ou d'analyse économique.
La politique identitaire a été introduite pour s'assurer que la polarisation de la société dans sa configuration naturelle en temps de crise ne pourrait jamais « s'installer » : dans ce cadre, la grande majorité des populations plus ou moins unies par une compréhension commune s'allient contre une élite pathologique dont le temps est révolu. Ce que nous constatons plutôt, c'est que la grande majorité s'est polarisée contre elle-même, de multiples façons.

La race, la sexospécificité, la sexualité, la justice sociale, « MON groupe »..., ce qu'on appelle l'intersectionnalité et « les avantages que je peux en retirer » — et non la responsabilité personnelle — sont les critères qui déterminent le degré de confiance que je reçois du gouvernement et le nombre de lauriers qui me sont attribués par mes « amis » à travers les médias sociaux. TOUS vos malheurs existent à cause de cet « Autre » là-bas (on vous regarde, blancs-becs), alors ne pensez même pas à trouver un terrain d'entente et à analyser les causes réelles des bouleversements sociaux.

La politique de gauche qui, d'une façon générale, bénéficie actuellement d'une certaine ascendance alors que la politique de droite est vilipendée, a pour coutume de mettre les bouchées double et de devenir encore plus extrême dans sa rhétorique et ses choix politiques. Ce comportement influence inévitablement la politique de droite qui devient elle-même plus extrême dans sa réponse. Poussez les gens contre le mur et certains d'entre eux se révolteront.

Qui plus est, les populations blanches semblent en général être la cible première de cette politique identitaire. À en croire les média, seules les minorités sont susceptibles d'être « offensées » et les blancs ne peuvent être que coupables de discours et de crimes haineux. Sarah Jeong, du Comité de rédaction du New York Times, peut ouvertement se vanter d'éprouver du plaisir à « être cruelle envers les vieux blancs », à comparer les « enfoirés de blancs » à des chiens, et à souhaiter qu'ils « disparaissent tous bientôt ».

Une députée musulmane peut ouvertement suggérer aux citoyens d'avoir « plus peur des hommes blancs » que des djihadistes radicaux, et proposer le profilage racial de TOUS les hommes blancs. La BBC refuse ouvertement les candidats parce qu'ils sont blancs et que seule l'embauche des « minorités ethniques » est autorisée.

Dans toute la société, les gens s'inspirent des élites et imitent ce racisme « antiraciste ». Dans cette vidéo [en anglais - NdT], une foule d'étudiants noirs en colère à l'université de Californie à Berkeley a ramené de force la ségrégation — « Journée interdite aux Blancs » — empêchant les blancs d'accéder au campus. C'est d'ailleurs devenu une pratique courante dans d'autres universités des États-Unis.

La politique identitaire est fondamentalement incompatible avec une société réellement tolérante ; c'est la raison pour laquelle la cabale préconise toujours plus de diversité et de multiculturalisme, semant ainsi les graines du chaos qui consolidera leur contrôle pour l'éternité — du moins, c'est ce qu'ils croient. Si cette idéologie est appliquée jusqu'à sa conclusion, elle détruira la politique centriste et conduira à l'anarchie. Édité pour la première fois en 1988, Cyberpunk 2020 est un jeu de rôle qui prédit avec une précision déconcertante le paysage sociopolitique actuel :

Voici la description du monde d'après Cyberpunk 2020, dans un livre de règles supplémentaire écrit au milieu des années 90. C'est presque à la limite de la prophétie.
DIVERSITÉ ET UNITÉ

Il est aujourd'hui admis par les historiens que dans les décennies qui ont précédé l'Effondrement, l'Amérique a souffert des maladies du racisme et de l'« identité culturelle ». Tout le monde voulait être perçu comme quelqu'un de spécial. Chaque groupe devait être « égal » ou de préférence meilleur que ses voisins, et se battait pour protéger ses droits « spéciaux ». Si quelqu'un avait quelque chose que quelqu'un d'autre voulait, il était présenté comme raciste, sexiste, élitiste ou pire. Cette attitude a fini par déchirer le tissu social de la culture américaine et l'a amenée à s'autodétruire dans une explosion d'idéologies concurrentes, dont aucune ne reconnaissait vraiment le bien-fondé des autres. La diversité a inexorablement conduit à l'anarchie.
Plus récemment, l'armée des États-Unis a publié une vidéo [en anglais - NdT] sur la façon dont elle se prépare à protéger les quelques privilégiés de cette société anarchique dans un proche avenir (par exemple d'ici 2030). L'auteur John Whitehead la décrit comme suit :
La troublante vidéo d'entraînement de cinq minutes, obtenue par « The Intercept » sur demande de la FOIA [« Freedom of Information Act », loi américaine signée en 1966 - NdT] et disponible en ligne, brosse un tableau inquiétant de l'avenir — un avenir auquel l'armée se prépare. Un avenir en proie à « des réseaux criminels », « des infrastructures inférieures aux normes en vigueur », « des tensions religieuses et ethniques », un avenir plongeant dans « l'appauvrissement et les bidonvilles », « les décharges à ciel ouvert et les égouts surchargés », enlisé par « une masse croissante de chômeurs » et un paysage urbain où la florissante élite économique doit être protégée de l'appauvrissement des plus démunis.
Il faut beaucoup de lucidité mentale et de stoïcisme pour faire échec à la tendance polarisatrice d'une population dominée et à sa colère mal informée qui se trompe subséquemment de cible, tout comme pour voir le tableau d'ensemble et le jeu de la cabale : inciter les populations à choisir leur « camp » et ainsi les diviser entre elles.

Quand tout le monde est « obligé » de choisir son camp, tout le monde se retrouve de facto polarisé et chacun devient une marionnette au service de la cabale dont le dessein est de « diviser pour mieux régner ». C'est leur jeu. Tôt ou tard, nous, les citoyens, devrons prendre conscience que notre combat ne se mène pas entre nous, mais contre les psychopathes au « sommet du pouvoir ». Nul doute que pour se soustraire à la pleine exposition publique de leur expérience dépravée en ingénierie sociale, ils seraient ravis de nous voir nous étrangler les uns les autres — métaphoriquement, voire même de façon très littérale.