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Deux études indépendantes portant sur l'épigénétique ont révélé que le régime alimentaire -qu'il soit sain ou malsain- peut modifier la nature de notre ADN.
Des chercheurs viennent de révéler l'influence de notre alimentation sur nos gènes. Des changements qui seraient transmis de génération en génération.

"Dites moi ce que vous mangez je vous dirai qui vous êtes" pourrait bien devenir "Dites-moi qui vous êtes et je vous dirai ce que mangeait votre grand-père". Un article du site américain Livescience, relayé par CBSNews, relève deux études indépendantes portant sur l'épigénétique (changement des gènes lié à l'environnement) et le régime alimentaire -qu'il soit sain ou malsain: celui-ci modifierait la nature de votre ADN, ainsi que celui de vos descendants.

Souris et nutrition

Une première étude menée en 2010 sur des souris de l'Université Duke avait déjà montré à quel point la nutrition agit sur leur santé et leur physique. Pour mener ces recherches, les chercheurs avaient implanté les clones d'un même embryon de souris, dans le ventre de différentes femelles. Les chercheurs avaient ensuite soumis ces dernières à des régimes distincts. A la naissance des souriceaux, ils ont noté chez eux des contrastes quant à l'aspect de leur fourrure, leur poids et le risque de maladies chroniques.

S'appuyant sur ce travail, une plus récente étude, produite par l'Université de Groningen aux Pays-Bas, montre l'influence décisive du régime alimentaire des adultes sur l'intégralité de leurs cellules -y compris celles de leur sperme et de leurs ovules, répércutée sur celles de leurs futurs enfants.

L'histoire l'a montré

Livescience rappelle ainsi que durant la famine hollandaise, sous la Seconde Guerre mondiale, les enfants alors nés étaient davantage sujets à l'intolérance au glucose, ainsi qu'aux maladies cardiovasculaires, résultant de la sous-alimentation de la mère.

Mécanisme demeurant inexpliqué

Les deux équipes de scientifiques ont ainsi souligné combien la nutrition affecte de manière plus notable les foetus et les nourrissons. Demeure un ultime mystère à percer, celui du mécanisme de transmission de ces caractérisques génétiques liées à l'alimentation de génération en génération.