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© AFP/Christophe Archambault
2 000 agents sont mobilisés pour rétablir l’électricité au plus vite pour tous les habitants. (Illustration)

La lumière revient progressivement, mais 170 000 foyers sont toujours privés d'électricité ce samedi matin dans le sud-est de la France. Ces habitations sont situées dans la Drôme, l'Isère, l'Ardèche, le Rhône, la Loire et les Alpes-de-Haute-Provence, et elles paient les conséquences des importantes chutes de neige tombées depuis jeudi.

2 200 techniciens d'Enedis, le gestionnaire du réseau d'électricité, sont mobilisés sur le terrain. La société nous précise que 500 agents sont actuellement sur place, tandis que 1 700 sont venus en renfort d'autres régions.


Dans la journée de vendredi, le courant a déjà pu être rétabli dans 140 000 foyers, puis 20 000 supplémentaires dans la nuit de vendredi à samedi.

36 heures après les premières coupures de courant, on n'est donc pas encore à 50 % de foyers rétablis. La moyenne est plutôt d'atteindre « 50 % en 24 heures, puis 80 % en 48 heures », reconnaît le directeur de la communication d'Enedis, Robin Devogelaere-Pozzo.

Transports perturbés et neige lourde

Le responsable explique que les conditions de travail sont très compliquées, notamment en raison de la nature de la neige, composée de gros flocons. Cela est dû au phénomène d'isothermie qu'a connu la région, c'est-à-dire lorsque la pluie refroidit elle-même l'atmosphère.

Cette neige « est lourde et collante, et le problème est qu'elle abîme beaucoup les branches des arbres et les lignes électriques », nous indiquait vendredi Christelle Robert, prévisionniste pour Météo France. « La neige va progressivement se coller autour du câble et le faire un peu tourner. Le câble va vriller, ce qui provoque un risque de rupture », ajoute ce samedi le responsable de la communication d'Enedis.

La dégradation ou la fermeture de certains axes de transport ont aussi pénalisé le travail des agents. « Les équipes sont bien présentes, mais elles n'ont pas toujours accès aux lieux où il y a des coupures », déplore Robin Devogelaere-Pozzo.

Dans certaines villes, comme Romans-sur-Isère dans la Drôme, des commerces sont restés fermés vendredi tandis que les établissements sportifs n'ouvriront pas leurs portes durant tout le week-end.

Les conditions de travail ce samedi sont « un peu plus favorables », précise Robin Devogelaere-Pozzo, qui ne dispose pas d'assez informations pour dire à quel moment tous les foyers seront rétablis.