« Je sortais de la pharmacie, j'allais au bureau de tabac lorsque le tueur m'a bousculée. Il s'est retourné et, dans le mouvement, la visière de son casque s'est relevée de quelques centimètres. J'ai alors aperçu un tatouage ou une cicatrice au niveau de sa joue gauche. J'ai aussi entrevu ses yeux à travers la visière. Il avait un regard froid, d'une lucidité effrayante. Un regard que l'on n'oublie pas ».
Ce témoignage, délivré sur RTL par l'une des personnes présentes près de ce distributeur de Montauban devant lequel trois militaires ont été pris pour cible pourrait apporter une précieuse aide aux policiers chargés de retrouver le tireur.

Un tueur déterminé

La femme décrit le tueur comme « de taille moyenne, 1m70 environ et assez corpulent ». Entendue par les policiers samedi, ce témoignage s'ajoute à d'autres qui, à défaut de livrer le nom du tueur, pourrait contribuer à affiner le portrait de l'homme. Le tueur est déterminé, ne rate pas sa cible, ose tuer en plein jour dans des quartiers fréquentées et laisse peu d'indices derrière lui. Si ce n'est pas un professionnel, il prend de nombreuses précautions, notamment d'effacer toute empreinte ou trace ADN du chargeur de son pistolet automatique, « nettoyé », comme l'a relevé le ministre de l'Intérieur Claude Guéant.


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L'homme de 23 ans qui aurait avoué les crimes et se réclamerait d'Al-Qaïda n'est pas tout à fait « assez corpulent » ni n'arbore de tatouage ou de cicatrice sur la joue gauche
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Et nous sommes censés croire que ce voyou de seconde zone, sorte de Mohammed Atta toulousain, vu en boîte de nuit il y a trois semaines, a une double vie : le jour fêtard amateur de filles et de voitures, la nuit « islamo-fasciste » membre de la cellule d'Al-Qaïda ? Un type lucide, froid et déterminé au point de pouvoir, tel un pro, abattre 8 personnes d'une balle dans le crâne, prenant le temps de recharger calmement son arme, ignorant la panique générale ?